LOISIRS
Lancement de l a première édition du Festival
international des arts des cirques africains
Après 13 éditions européennes,
le COFICA, sous le patronage du ministère de la
Culture et des Arts a transféré cette
manifestation chez nous. Son lancement dans sa
première édition a vu la participation d'autres
pays du continent.
LA première édition
duFestrival international des arts des cirques
africains (FIACA) a été lancée le samedi 8
septembre dernier, sur l'esplanade du ministère
de la Culture et des Arts. Une initiative du
Comité d'organisation des festivals
internationaux des cirques africains (COFICA),
dirigée par notre compatriote, Judicaël Pambo.
Initiative qui a drainé une foule nombreuse et
qui a été parrainée, par Bernadette
Mimboui-Mi-Sima.
En dehors du Gabon, pays
organisateur, le Togo, la République
Centrafricaine, la Guinée Equatoriale et le
Cameroun ont pris part au lancement de cette
manifestation en terre gabonaise. Par contre, la
Chine, pays asiatique du cirque par excellence,
qui était invité d'honneur n'a pu honorer le
rendez-vous.
Rappelons que le FIACA se
déroulait jusqu'ici à Paris (France), chaque
année, au début du mois de décembre. Et, c'est à
la suite d'une longue procédure que le COFICA a
réussi à faire en sorte crue le festival se
déroule désormais de façon rotative dans le
monde entier, en passant d'abord par le Gabon.
Avant le lancement, pour
maintenir le public en haleine, la chorale
Sacré-Choeur du Togo a occupé le podium
interprétant des cantiques.
A l'ouverture de la
cérémonie, la jeune Zeng Ella pleine de courage
et de talent a émerveillé la foule compacte des
spectateurs. Debout sur le podium, ceinturée des
balafons instruments de musique qu'elle a maniés
avec maestria en usant des baguettes avec autant
d'aisance qu'elle modulait le son qu'elle
faisait sortir de cet instrument en interprétant
l'hymne national La Concorde. C'était tellement
agréable à entendre que notre jeune compatriote
a réussi à arracher des salves
d'applaudissements du public.
Ensuite, s'en sont suivis les
discours. Trois au total. Le premier, un mot de
bienvenue, par Mme Mimboui. Le deuxième, par M.
Pierrot Nfa'a de la Guinée Equatoriale,
représentant les colonies étrangères, et enfin,
le secrétaire général adjoint du ministère de la
Culture et des Arts, au nom de Mme la ministre
absente.
MECENES• Mme Bernadette
Mimboui, en prenant la parole a présenté les
objectifs de cette action. Il s'agit pour elle,
d'intéresser les jeunes Gabonais à la culture du
cirque, de lutter contre l'exclusion sociale des
jeunes et contre l'immigration clandestine. Elle
a par ailleurs regretté que, le programme fourni
quelle a établi pour la promotion du cirque dans
notre pays et en Afrique risque d'aller à
vau-l'eau, à cause du manque de moyens. Il
s'agit de l'organisation d'une compétition à
Libreville. La troupe gagnante effectuerait
ensuite une tournée provinciale suivie d'une
sortie continentale. Sur ce, elle a lancé un
appel à l'aide aux différents mécènes pour la
réalisation dudit projet.
Pierrot Nfa'a, dans une
allocution empreinte de poésie, a indiqué, qu'au
moment de la tenue de ce festival la conclusion
est faite, : "Le Gabon a un mode de
vie qui harmonise Ies origines de la culture
continentale ". Pour lui, la revalorisation
du patrimoine culturel commun des pays africains
à travers le COFICA. témoignera tout au
long des années, à venir que la culture est
parfaitement adoptée pour présenter le monde des
phantasmes ou l'autre monde dans lequel on se
pose la question "Qui peut quoi sans l'avoir
d'abord rêvé ?", s'est-t-il demandé.
Le SGA du ministère a, à son
tour rendu un hommage mérité à Judicaël Pambo
pour son initiative. Puis, il a relevé
l'importance de ce festival qui, pour lui,
répond, en dehors du caractère ludique, à
la,nécessité de vulgariser cet art encore
méconnu dans notre pays, de sorte que la
multiplication de ce type d'événements suscite
des vocations chez les Jeunes. Il répond ensuite
à l' urgence de stabilité des populations
africaines juvéniles sur le continent au moment
où beaucoup d'entre elles périssent Outre mer, à
la recherche d'un Eldorado chimérique. Enfin, le
SGA pense que, ce festival peut favoriser la
création de débouchés à travers les opérateurs
économiques ayant compris l'opportunité de
favoriser l'émergence des industries
culturelles.
Pour la partie scénique, la
République Centrafricaine et sa troupe Yabgabolo,
la Guinée Équatoriale et son groupe 3DD, suivie
du Cameroun et ses Guerriers Africains se sont
succédé sur le podium pour rivaliser de talent à
partir des chorégraphies propres à chaque pays.
Nous avons ainsi suivi des mouvements de corps
ouvrant une nouvelle voie traduite par un
melting-pot de danses africaines qui ont exprimé
à la fois la beauté et la force issues de la
culture traditionnelle africaine.
Avant la tombée des rideaux
de cette première édition du Festival
international des arts des cirques africains,
Maguéna (panthère en langue punu), troupe de
l'Équipe gabonaise du cirque a émerveillé la
foule pendant près d'une heure avec un pas de
danse des multiples cultures du Gabon et des
acrobaties, aussi bien en solitaire qu'en
groupe. Effectuées à même le sol et à plusieurs
mètres de hauteur. Des scènes qui parfois
donnaient des frissons aux âmes sensibles.
Pour un coup d'essai, ce fut
un coup de maître pour l'équipe nationale de
cirque et le COFICA.