FAIT DIVERS
Deux
faux propriétaires de taxis en virée avec leurs
copines à Akok
Franck Okouna et Hugues Tchono,
tous deux Gabonais, viennent d'être arrêtés par
les éléments de l'unité spéciale de la
gendarmerie, au village Akok où ils se la
coulaient douce avec leurs copines à bord de
deux véhicules volés qu'ils s'apprêtaient à
revendre à 300 000 francs l'un.
DECIDEMENT, le vol de
voitures est à la mode à Libreville. Après le
démantèlement d'un réseau de voleurs spécialisés
dans les véhicules des particuliers avec la
complicité des laveurs d'autos la semaine
dernière par la Police judiciaire, l'unité
spéciale de la gendarmerie nationale vient à son
tour, de mettre la main sur deux voleurs de
taxis. L'opération s'est déroulée au village
Akok, à une vingtaine de kilomètres de la ville
de Ntoum dans le département du Komo-Mondah.
Deux jeunes compatriotes,
Frank Okouna, vingt quatre ans, ex militaire
radié de la harde Républicaine (GR), pour
comportement incompatible avec l'armée, et
Hugues Tchono, vingt-cinq ans, ont choisi le vol
des taxis comme moyen de subsistance. Et il faut
bien avouer que cette pratique illégale était
plutôt lucrative avant leur arrestation à Akok.
A ce qu'il paraît les deux compères se sont
lancés dans cette activité délictueuse pour
épater leurs conquêtes, deux jeunes filles
habitant le village Akok, et, accessoirement
pour faire fortune grâce à la vente du fruit de
leurs rapines. Mais mal leur en a pris. Ils ont
été arrêtés dernièrement, par l'unité spéciale
de la gendarmerie de Gros-Bouquet et ont été
présentés le vendredi septembre 2017, devant le
procureur de la République qui statuera sur leur
sort. Surtout qu'ils ont
reconnu les faits qui leur
sont reprochés.
Des faits qui remontent au 29
août dernier. Ce jour-là, Franck et Hugues ont
menti à leurs nouvelles dulcinées, leur faisant
croire, à tout un tas de boniments tous aussi
faux les uns que les autres : ils étaient des
responsables "pleins aux as" et propriétaires de
nombreux véhicules de transport en commun, dont
des taxis. Les deux filles qui font partie de
ces femmes qui aiment la vie facile et le luxe
vont succomber aux propos mielleux de leurs
princes charmants. Une fois l'affaire dans le
sac, les deux mauvais garçons décident d'opérer
pour ne pas passer pour des menteurs auprès de
leurs nouvelles conquêtes. Ils subtilisent, sans
trop de difficultés, un premier taxi un Toyota
de marque Carina, dans la journée, à la station
de lavage de voitures (décidément) de la Peyrie.
Le deuxième taxi, ils vont se
l'approprier à la suite d'un braquage digne d'un
film de série "A". Cette fois-ci, ils opèrent de
nuit. Il est 23 heures, lorsqu'ils prennent en
course un taxi conduit par un Béninois, Iyowou
Taofick. Destination: Sibang Arrivés dans la
zone de leur destination ils font arrêter le
taxi. Puis,
sortant couteau, ils en
menacent le chauffeur. "Gare ton véhicule et
descends avant qu'ont ne te fasse la peau"
lui intiment les deux malfrats. Le taximan
obtempère illico, abandonnant même à ses
bourreaux une somme de 76 000 F qu'il avait sur
lui.
C'est après cette dernière
opération, que les deux bandits décident de
rallier nuitamment le village Akok, afin de
retrouver leurs dulcinées, chacun au volant de
"son" taxi. Chemin faisant, ils jettent les
plaques numérologiques, histoire de ne pas se
faire pincer. Du moins, croient-ils. Une fois au
village, ils garent les taxis derrière les
habitations, pendant deux semaines. Le temps de
trouver des clients à qui ils proposent un taxi
à .... 300.000 Francs. Ils vont même chercher
des acheteurs à Cocobeach. N'ayant pas trouvé
d'acquéreurs, à ce prix dérisoire, ils
projettent de se rendre en Guinée Equatoriale
voisine, pour revendre "leurs" taxis.
Ils ne fallait pas plus, pour
que certains villageois qui sont tout, sauf des
idiots, reniflent du louche dans cette
affaire-là. C'est ainsi qu'ils vont alerter les
gendarmes sur la présence de deux individus
suspects dans le village et qui cherchent à
"fourguer" des voitures à 300 000 F. Une
dénonciation qui va coïncider avec la
déclaration de vol des deux véhicules faite aux
agents de l'unité spéciale.
C'est ainsi que les deux
bandits se sont fait prendre à Akok où ils se la
coulait douce auprès de leurs dulcinées qui ont
fini par comprendre qu'elles s'étaient fait
avoir. A défaut d'écouler entiers "leurs" taxis,
les deux bandits avaient réussi à vendre les
accessoires des deux voitures, notamment, les
pares brises auprès des garagistes locaux.
Ramenés à Libreville, sieurs
Okouna et Tchino ont été placés sous mandat de
dépôt.