FESTIVAL INTERNATIONAL DU
THEATRE DU GABON (FITHEGA)
Les
planches en fête à partir d'aujourd'hui
le ministre de la Culture,
Blandine Marundu-ma Mihindu l'a annoncé,
avant-hier, devant la presse nationale et
internationale qu'elle a conviée à un excellent
et copieux repas.
LE Festival international du
théâtre du Gabon (Fithega) démarre aujourd'hui
avec en lever de rideau, la pièce d'Auguste
Moussirou Mouyama, "Le maréchalat du roi-dieu",
mise en scène par les "Révélateurs" que dirige
Guy-Joël Tchango.
Auparavant, mercredi dernier,
le ministre de la Culture et des Arts, au cours
d'un déjeuner presse, au restaurant L'Indochine
sis à Louis, a procédé au lancement dudit
festival.
Justifiant le gueuleton
auquel la principale invitée était la presse
nationale et internationale, Blandine
Marundu-ma-Mihindu, a déclaré qu'il est,
désormais classique, qu'à la veille d'un
événement majeur tel que souhaite l'être le
Fithega, les officiels et les journalistes se
rencontrent aux fins de lui assurer le
retentissement mérité. Les premiers assurant la
coordination et les seconds couvrant toutes les
manifestations liées à cet événement. D'autant
que cette année le thème est fédérateur à plus
d'un titre, en ce sens qu'il exprime la
préoccupation de tous, c'est-à-dire la volonté
de réaliser le développement durable du
continent, pour un bien-être généralisé.
En effet, "La place du
théâtre dans le développement socio-économique
de l'Afrique" le thème retenu à l'occasion
de cette 4e édition du Fithega, interpelle les
officiels, et bien plus les journalistes, en ce
qu'ils sont les relais dynamiques de
l'information quotidienne.
Pour le ministre de la
Culture et des Arts, le théâtre a ceci de
particulier qu'à l'instar du cinéma, il permet
de mettre l'homme en face de lui-même, sans
artifice. Le théâtre, ainsi que l'a imaginé le
poète Santeul,corrige les moeurs en riant.
"Cette sorte d 'autodérision collective est une
occasion de faire le point, en vue de corriger
notre image en tant qu'individu et en
tant que communauté", a-t-elle déclaré,
avant d'ajouter que le théâtre puise sa
substance au vivier social. Il transpose nos
contradictions et nos espoirs face à la vie.
Autrement dit, notre propension à la limite,
dans un monde où la notion de liberté est
diversement appréciée.
Parlant de la particularité
de la scène, Blandine Marundu-ma-Mihindu a
affirmé qu'elle vise à susciter des
interrogations et non d'apporter des réponses.
Mais la qualité du jeu et l'intérêt des sujets
développés constituent un gage de complicité
suffisante entre les acteurs et le public. Pour
elle, l'échange entre ces deux pôles est donc
fondamental dans l'amélioration des attitudes
citoyennes à l'échelle africaine.
Pourquoi un Festival
international, sachant que le ministère de la
Culture et des Arts a ouvert les journées
culturelles de l'année en cours par une édition
nationale du théâtre.
La réponse est évidente: le
Fithega est une opportunité de rencontres dont
les retombées pour le pays sont incontestables.
Il s'agit pour le Gabon de montrer son
savoir-faire et de s'imprégner de l'expertise
des autres, en cette période de mondialisation.
C'est la raison pour laquelle, Libreville est
l'hôte de plusieurs groupes artistiques venus de
pays divers, pour célébrer, avec les comédiens
gabonais, les planches.
Blandine Marundu-ma-Mihindu a
émis le souhait que cette 4e édition, réunissant
la crème du théâtre de l'Afrique francophone,
connaisse un succès retentissant et porteur
d'espoir tangibles pour la scène gabonaise, en
particulier, et africaine, en général.