AUTOUR DES FÊTES TOURNANTES
DANS L'ESTUAIRE
Les
jeunes d'Alibandeng récidivent avec les
barricades sur la chaussée
Comme l'année dernière, les
mécontents exigent davantage de bitume sur la
route. Cependant, pour les responsables
municipaux, "c'est trop demander à la
seule mairie du premier arrondissement. Qui
ne dispose pas des moyens conséquents pour la
réalisation des routes communales."
DÉCIDÉMENT, les
mécontentements engendrés par les éditions des
fêtes tournantes 2006 et 2007,
qu'accueillait la province de l'Estuaire, ne
sont pas près de s'achever. Après les habitants
de Sotega, Mindoubé, Derrière-l'Ecole normale et
Pont d'Akébé, le tour est revenu à ceux d'alibadeng,
d'ériger à nouveau, des barricades sur la voie
publique. Pour manifester leur mécontentement,
du fait de la non réfection de tout leurs voies
de communication. Notamment, dans le cadre des
réalisations de l'édition dernière de la fête de
l'indépendance. Depuis lundi 17 septembre
courant, les jeunes sont donc en camp retranché,
en disposant des épaves de véhicules pour
couper, différentes artères en deux.
Selon les contestataires,
"le maire du premier arrondissement les avaient
assurés de l'effectivité des travaux de bitumage
de la chaussée. En partant du carrefour du camp
de Gaulle jusqu'aux Trois quartiers". Il n'y
a, à leur grand déplaisir, que la moitié du
trajet qui a été réalisée par l'entreprise
Socoba. Il s'agit de la portion entre le
carrefour Camp de Gaule et la pompe publique.
"Nous étions confiants, vu que la première
partie du travail avait déjà été réalisée";
a déclaré un riverain. Qui a, en sus, souligné
que l'arrivée de la saison des pluies va
accentuer leur infortune. Ces jeunes qui
attendent urgemment des réponses de la part des
responsables de la mairie de l'arrondissement,
passent parfois à la vitesse supérieure, en
mettant le feu aux barricades à la tombée de la
nuit.
L'institution municipale en
charge de la gestion du premier arrondissement
dit pourtant comprendre le ras-le-bol de ces
populations. Le premier maire adjoint, jules
Aubiang Ngema, a cependant proposé aux jeunes "d'adopter
une attitude" Rappelant que la mairie du
premier arrondissement ne dispose d'aucun budget
lui permettant de réparer les routes,
encore moins de les construire. Et qu'elle
n'avait pas été associée au choix des priorités
en matière d'érection des voies. Une
préoccupation qui relève, en effet, du ministère
des TP. Lequel devait effectuer quelques travaux
dans la plupart des quartiers de Libreville et
ses environs, de façon à faire moins de
laissés-pour-compte. Etant donné que c'est le
volet festif qui a été privilégié cette année,
au détriment des infrastructures. "Il faut
donc louer quelques efforts déjà accomplis par
les pouvoirs publiques pour désenclaver
Alibandeng", a confié le premier maire
adjoint.
Jules Aubiang Ngema a,
cependant, demandé aux jeunes de lever leurs
barricades et faire prévaloir la concertation.
C'est ainsi qu' 'il les a exhortés à se
constituer en collectif d'habitants du quartier.
Afin de discuter de manière responsable avec les
personnes ressources à même de leur donner des
réponses à leurs attentes. Le premier adjoint au
maire ,a enfin souligné que la situation qui
préoccupe les responsables municipaux au premier
chef, est souvent évoquée au cours des
différents conseils municipaux.