TRAVAUX CAISSE NATIONALE DE
SÉCURITÉ SOCIALE
13
milliards pour remettre à neuf Jeanne Ebori
Les travaux de réhabilitation
de l'hôpital de la Fondation Jeanne Ebori,
confiés aux entreprises
Socoba-EDTPL et Faco
Constructions ont été officiellement lancés
vendredi dernier, par le directeur
général de la CNSS, Antoine D. Yalanzele.
L'échéance de l'opération est prévue pour 2009.
Le chantier emploiera 350 personnes et
l'exécution se fera en plusieurs phases, secteur
par secteur avec déménagement des résidents
conformément à l'état d'avancement des travaux.
LE directeur général de la
Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS),
Antoine D. Yalanzele, a officiellement bouclé la
dernière étape de lancement des travaux de
réhabilitation des trois hôpitaux passés sous
contrôle de la CNSS en mars 2006.
Après l'Hôpital pédiatrique
d'Owendo (le 14 juin 2007), l'Hôpital Paul
Igamba (le 25 juin), c'est autour de l'hôpital
la Fondation Jeanne Ebori d'opérer son lifting.
La cérémonie solennelle de
lancement des travaux à effectuer sur deux ans
(2ans), s'est déroulée vendredi dernier, dans
l'enceinte de l'hôpital, en présence du
directeur de la Fondation Jeanne Ebori, jean
Nono, du personnel médical, des membres du
syndicat Hippocrate et des responsables des
entreprises adjudicataires.
"Nous voici à la dernière
étape de la chaîne de lancement des travaux de
réhabilitation de nos hôpitaux. Une année durant
mes équipes et moi-même, avons pris le temps de
regarder, d'analyser, de procéder à la rédaction
des cahiers de charges, de lancer les appels
d'offres et enfin, de procéder au lancement des
travaux" a déclaré, très ému, le directeur
général de la CNSS.
Une satisfaction très
fortement partagée par le directeur de la
Fondation Jeanne Ebori qui, à cette occasion,
n'a pas fait l'économie des mots. "Merci M.
le directeur général d'avoir tenu à réaliser
les travaux d'étanchéité qui constituent pour
nous, les préalables à un rouleau
compresseur qui va se mettre en marche
et que plus rien n arrêtera jusqu'à la
satisfaction de votre ambition,
d'améliorer l'offre de soins et renforcer la
logique qui fait du malade au sein de Hôpital,
le véritable centre d'intérêt ( ..)" a-t-il
confié.
Financé sur fonds propres,
cet énorme chantier de réfection qui durera deux
ans, a été confié aux entreprises Socoba-EDTPL
et Faco Constructions.
Les travaux qui comprendront
des lots tels que le génie civil, les
équipements industriels, la reconstruction
totale de la bâche à eau, de la cuisine, de la
buanderie, des transports verticaux ... ont été
évalués, à 13 milliards de francs (hors-plateaux
techniques). Soit respectivement 9 milliards
pour le bâtiment principal et 4 milliards pour
l'annexe.
Un effectif de 350 personnes
sera déployé sur ce chantier dont l'exécution se
fera en plusieurs phases, secteur par secteur
avec déménagement des occupants au fur et à
mesure de l'Etat d'avancement des travaux.
"L'exécution des travaux ne
devrait pas constituer un motif de
désintéressement et d'absence au travail. Nous
devons nous aider à justifier le refus de mise
en chômage technique que nous avons opposé à
notre conseil d'administration" a d'emblée,
prévenu Antoine Yalanzele.
DÉGRADATION PROGRAMMEE•
Jadis fleuron du système sanitaire
national, la Fondation Jeanne Ebori (créée en
1979) a subi au fil des années, une dégradation
quasi programmée à tous les niveaux. Plateaux
techniques obsolètes, bâtiments délabrés,
installations de Technique générale non
fonctionnelles, vieillissement des ressources
humaines.
"L'absence d'un système
d'information hospitalier, d'un système
comptable et financier adapté, d'une politique
budgétaire et d'une source de financement
aggravés par les déficits structurels cumulés
ont sérieusement menacé les équilibres
financiers de la Cnss (...)" a indiqué le
directeur de la fondation Jeanne Ebori,
reconnaissant de fait, la fatalité qui gagnait
peu à peu (ensemble du personnel.
"Qui au sein des hôpitaux, a
cru à la réalisation d'un tel projet sur fonds
propres ? A la Fondation Jeanne Ebori, nous
avons failli ne plus y croire, tant l'espoir
avait fait place à l'impatience et au désespoir"a-t-il
reconnu.