PLUIE SUR LIBREVILLE HIER
Plus de
peur que de mal
En dehors de quelques artères
de la ville inondées et des différents marchés
envahis par la boue, aucun autre désagrément
n'est venu perturber la tranquillité des
Librevillois. Le pire reste cependant à craindre
avec le prochain retour des pluies.
LA pluie qui s'est abattue
hier toute la matinée sur la capitale a suscité
plus de peur que de mal. En dehors de quelques
artères de la ville inondées, notamment dans la
zone industrielle d'Oloumi et au centre-ville,
certains marchés (exemple: marché du PK8)
envahis par la boue, aucun autre désagrément ne
s'est ajouté à cette atmosphère maussade de la
journée.
Les grandes inondations que
redoutaient de nombreux Librevillois ne se sont
heureusement pas produites. La plupart des lieux
"victimes" de ces intempéries, à l'exemple des
quartiers comme Plein-Ciel, Sogatol, Derrière la
prison, etc, étaient indemnes à notre passage .
Le pire reste, cependant, à
craindre. Comme l'a relevé une habitante de la
zone des trois quartiers rencontrée dans
l'après-midi. Il suffirait de deux pluies
consécutives de ce genre sur la cité pour que
les inondations habituelles refleurissent.
A la question de savoir si
des dispositions particulières avaient été
prises pour parer à toute éventualité, notre
interlocutrice répond far la négative. Le seul
réflexe qu'elle garde à l'esprit et qui lui est
resté collé a la peau du fait de la récurrence
des inondations dans la zone est la suspension
de tous les objets, ustensiles et autres
matériels au moment de la montée des eaux et
l'interruption de l'alimentation électrique.
Ailleurs, au quartier
Sorbonne, près de la gare routière, où les
inondations ne surprennent plus les habitants,
l'heure est au défrichage et au curage des
caniveaux pour minimiser les risques. Selon eux,
il vaut mieux garder les différentes ruelles
dégagées au lieu de les laisser dans l'état
actuel, avec toutes sortes de détritus. Ainsi,
les eaux de pluie ruisselleront plus facilement.
Les nombreux embouteillages
qui ont cours dans la ville aux heures de pointe
n'ont pas contribué à égayer une journée morose.
Des files de voitures, pare-choc contre
pare-choc, ont rendu le boulevard du bord de mer
infréquentable toute la journée, et les taximen,
ce voyant en ont profité pour monter les
enchères. Les tarifs habituels sont passés du
simple au double ou au triple.
La situation n'est pas encore
franchement alarmante. Autant donc en profiter
pour se préparer à l'arrivée des jours
difficiles. A moins que comme cet habitant du
quartier Sorbonne, un tantinet fataliste, on
compte que les réflexes salvateurs reviendront
au moment fatidique.