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Le quotidien l'Union du 20 Septembre 2007

 

PLUIE SUR LIBREVILLE HIER

Plus de peur que de mal

En dehors de quelques artères de la ville inondées et des différents marchés envahis par la boue, aucun autre désagrément n'est venu perturber la tranquillité des Librevillois. Le pire reste cependant à craindre avec le prochain retour des pluies.

LA pluie qui s'est abattue hier toute la matinée sur la capitale a suscité plus de peur que de mal. En dehors de quelques artères de la ville inondées, notamment dans la zone industrielle d'Oloumi et au centre-ville, certains marchés (exemple: marché du PK8) envahis par la boue, aucun autre désagrément ne s'est ajouté à cette atmosphère maussade de la journée.

Les grandes inondations que redoutaient de nombreux Librevillois ne se sont heureusement pas produites. La plupart des lieux "victimes" de ces intempéries, à l'exemple des quartiers comme Plein-Ciel, Sogatol, Derrière la prison, etc, étaient indemnes à notre passage .

Le pire reste, cependant, à craindre. Comme l'a relevé une habitante de la zone des trois quartiers rencontrée dans l'après-midi. Il suffirait de deux pluies consécutives de ce genre sur la cité pour que les inondations habituelles refleurissent.

A la question de savoir si des dispositions particulières avaient été prises pour parer à toute éventualité, notre interlocutrice répond far la négative. Le seul réflexe qu'elle garde à l'esprit et qui lui est resté collé a la peau du fait de la récurrence des inondations dans la zone est la suspension de tous les objets, ustensiles et autres matériels au moment de la montée des eaux et l'interruption de l'alimentation électrique.

Ailleurs, au quartier Sorbonne, près de la gare routière, où les inondations ne surprennent plus les habitants, l'heure est au défrichage et au curage des caniveaux pour minimiser les risques. Selon eux, il vaut mieux garder les différentes ruelles dégagées au lieu de les laisser dans l'état actuel, avec toutes sortes de détritus. Ainsi, les eaux de pluie ruisselleront plus facilement.

Les nombreux embouteillages qui ont cours dans la ville aux heures de pointe n'ont pas contribué à égayer une journée morose. Des files de voitures, pare-choc contre pare-choc, ont rendu le boulevard du bord de mer infréquentable toute la journée, et les taximen, ce voyant en ont profité pour monter les enchères. Les tarifs habituels sont passés du simple au double ou au triple.

La situation n'est pas encore franchement alarmante. Autant donc en profiter pour se préparer à l'arrivée des jours difficiles. A moins que comme cet habitant du quartier Sorbonne, un tantinet fataliste, on compte que les réflexes salvateurs reviendront au moment fatidique.

Source : Journal L'Union Plus du 20/09/2007

 

 



   

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