AFFAIRES GABON TÉLÉCOM -
LIBERTIS
Mettre
fin au conflit, sanctionner les coupables et
instaurer un dialogue franc
Pour sa première sortie
officielle, le tout nouveau syndicat des agents
de Gabon Télécom et de Libertis (Synatel) n'a
pas fait moins que de dénoncer l'imbroglio
juridico-politique qui règne encore autour de la
privatisation de Gabon Télécorn et de sa filiale
Libertis, de l'organisation interne de
l'entreprise qui tarde à se mettre en place et
des agissements jugés irresponsables du
secrétaire général du Sypropostel.
C'EST sur fond de crise née
du conflit de légitimité qui l'oppose au
Sypropostel, que le tout nouveau syndicat
national des télécommunications (Synatel) a tenu
son point de presse samedi dernier à la Chambre
de commerce.
Pour sa première sortie
officielle- après l'annonce contestée de sa
création le 17 mars dernier- le Synatel a voulu
élever les débats. Notamment en axant
principalement sa communication sur l'imbroglio
juridico-politique qui règne toujours autour de
la privatisation de Gabon Telecom et de sa
filiale Libertis, de l'organisation interne de
l'entreprise qui tarde à se mettre en place
et... de sa légitimité désormais incontestable
dans la défense des intérêts de l'ensemble des
agents du groupe.
"Après sept mois de sur
place, il y a fort à craindre que la coupe soit
pleine (..) La direction générale se doit de
finaliser dans les meilleurs délais
l'organisation de l'entreprise, afin d'améliorer
les indicateurs de performance des deux
sociétés" a déclaré le secrétaire général du
Synatel, Mélanie Erogho Akue.
Le Synatel exige de la
direction générale quelle mette à la disposition
des agents tous les outils et moyens nécessaires
à l'exercice de leurs fonctions.
Et cela dans les plus brefs
délais. Il s'agit en l'occurrence des moyens
techniques et roulants, des fournitures de
bureaux, du carburant, de la dotation de crédits
de communication...
" Le mutisme des agents ne
doit nullement être interprété comme un signe de
lâcheté ou de complicité mais plutôt comme la
marque de notre volonté de laisser la nouvelle
direction générale prendre ses marques et
s'affirmer " a précisé le secrétaire général
du Synatel.
Mais ce soutien manifeste à
l'endroit des nouveaux dirigeants souffre
encore, déplore le syndicat, de confusions quant
à l'issue finale de la privatisation de
l'entreprise.
Ses agents exhortent le chef
de l'Etat à mettre définitivement fin à ce
combat entre projet anti-privatisation en
rendant sans délai le verdict. En outre, ils ont
instamment demandé au gouvernement de rendre des
mesures disciplinaires à l'endroit des
compatriotes qui mènent les entreprises
gabonaises à la faillite.
"Ne pas le faire reviendrait
à cautionner ces pratiques et par voie de
conséquences à mettre en danger la situation
d'autres entreprises publiques ou à
participations publiques" ont-ils indiqué,
prenant plusieurs entreprises privatisées en
exemple.
L'ensemble de ces
recommandations devraient être à même de ramener
la cohésion sociale et d'instaurer un véritable
dialogue au sein de l'entreprise, estiment-ils.
Le secrétaire général du Synatel a ainsi mis en
garde l'ensemble des agents contre les multiples
tentatives de manipulations pouvant ternir
l'image de l'entreprise.
LÉGITIMITÉ "Nous
demandons à la direction générale d'instaurer un
dialogue social franc et permanent avec les
partenaires jouissant pleinement de la
légitimité" a-t-elle soutenu.
Une légitimité que le Synatel
revendique. Il l'a d'ailleurs réaffirmée en
déclarant qu'il est l'unique structure syndicale
habilitée à parier au nom des personnels de
Gabon Télécom et Libertis. Et par conséquent les
récriminations faites aujourd'hui à la nouvelle
équipe dirigeante ne sont, que le fruit de
l'imagination débridée du secrétaire général
du Sypropostel…" (ndlr: Guy jonas Lingombé), qui
par ailleurs, a tellement" contribué a la perte
des acquis sociaux de Gabon Télécom
(principalement l'assurance maladie), en
faveur d'une mutuelle imposée aux agents et
gérée de façon chaotique par le
même secrétaire général." Pour le Synatel, les
actes posés par le Sypropostel et son secrétaire
général portent atteinte à la sérénité retrouvée
au sein de l'entreprise.
"Le sypropostel décédé depuis
le 10 mars 2007 ne jouit ni de la légitimité
encore moins de la représentativité qui seules
peuvent lui permettre d'agir au nom de
l'ensemble des travailleurs " a rappelé le
secrétaire général du Synatel.
En effet, lors d'une
assemblée générale élective tenue le 10 mars
dernier, les agents de Gabon Télécom présents à
ce congrès ont décidé de mettre en place une
nouvelle entité et un nouveau bureau exécutif
intégrant les personnels des deux structures.
C'est donc le Synatel, soutient son secrétaire
général, qui a été choisi en lieu et place du
Sypropostel, pour défendre les intérêts des
agents de l'entreprise.
" Il a été décidé de la
dissolution du syndicat des professionnels des
postes et télécommunications (Sypropostel) car
les statuts ne collaient plus avec la nouvelle
réalité de l'entreprise " a indiqué le
secrétaire général du Synatel.
Sauf que ce choix est
vigoureusement contesté par le Sypropostel.