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Le quotidien l'Union du 14 Septembre 2007

 

LOISIRS

Lancement de l a première édition du Festival international des arts des cirques africains

Après 13 éditions européennes, le COFICA, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts a transféré cette manifestation chez nous. Son lancement dans sa première édition a vu la participation d'autres pays du continent.

LA première édition duFestrival international des arts des cirques africains (FIACA) a été lancée le samedi 8 septembre dernier, sur l'esplanade du ministère de la Culture et des Arts. Une initiative du Comité d'organisation des festivals internationaux des cirques africains (COFICA), dirigée par notre compatriote, Judicaël Pambo. Initiative qui a drainé une foule nombreuse et qui a été parrainée, par Bernadette Mimboui-Mi-Sima.

En dehors du Gabon, pays organisateur, le Togo, la République Centrafricaine, la Guinée Equatoriale et le Cameroun ont pris part au lancement de cette manifestation en terre gabonaise. Par contre, la Chine, pays asiatique du cirque par excellence, qui était invité d'honneur n'a pu honorer le rendez-vous.

Rappelons que le FIACA se déroulait jusqu'ici à Paris (France), chaque année, au début du mois de décembre. Et, c'est à la suite d'une longue procédure que le COFICA a réussi à faire en sorte crue le festival se déroule désormais de façon rotative dans le monde entier, en passant d'abord par le Gabon.

Avant le lancement, pour maintenir le public en haleine, la chorale Sacré-Choeur du Togo a occupé le podium interprétant des cantiques.

A l'ouverture de la cérémonie, la jeune Zeng Ella pleine de courage et de talent a émerveillé la foule compacte des spectateurs. Debout sur le podium, ceinturée des balafons instruments de musique qu'elle a maniés avec maestria en usant des baguettes avec autant d'aisance qu'elle modulait le son qu'elle faisait sortir de cet instrument en interprétant l'hymne national La Concorde. C'était tellement agréable à entendre que notre jeune compatriote a réussi à arracher des salves d'applaudissements du public.

Ensuite, s'en sont suivis les discours. Trois au total. Le premier, un mot de bienvenue, par Mme Mimboui. Le deuxième, par M. Pierrot Nfa'a de la Guinée Equatoriale, représentant les colonies étrangères, et enfin, le secrétaire général adjoint du ministère de la Culture et des Arts, au nom de Mme la ministre absente.

MECENES• Mme Bernadette Mimboui, en prenant la parole a présenté les objectifs de cette action. Il s'agit pour elle, d'intéresser les jeunes Gabonais à la culture du cirque, de lutter contre l'exclusion sociale des jeunes et contre l'immigration clandestine. Elle a par ailleurs regretté que, le programme fourni quelle a établi pour la promotion du cirque dans notre pays et en Afrique risque d'aller à vau-l'eau, à cause du manque de moyens. Il s'agit de l'organisation d'une compétition à Libreville. La troupe gagnante effectuerait ensuite une tournée provinciale suivie d'une sortie continentale. Sur ce, elle a lancé un appel à l'aide aux différents mécènes pour la réalisation dudit projet.

Pierrot Nfa'a, dans une allocution empreinte de poésie, a indiqué, qu'au moment de la tenue de ce festival la conclusion est faite, : "Le Gabon a un mode de vie qui harmonise Ies origines de la culture continentale ". Pour lui, la revalorisation du patrimoine culturel commun des pays africains à travers le COFICA. témoignera tout au long des années, à venir que la culture est parfaitement adoptée pour présenter le monde des phantasmes ou l'autre monde dans lequel on se pose la question "Qui peut quoi sans l'avoir d'abord rêvé ?", s'est-t-il demandé.

Le SGA du ministère a, à son tour rendu un hommage mérité à Judicaël Pambo pour son initiative. Puis, il a relevé l'importance de ce festival qui, pour lui, répond, en dehors du caractère ludique, à la,nécessité de vulgariser cet art encore méconnu dans notre pays, de sorte que la multiplication de ce type d'événements suscite des vocations chez les Jeunes. Il répond ensuite à l' urgence de stabilité des populations africaines juvéniles sur le continent au moment où beaucoup d'entre elles périssent Outre mer, à la recherche d'un Eldorado chimérique. Enfin, le SGA pense que, ce festival peut favoriser la création de débouchés à travers les opérateurs économiques ayant compris l'opportunité de favoriser l'émergence des industries culturelles.

Pour la partie scénique, la République Centrafricaine et sa troupe Yabgabolo, la Guinée Équatoriale et son groupe 3DD, suivie du Cameroun et ses Guerriers Africains se sont succédé sur le podium pour rivaliser de talent à partir des chorégraphies propres à chaque pays. Nous avons ainsi suivi des mouvements de corps ouvrant une nouvelle voie traduite par un melting-pot de danses africaines qui ont exprimé à la fois la beauté et la force issues de la culture traditionnelle africaine.

Avant la tombée des rideaux de cette première édition du Festival international des arts des cirques africains, Maguéna (panthère en langue punu), troupe de l'Équipe gabonaise du cirque a émerveillé la foule pendant près d'une heure avec un pas de danse des multiples cultures du Gabon et des acrobaties, aussi bien en solitaire qu'en groupe. Effectuées à même le sol et à plusieurs mètres de hauteur. Des scènes qui parfois donnaient des frissons aux âmes sensibles.

Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître pour l'équipe nationale de cirque et le COFICA.

 

Source : Journal L'Union Plus du 14/09/2007

 

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
0N va encore dire que Makaya avec sa longue bouche-là exbuse, à défaut