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Le quotidien l'Union du 17 Septembre 2007

 

AFFAIRES GABON TÉLÉCOM - LIBERTIS

Mettre fin au conflit, sanctionner les coupables et instaurer un dialogue franc

Pour sa première sortie officielle, le tout nouveau syndicat des agents de Gabon Télécom et de Libertis (Synatel) n'a pas fait moins que de dénoncer l'imbroglio juridico-politique qui règne encore autour de la privatisation de Gabon Télécorn et de sa filiale Libertis, de l'organisation interne de l'entreprise qui tarde à se mettre en place et des agissements jugés irresponsables du secrétaire général du Sypropostel.

C'EST sur fond de crise née du conflit de légitimité qui l'oppose au Sypropostel, que le tout nouveau syndicat national des télécommunications (Synatel) a tenu son point de presse samedi dernier à la Chambre de commerce.

Pour sa première sortie officielle- après l'annonce contestée de sa création le 17 mars dernier- le Synatel a voulu élever les débats. Notamment en axant principalement sa communication sur l'imbroglio juridico-politique qui règne toujours autour de la privatisation de Gabon Telecom et de sa filiale Libertis, de l'organisation interne de l'entreprise qui tarde à se mettre en place et... de sa légitimité désormais incontestable dans la défense des intérêts de l'ensemble des agents du groupe.

"Après sept mois de sur place, il y a fort à craindre que la coupe soit pleine (..) La direction générale se doit de finaliser dans les meilleurs délais l'organisation de l'entreprise, afin d'améliorer les indicateurs de performance des deux sociétés" a déclaré le secrétaire général du Synatel, Mélanie Erogho Akue.

Le Synatel exige de la direction générale quelle mette à la disposition des agents tous les outils et moyens nécessaires à l'exercice de leurs fonctions.

Et cela dans les plus brefs délais. Il s'agit en l'occurrence des moyens techniques et roulants, des fournitures de bureaux, du carburant, de la dotation de crédits de communication...

" Le mutisme des agents ne doit nullement être interprété comme un signe de lâcheté ou de complicité mais plutôt comme la marque de notre volonté de laisser la nouvelle direction générale prendre ses marques et s'affirmer " a précisé le secrétaire général du Synatel.

Mais ce soutien manifeste à l'endroit des nouveaux dirigeants souffre encore, déplore le syndicat, de confusions quant à l'issue finale de la privatisation de l'entreprise.

Ses agents exhortent le chef de l'Etat à mettre définitivement fin à ce combat entre projet anti-privatisation en rendant sans délai le verdict. En outre, ils ont instamment demandé au gouvernement de rendre des mesures disciplinaires à l'endroit des compatriotes qui mènent les entreprises gabonaises à la faillite.

"Ne pas le faire reviendrait à cautionner ces pratiques et par voie de conséquences à mettre en danger la situation d'autres entreprises publiques ou à participations publiques" ont-ils indiqué, prenant plusieurs entreprises privatisées en exemple.

L'ensemble de ces recommandations devraient être à même de ramener la cohésion sociale et d'instaurer un véritable dialogue au sein de l'entreprise, estiment-ils. Le secrétaire général du Synatel a ainsi mis en garde l'ensemble des agents contre les multiples tentatives de manipulations pouvant ternir l'image de l'entreprise.

LÉGITIMITÉ "Nous demandons à la direction générale d'instaurer un dialogue social franc et permanent avec les partenaires jouissant pleinement de la légitimité" a-t-elle soutenu.

Une légitimité que le Synatel revendique. Il l'a d'ailleurs réaffirmée en déclarant qu'il est l'unique structure syndicale habilitée à parier au nom des personnels de Gabon Télécom et Libertis. Et par conséquent les récriminations faites aujourd'hui à la nouvelle équipe dirigeante ne sont, que le fruit de l'imagination débridée du secrétaire général du Sypropostel…" (ndlr: Guy jonas Lingombé), qui par ailleurs, a tellement" contribué a la perte des acquis sociaux de Gabon Télécom (principalement l'assurance maladie), en faveur d'une mutuelle imposée aux agents et gérée de façon chaotique par le même secrétaire général." Pour le Synatel, les actes posés par le Sypropostel et son secrétaire général portent atteinte à la sérénité retrouvée au sein de l'entreprise.

"Le sypropostel décédé depuis le 10 mars 2007 ne jouit ni de la légitimité encore moins de la représentativité qui seules peuvent lui permettre d'agir au nom de l'ensemble des travailleurs " a rappelé le secrétaire général du Synatel.

En effet, lors d'une assemblée générale élective tenue le 10 mars dernier, les agents de Gabon Télécom présents à ce congrès ont décidé de mettre en place une nouvelle entité et un nouveau bureau exécutif intégrant les personnels des deux structures. C'est donc le Synatel, soutient son secrétaire général, qui a été choisi en lieu et place du Sypropostel, pour défendre les intérêts des agents de l'entreprise.

" Il a été décidé de la dissolution du syndicat des professionnels des postes et télécommunications (Sypropostel) car les statuts ne collaient plus avec la nouvelle réalité de l'entreprise " a indiqué le secrétaire général du Synatel.

Sauf que ce choix est vigoureusement contesté par le Sypropostel.

 

 

Source : Journal L'Union Plus du 17/09/2007

 

 



   

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