CHOSES VUES
Menace
d'éboulement sur la Nationale 1
Le pire est à craindre si rien
n'est fait pour réhabiliter la zone située à 2
kilomètres du pont Meguengne (entre Ndjolé et
Bifoun). Une situation aggravée par les grumiers
dont le tonnage, entre autres, serait ici mis en
cause.
"PRUDENCE", semblent dire des
fûts peints en rouge et blanc disposés ici et là
au milieu de la chaussée. L'autre presque moitié
de la route a été escamotée par un début
d'éboulement, aggravé par le retour des pluies.
Le danger est bien réel sur l'axe routier
Bifoun-Ndjolé. Ce qui n'est pas pour rassurer
les nombreux usagers qui empruntent chaque jour
la Nationale 1 à ce niveau. La situation est
plus inquiétante encore dans la zone du pont
Meguengne. A environ 2kilomètres Je cet ouvrage
d'art, soit une trentaine de kilomètres après
Ndjolé, la route menace dangereusement de se
couper en deux. Et cela empire depuis le début
des pluies qui reviennent en force. A cet
endroit, la chaussée s'est dégradée sur une
longueur d'environ 4 mètres. Ce qui
vraisemblablement n'est qu'un début, vu
l'intensité du trafic sur cette voie et la
fréquence des averses. Si jamais, un véhicule
venait à manquer son virage à cet endroit, il
risque de se retrouver à environ 100 mètres plus
bas dans un ravin du côté où la route menace de
se couper. Avis donc aux amateurs de vitesse.
Il y a bien sûr l'action de
l'érosion à certains endroits, mais la brande
partie de la dégradation de nos routes est
imputable aux grumiers, qui ici règnent en
maîtres absolus. Faisant fi des règles
élémentaires du code de la route, ces
mastodontes au chargement parfois
impressionnant, sont en grande partie
responsables de la destruction de cette route
économique et des accidents souvent mortels sur
cette voie. On en vient à se demander où est
finalement passée cette loi qui interdit a ces
poids lourds de circuler les week-end et jours
fériés et à certaines heures de la journée.
Egalement à quoi servent tous ces postes de
contrôle qu'on rencontre à foison sur la
Nationale 1 ? Il n'est pas en effet rare de
croiser ces mammouths de la route roulant à vive
allure à des heures indues de la nuit ou de la
journée au mépris des autres usagers de la route
contraints de leur céder le passage.
Les villageois, également
restent indignés et dépassés par les événements.
"année dernière, nous avons évité de
justesse un draine ici. Une grasse
bille s'est détachée d'un grumier et a
foncé droit sur une maison d'habitation.
Heureusement que les occupants se
trouvaient encore aux champs." a témoigné un
villageois rencontre au village Oyane 2. Les
ponts, également - dont certains ici ne le sont
que de nom - subissent des dégâts occasionnés
par des grumiers.
Ainsi, pour ce qui est de
celui de Meguengne, après Ndjolé, il y a
urgence.