A MOINS DE QUATRE MOIS DES
ÉLECTIONS LOCALES
La
majorité enquête de stratégie commune de
campagne
Comme souvent, à pareil
moment, les forces politiques constituées autour
du président Omar Bongo Ondimba s'en
remettent au chef suprême de la majorité
présidentielle, pour arrêter une stratégie
électorale en vue d'aborder
sereinement les prochaines échéances
électorales.
LES partis de la majorité
présidentielle formée autour du président Omar
Bongo Ondimba sont toujours en quête d une
stratégie commune de campagne en vue des
élections locales qui doivent se tenir cette fin
d'année dans le pays.
C'est du moins en substance
ce qu'il faut retenir du Conseil politique
d'hier, mercredi 19 septembre 2007, au palais de
la présidence de la République des chefs des
partis de ce' groupement politique autour de M.
Omar Bongo Ondimba, chef suprême de ce camp
politique, destiné à réfléchir sur les
prochaines consultations électorales,
principalement, sur la stratégie de conquête de
terrain qui alimente chaque jour davantage les
débats au sein des différents états-majors et
même de nombreuses circonscriptions électorales.
Cela d'autant qu'au terme de
plusieurs heures de travaux au cours desquels
plusieurs d'entre-eux se sont exprimés sur ce
point de l'ordre du jour avant de requérir la
position du chef de l'Etat, ce camp politique
n'a guère pu arrêter une position commune en vue
dû renouvellement des assemblées municipales et
départementales. La rencontre ayant débouché sur
la nécessité d'approfondir la réflexion au sein
des commissions chargées, entre autres, de
plancher également sur le Secrétariat de la
majorité, dont le début effectif du
fonctionnement tarde toujours, en dépit de sa
régulière évocation depuis les précédentes
rencontres. Confirmant ainsi la difficulté à
définir, pour l'heure, une stratégie commune de
campagne.
CHARTE • A l'évidence,
cette question divise toujours les forces
politiques de ce camp, comme c'est souvent le
cas à la veille des élections organisées depuis
la signature en 2001 de la Charte portant
plate-forme politique et Codé de bonne conduite.
Il est fréquent de voir les tenants de la
confection de listes communes et ceux soutenant
l'ordre dispersé au prochain, pour ne pas dire,
entre ceux favorables au respect scrupuleux de
la Charte signée parla quarantaine de partis
politiques soutenant l'action et la politique du
président gabonais tentent d'imposer leur
position face à ceux qui souhaitent une
adaptation de ce document aux différents en)eux
qui se profilent à l'horizon, s'affronter. Avant
que le débat ne soit posé au niveau de la
réunion des leaders des partis d'hier, il avait
pris corps au sein de divers états-majors
politiques.
On se souvient que plusieurs
voix s'étaient élevées dans de nombreuses
circonscriptions de la capitale et même de
l'arrière pays pour s~interroger sur la
stratégie devant conduire la majorité à
remporter les prochaines élections locales.
autres, responsables de partis politiques
avaient même engagé, du côté de Libreville,
notamment, une action et des manoeuvres tendant
à faire admettre le principe de listes communes
dans certains arrondissements. Espérant ainsi,
saisir cette occasion pour positionner leurs
représentants ou eux-mêmes en tête de listes
communes. Paul Mba Abessole était, révèle une
source, de ceux-là qui nourrissaient le secret
espoir de conduire la liste du siège du 2e
arrondissement qu'il dispute au Premier
ministre, Jean Eyeghé Ndong, par ailleurs,
vice-président du Parti démocratique gabonais et
élu national lors des dernières élections
législatives de décembre 2006.
Or, sur cette question
justement, le parti au pouvoir régulièrement
critiqué par les autres forces de la galaxie
présidentielle pour son hégémonie et le dicktat
qu'il impose à ses alliés, l'on penche davantage
pour le respect de la Charte obligeant chacune
des formations politiques à compter avant tout
sur ses propres forces. Ce qui fausse
naturellement les calculs d'autres partis et
douche leurs espoirs.