SUITE Â LA PROCLAMATION HIER,
DU CONCOURS D'ENTRÉE EN SIXIÈME
Près de
5000 élèves vers les établissements privés
"N'eût été cette disposition,
plusieurs élèves n'auraient sans doute pas
fréquenté cette année", atteste le secrétaire
général du ministère de l'éducation nationale,
Sidoine Mbouna. Il a également assuré aux
parents d'élèves que les frais d'écolage seront
à la charge de l'État et que tous les élèves
admis dans ces établissements seront boursiers.
C'EST seulement, à trois
semaines de la rentrée des classes que les 40
247 élèves qui frappaient aux portes du
secondaire, ont pu être fixes sur leur sort.
Avec notamment, la proclamation et l'affichage
hier, des résultats du concours d'entrée en
sixième, que les tout-petits ont passé il y un
mois et demi. Si cette délibération a fait de
nombreux heureux, ce n'est pas le cas pour des
milliers d'autres enfants. Qui, à la grande
surprise de leurs parents, ont été admis dans
des lycées et collèges privés qu'ils n'ont pas
sollicités. Et parfois très éloignés de leur
lieu de résidence.
En principe, cette mesure
n'est nullement destinée à surcharger les
effectifs de ces établissements. Car, ces
classes supplémentaires seront sous l'entière
responsabilité du ministère de l'Education
nationale. Qui s'occupera, entre autres, de
fournir les tables-bancs et les tableaux. En sus
des frais d'écolage entièrement pris en charge
par l'Etat, l'Education nationale s'engage donc,
à pallier les carences rencontrées dans les
enseignements sur les plans quantitatif et
qualitatif. Par ailleurs, les élèves percevront
leurs bourses comme les autres. L'objectif pour
les autorités de l'Education nationale étant, au
final, la construction des salles de classe
censés abriter ces apprenants à l'avenir.
Au nombre des parents
d'élèves ayant manifesté leur mécontentement
face à cette situation, il y a M. Juldas M
résident aux Charbonnages. Il a, en effet,
choisi le lycée Paul Indjendjet Gondjout et le
collège Ange Mba pour sa fille. La petite Olivia
Simbou Moulambou a plutôt été admise au lycée
privé Mohammar Kadhafi. Si cette admission
répond parfaitement au critère de proximité,
l'établissement étant situé aux Charbonnages, M.
Juldas redoute, par contre, de payer des frais
supplémentaires. J'ai au moins cinq enfants à ma
charge et je pourrai pas du tout sortir dans ces
circonstances", a-t-il argué.
C'est ainsi que le ministère
de l'Education nationale a tenu à clarifier les
choses, face aux inquiétudes de plusieurs
parents. Dont quelques-uns se seraient
d'ailleurs mal conduits dans les centres où sont
affichés les résultats, en arrachant dés listes
additives.
Pour le secrétaire général du
ministère de l'Education nationale, les
dispositions prises par son département
ministériel, devraient plutôt arranger plus d'un
parent d'élèves. "Car le problème qui est
le nôtre, est celui de l'insuffisance
des structures d'accueil. Notamment
l'inadéquation des placers entre les
classes de CM2 et celles de sixième,
qui oblige le ministère à maintenir
son concours", a souligné Sidoine Mbouna.
Avec habituellement plus de
30 000 candidats qui frappent aux portes du
secondaire, seules 18 000 places environ, sont
disponibles. Pour parer à cette insuffisance des
structures, il est logique d'offrir une chance
aux plus grand nombre d'apprenants. C'est ans ce
cadre que le ministère a, sur instruction des
plus hautes autorités du pays, décidé de faire
le plein dans une dizaine de lycées et collèges
publics et d'établissements privés
confessionnels et laïcs reconnus d'utilité
publique. Auprès desquels, le ministère a décidé
de la location de salles de classe. Ceci, pour
accueillir le supplément d'élèves n'ayant pas
obtenu les moyennes requises leur permettant
d'intégrer les lycées et collèges initialement
choisis.