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Le quotidien l'Union du 20 Septembre 2007

 

APRÈS LA DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Les ONG accusent le ministère des Mines d'être responsable de l'incompréhension actuelle

Ce département ministériel est celui qui aurait "dénaturé" les étapes de la conduite de ce dossier, car l'Environnement et l'Economie forestière auraient dû être associés. Ce manque de coopération expliquerait notamment, selon Marc Ona, l'absence d'une étude d'impact du barrage hydro-électrique prévu sur l'Ivindo et d'une étude de faisabilité sur les emplois que générerait l'exploitation de la mine de fer de Bélinga.

LOIN de vouloir contredire le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba qui a récemment présenté les contours réels de l'exploitation du fer de Bélinga et les nécessités de développement y relatives, les ONG gabonaises luttant pour la préservation de la nature, ont tenu à préciser leurs démarches lors du point presse organisé hier, au siège de Brainforest.

"Nous ne souhaitons pas engager une quelconque polémique avec les pouvoirs publics. Nous voulons éclairer l'opinion nationale et internationale sur l'importance de ce projet et attirer leur attention sur certains points", a affirmé, le Coordinateur Environnement-Gabon et PWYP Gabon, Marc Ona Essangui.

Ce dernier a rappelé que les ONG ne sont pas les ennemis du développement du pays".

Selon M. Ona, il est question, non pas de s'opposer aux projets de développement du Gabon, mais de proposer une approche garantissant la sécurité de l'exploitation de la ressource et son apport dans l'amélioration des conditions de vie des populations. "D'ailleurs, en tant que utilisateurs quotidiens d'objets en fer ou contenant du fer, nous ne pouvons pas demander l'abandon de l'exploitation du fer! Idem pour le bois ou toute autre ressource". Leur unique souci est de "savoir comment cette exploitation sera menée".

Reconnaissant au président de la République sa volonté de mettre en place une vraie politique de développement durable, la Coordination voudrait que les lois nationales (en particulier concernant les études d'impact préalables et la législation sur les parcs) soient respectées. Et si cela n'a pas été fait jusqu'ici, c'est parce que "quelqu'un a fauté", a clamé Marc Ona.

Pour ce collectif, le responsable serait le ministère des Mines. Partant, les ONG s'interrogent sur "les compétences techniques et le professionnalisme du ministère des Mines".

Pour celles-ci, soit le personnel de ce département "est incompétent", soit il "possède des intérêts personnels dans ce dossier. Mais nous préférons ne pas envisager cette possibilité car ce serait leur faire offense et surtout cela irait à l'encontre de la volonté du président de la République de mettre en place un développement durable du Gabon" soit il "est naïf" parce qu'il s'est laissé entraîner "par son enthousiasme pour ce grand projet".

De plus, avance la coordination des ONG environnementales, ce dossier aurait été traité sans l'implication des autres départements ministériels concernés. "Ce dossier devrait concerner non seulement les Mines mais l'Environnement et l'Economie Forestière". D'où l'absence d'une étude d'impact du barrage hydroélectrique prévue sur l'Ivindo.

En outre les ONG s'étonnent que le ministère des Mines ait, au cours de la rencontre du 14 septembre, mentionné des études de faisabilité relatives à la construction du barrage et à la création d'emplois dont personne, hormis le département ministériel concerné, n'avait encore entendu parler. Ces entités souhaitent donc que "les Mines rendent publique l'étude de faisabilité et la source des chiffres annoncés le 14 septembre dernier".

Source : Journal L'Union Plus du 20/09/2007

 

 



   

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