ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 19 Septembre 2007

 

APRÈS LA PUBLICATION DE L'ARRÊTÉ GOUVERNEMENTAL SUR 4 PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE

Les marchands d'huile font de la résistance

Une semaine après la parution de l'arrêté, les détaillants de cette denrée estiment qu'il leur est impossible, pour l'heure, de la vendre à 950 francs en raison du manque à gagner. Outre le fait qu'ils attendent que leurs fournisseurs, en tête desquels Siat Gabon baissent leurs prix.

QUELQUES jours après la publication de l'arrêté du gouvernement soumettant certains articles de consommation courante au régime de liberté contrôlée des prix, rien n'a vraiment changé. Mis a part dans les grandes surfaces. Et les réactions continuent.

Bien que d'accord avec le gouvernement sur le principe, tant l'Organisation gabonaise des consommateurs (OGC) que les commerçants de la capitale estiment que les choses ont été faites à moitié. "Certains diront que c'est un effort de la part du gouvernement, mais nous estimons plutôt que l'arrêté est un début de solution", avait récemment affirmé le président de l'OGC, Ibrahim Tsendjiet-Mboulou.

Ce dernier s'étonne surtout que "le gouvernement s'est contenté de revoir le prix de quatre produits que sont l'huile, le lait, le ciment et le contreplaqué, alors qu'il y a au moins une centaine d'articles qui composent quotidiennement le panier de la ménagère". De fait, il y a encore "tant de mesures à prendre pour ramener la sérénité, car le consommateur n'est pas satisfait"; a-t-il poursuivi.

Le point positif de cette liste proposée par le gouvernement est qu'elle permet, d'une certaine manière, de désigner les principaux acteurs de chaque secteur. Siat Gabon pour l'huile (hormis celle en provenance du Cameroun), Nestlé pour le lait, Cimgabon pour le ciment et les forestiers pour le contreplaqué. De ces 4 produits, intéressons-nous à l'huile.

De manière schématique, voici le circuit que suit cet article : Siat Gabon-grossiste et grande surface détaillant. Si l'on admet que les grandes surfaces ont respecté le plafond dicté par le gouvernement, c'est surtout pour ce qui est du boutiquier (opérateur économique, dans une certaine mesure, vers lequel se tourne une large frange de la population) que les choses risquent être un peu plus compliquées.

Réagissant sur le plafond imposé aux produits oléagineux, l'un de ces commerçants, ayant téléphoné à notre rédaction, pense qu'ils seront les seuls à pâtir d'une décision qui ne prend pas en compte les prix proposés par le producteur Siat Gabon. "je voudrais bien qu'on nous dise comment nous pourrons nous en sortir, lorsque Siat Gabon impose des prix d'usine de 15 000 francs pour un carton de 15 bouteilles", s'est-il interrogé.

DIVERGENCE DE POINT DE VUE. Et son inquiétude semble fondée. Le gouvernement, au travers de cet arrêté, impose que l'huile soit désormais vendue, au prix public maximum de 950 francs. Mais "nous ne pouvons pas la revendre à moins de 1000 francs", a averti ce commerçant. Puisqu'il faut tenir compte du taux de Siat Gabon et des frais divers.

De fait, depuis le 11 septembre, date de publication de l'arrêté, rien n'a vraiment bougé. "C'est toujours 1200 francs la bouteille", avancera presque gêné un autre boutiquier.

De manière générale, si les marchands s'alignent, sans rechigner, sur la proposition gouvernementale, le manque à gagner est de 250 francs, au moins, par bouteille vendue. Et pour ceux qui avaient commencé à nouveau à constituer leurs stocks, le problème est entier.

La mesure va donc causer plusieurs dégâts collatéraux. L'un des plus évidents demeure la mini pénurie qui se dessine à l'horizon.

"Aujourd'hui, peu de commerçants osent s'approvisionner en huile puisqu'ils savent qu'ils vont vendre à perte. Et comme ils ne veulent avoir de problème avec les contrôleurs des prix, certains attendent pour refaire ou revendre leur stock" avance l'interlocuteur précédent.

Bien évidemment, avec ce prix de 1200 francs le litre d'huile, les commerçants semblent être les premiers sur lesquels il faut jeter l'anathème. Pourtant, c'est oublier bien vite que ce produit a connu de nombreuses augmentations depuis quelques années et cela indépendamment de ces évènements, tant nationaux qu'internationaux, qui ont été pris pour justificatifs.

Dès la privatisation d'Agrogabon, l'on remarque que les prix de vente à l'usine de Lambaréné de Siat Gabon n'ont cessé d'augmenter. En mars 2005, l'huile est à 634 francs. Septembre 2006, elle coûte 650 francs. Puis elle sera à 667 francs en octobre 2006, 710 francs en avril 2007. Et au 20 août 2007, l'huilier proposera son article à 834 francs. Ce qui, de septembre 2006 à août 2007, représentera une hausse par bouteille de 28,3 %a. Enorme. Aujourd'hui, ce produit au départ de Lambaréné, vaut 1000 francs par litre (à raison de 15 000 francs le carton de 15 bouteilles).

"On ne peut pas nous demander de baisser nos prix, alors que les principaux fournisseurs ne l'ont pas encore fait" affirment en choeur les détaillants:

Quant aux contrôleurs de prix, certains déclarent ne pas les avoir encore aperçus depuis la parution de l'arrêté. Par conséquent, il est à craindre que leur présence sur le terrain, pour pousser les boutiquiers à adhérer à la volonté du gouvernement, ne devienne comme l'eau dans le désert. Rare.

Source : Journal L'Union Plus du 19/09/2007

 

 



   

ÉDUCATION / CONCOURS D'ENTRÉE EN SIXIÈME
Entre et soulagement et surprise

EXPL0ITATION AU GISEMENT DE FER DE BÉLINGA
Communiqué du Groupement des Forces du changement

APRÈS LA PUBLICATION DE L'ARRÊTÉ GOUVERNEMENTAL SUR 4 PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE
Les marchands d'huile font de la résistance

CAISSE NATIONALE DE SECURITÉ SOCIALE
La CNSS et l'OMS vont établir un partenariat dans le domaine de la santé

FAIT DIVERS
Un réseau présumé des coupeurs de câbles téléphoniques démantelé par la DGR

Pour moi quoi...Makaya
Ca y est, le nganga missoko de Yombi a cru frapper un grand coup en publiant