Pour moi quoi...
On va m'amuser d'acharnement.
Maïs moi, Makaya, je suis bien obligé de revenir
sur les travers de notre hôpital Brazza (on dit
doctement aujourd'hui Centre hospitalier de
Libreville) pour dire que tout, décidément, y
fout le camp, quoi.
Non content de faire payer à
ses patients à peu près tout, le personnel
entreprendrait maintenant de dépouiller ces
derniers de leurs biens! Je ne sais pas, mes
chers frères Makaya offusqués, si vous l'avez
appris : un agent du service traumatologie
aurait tout simplement dérobé les deux portables
d'un patient qui dormait profondément sous
l'effet de l'anesthésie.
Ce dernier oriente ses
soupçons vers l'intéressé parce qu'il ne cessait
d'admirer deux portables de dernière génération.
Mieux, il était le seul à entrer dans la salle
ou était admis le malade qui a subi une
intervention chirurgicale. Selon le neveu du
cousin germain de la grand-sœur de la tante de
ma bonamie, c'est-à-dire mon propre "mougoye";
des malades perdraient régulièrement des effets
au sein de cette unité sanitaire.
Question : quel genre
d'agents emploie donc aujourd'hui l'hôpital
Brazza ? Je pose celle-ci parce que des
personnes qui se respectent et qui respectent la
blouse blanche qu'elles portent ne peuvent pas
briller par des larcins de nature à jeter le
discrédit sur leur métier pourtant noble. Il
parait que le chef du service incriminé a tapé
du poing sur la table en demandant à ses
collaborateurs de tout mettre en oeuvre pour
qu'on retrouve les deux portables volés.
Quant à la victime du larcin,
elle a porte plainte. Qu'est ce qu'on penserait
si les p'tits gars de la PJ débarquaient au CPIL
pour enquêter en son sein, hein ? Franchement,
moi Makaya, je pense qu'il y a des choses qu'on
peut éviter: Parce qu à cette allure, on finira
par ne plus a voir de la considération pour ceux
qui sont censés veiller sur notre bonne santé.
Ne dit-on pas que le premier
remède qui soulage le patient est le traitement
qu'on lui réserve à l'hôpital ? En tout cas, je
demande aux responsables de ce grand hôpital de
tout mettre en oeuvre pour que pareilles scènes
avilissantes ne se répètent pas.
Sinon, tant pis pour eux,
quoi !
…Makaya