Pour moi quoi...
Il y a des comportements
blâmables, inhumains en tout cas
incompréhensibles qui me poussent, moi, Makaya,
à me demander où va notre Gabon d'abord-là,
tellement il perd ses valeurs quoi.
Qu'est-ce qui me fait sortir
ainsi de mes gonds, que vous allez me demander
mes chers frères dépassés ? Eh bien, c'est ce
qui se passe présentement à la salle
d'accouchement de l'hôpital Brazza, ce qu'on
appelle aujourd'hui CHL, quoi.
Le neveu du cousin germain de
la grand-sœur de l'oncle de ma bonamie,
c'est-à-dire mon propre "mougoye" qui a
accompagné sa femme en travail là-bas, a failli
attraper un infarctus l'autre jour. Motif: la
pôvre femme a été proprement ignorée par les
sages-femmes assurant la garde. Lasse d'attendre
le secours de l'infirmière, elle a dû, pour
éviter de perdre son bébé, pousser l'enfant
toute seule !
En cherchant à comprendre les
raisons d'un tel comportement, c'est alors qu'un
autre accompagnateur qui, lui connaissait
apparemment bien le circuit, l'a conduit vers le
petit côté pour lui dire que s'il voulait qu'on
s'occupe de sa moitié, il fallait simplement
glisser un billet de dix mille dôlès à la
sage-femme, et le tour était joué! Dans le cas
contraire, la parturiente, abandonnée à son
triste sort, allait broyer du noir!
En allant rendre visite au
nouveau bébé samedi anglais, mon "mougoye"
apprendra qu il y aurait eu trois décès dans
cette maudite salle d'accouchement Je ne sais
pas si cela a un rapport avec le comportement
désinvolte des sages-femmes, mais tout de même
il serait grand temps d'y mettre un peu d'ordre,
en faisant comprendre à ce personnel qu'on ne
badine pas avec la vie des autres. Que les
parturientes en ont déjà assez d'affronter la
mort pour donner la vie, qu'il faut éviter de
les supplicier davantage.
AMassanga-bar, nous avons
fini par avoir la nausée et nous nous sommes
demandé comment des personnels de santé, donc
des femmes, qui savent ce qu'est un accouchement
peuvent se permettre de maltraiter à ce point
leurs semblables ! Non mais, où allons nous ?
... Makaya