FAIT DIVERS
Un
violeur de plus à la prison provinciale de
Mouila
L'indélicat a profité de la
naïveté de sa victime et de l'absence des
parents de celle-ci, pour l'entraîner loin de la
commune de Mouila sur la route de Fougamou avant
d'abuser d'elle.
DONATIEN Nziengui, un
compatriote et ancien chauffeur de taxi a été
placé sous mandat de dépôt à la prison
provinciale de Mouila. Il lui serait reproché
d'avoir abusé dans la journée du 2 août 2007
dernier à 15 heures, de la jeune P.M. âgée de 13
ans.
Pour la petite histoire,
sieur Nziengui vivait écartelé entre deux
concubines. L'une sur la rive gauche et l'autre
sur la rive droite de la Ngounié. Et à ce qu'il
paraît, ce sont ces deux femmes qui
entretiennent le bonhomme. Et pour preuve, le
véhicule qu'il conduisait avant son
incarcération aurait été acheté par l'une
d'elles. Autant dire, un vrai coq en pâte, un
tantinet proxénète !
Les faits. La petite P.M. qui
vit avec ses parents partage avec l'une de ses
copines le même bâtiment scindé en deux
appartements distincts. Il se trouve que cette
copine est la fille de l'une des deux copines du
présumé violeur. Le dernier profite donc de
l'absence de sa dulcinée qui venait de se rendre
à Lébamba pour des soins médicaux pour se rendre
chez elle.
Sur place, il demande aux
filles de sa copine si cette dernière avant de
voyager a garanti leur popote. Ces dernières
répondent par la négative. Elles lui font savoir
que c'est lui qui allait leur fournir à manger
d'après les
consignes laissées par leur
mère. Il leur assure qu'il va s'en occuper après
avoir récupéré l'argent au chantier, lui qui ne
travaille nulle part. La petite P.M. qui était
là, a suivi la conversation.
C'est d'ailleurs à cet
instant que le gigolo fera croire à cette
dernière qu'avec cet argent, il devra aussi
régler la dette qu'il avait contractée auprès de
sa maman. Quelque temps après, le père de la
petite P.M. qui s'apprête à sortir se fait
embarquer dans le "véhicule" du visiteur de sa
voisine, le sieur Nziengui qui le dépose au
niveau de P hôpital. Sans se douter de rien.
Le voyou qui mijotait son
plan sordide revient sur ses pas. Il invite
la petite P.M. à accompagner au chantier
(fictif) afin de récupérer la somme due à sa
mère. Sans se douter de rien, elle monte dans la
voiture.
Ils prennent la direction de
la rive gauche sur la route de Fougamou. A
mi-chemin, le conducteur embarque une dame et
son fils pour rassurer plus ou moins sa jeune
passagère qui commençait à s'inquiéter. Lorsque
les nouveaux passagers descendent, la petite
commence à poser des questions à nouveau. Elle
veut savoir où l'entraîne l'adulte.
Imperturbable, l'autre tente de la rassurer.
Apercevant une scierie, elle croit être arrivée
au fameux chantier. C'est sans compter avec la
roublardise du conducteur qui va foncer à
quelques kilomètres du village Douya situé à 12
km de Mouila avant de bifurquer vers l'une des
voies secondaires.
Il entraîne la fillette dans
un terrain vague, où il fait subir à la petite
un interrogatoire sur sa vie sexuelle. Face à
son refus de répondre et de céder, son
interlocuteur, devenu subitement bourreau, va la
brutaliser. Il aurait déchiré son pantalon Jeans
et sans se protéger, aurait assouvi son instinct
bestial malgré les cris de douleurs et de
détresse de la fillette. La petite l'aurait
mordu en tentant de s'enfuir. Il la rattrape et
tente de l'étrangler tout en la violant à
nouveau. Et cela à trois reprises.
Ce n'est qu'après que
Donatien Nziengui se résout à abandonner sa
jeune victime à la gare routière, non sans lui
recommander de garder le silence. Il lui remet
toutefois un billet de 5000 F comme avance de la
dette de sa mère. La petite va rallier le
domicile de ses parents autour de 17 heures
grâce à l'argent que son père lui avait remis
pour l'achat du manioc au marché.
Une fois à la maison, la
jeune fille n'hésitera pas à se confier à son
père. Qui à son tour, ira saisir la police.
Les examens effectués à
l'hôpital vont corroborer les propos de la jeune
victime et feront constater des violences
sexuelles subies. C'est ainsi qu'une plainte a
été déposée contre le présumé violeur. Interrogé
sur les faits qui lui sont reproches, il a
d'abord nié en bloc, avant de se rétracter et
passer aux aveux.
Présenté devant le procureur
de la République, il a été placé sous mandat de
dépôt provinciale de Mouila. En attendant la
rentrée judiciaire pour être fixé sur son sort.