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Le quotidien l'Union du 12 Septembre 2007

 

FAIT DIVERS

Deux faux propriétaires de taxis en virée avec leurs copines à Akok

Franck Okouna et Hugues Tchono, tous deux Gabonais, viennent d'être arrêtés par les éléments de l'unité spéciale de la gendarmerie, au village Akok où ils se la coulaient douce avec leurs copines à bord de deux véhicules volés qu'ils s'apprêtaient à revendre à 300 000 francs l'un.

DECIDEMENT, le vol de voitures est à la mode à Libreville. Après le démantèlement d'un réseau de voleurs spécialisés dans les véhicules des particuliers avec la complicité des laveurs d'autos la semaine dernière par la Police judiciaire, l'unité spéciale de la gendarmerie nationale vient à son tour, de mettre la main sur deux voleurs de taxis. L'opération s'est déroulée au village Akok, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Ntoum dans le département du Komo-Mondah.

Deux jeunes compatriotes, Frank Okouna, vingt quatre ans, ex militaire radié de la harde Républicaine (GR), pour comportement incompatible avec l'armée, et Hugues Tchono, vingt-cinq ans, ont choisi le vol des taxis comme moyen de subsistance. Et il faut bien avouer que cette pratique illégale était plutôt lucrative avant leur arrestation à Akok. A ce qu'il paraît les deux compères se sont lancés dans cette activité délictueuse pour épater leurs conquêtes, deux jeunes filles habitant le village Akok, et, accessoirement pour faire fortune grâce à la vente du fruit de leurs rapines. Mais mal leur en a pris. Ils ont été arrêtés dernièrement, par l'unité spéciale de la gendarmerie de Gros-Bouquet et ont été présentés le vendredi septembre 2017, devant le procureur de la République qui statuera sur leur sort. Surtout qu'ils ont

reconnu les faits qui leur sont reprochés.

Des faits qui remontent au 29 août dernier. Ce jour-là, Franck et Hugues ont menti à leurs nouvelles dulcinées, leur faisant croire, à tout un tas de boniments tous aussi faux les uns que les autres : ils étaient des responsables "pleins aux as" et propriétaires de nombreux véhicules de transport en commun, dont des taxis. Les deux filles qui font partie de ces femmes qui aiment la vie facile et le luxe vont succomber aux propos mielleux de leurs princes charmants. Une fois l'affaire dans le sac, les deux mauvais garçons décident d'opérer pour ne pas passer pour des menteurs auprès de leurs nouvelles conquêtes. Ils subtilisent, sans trop de difficultés, un premier taxi un Toyota de marque Carina, dans la journée, à la station de lavage de voitures (décidément) de la Peyrie.

Le deuxième taxi, ils vont se l'approprier à la suite d'un braquage digne d'un film de série "A". Cette fois-ci, ils opèrent de nuit. Il est 23 heures, lorsqu'ils prennent en course un taxi conduit par un Béninois, Iyowou Taofick. Destination: Sibang Arrivés dans la zone de leur destination ils font arrêter le taxi. Puis,

sortant couteau, ils en menacent le chauffeur. "Gare ton véhicule et descends avant qu'ont ne te fasse la peau" lui intiment les deux malfrats. Le taximan obtempère illico, abandonnant même à ses bourreaux une somme de 76 000 F qu'il avait sur lui.

C'est après cette dernière opération, que les deux bandits décident de rallier nuitamment le village Akok, afin de retrouver leurs dulcinées, chacun au volant de "son" taxi. Chemin faisant, ils jettent les plaques numérologiques, histoire de ne pas se faire pincer. Du moins, croient-ils. Une fois au village, ils garent les taxis derrière les habitations, pendant deux semaines. Le temps de trouver des clients à qui ils proposent un taxi à .... 300.000 Francs. Ils vont même chercher des acheteurs à Cocobeach. N'ayant pas trouvé d'acquéreurs, à ce prix dérisoire, ils projettent de se rendre en Guinée Equatoriale voisine, pour revendre "leurs" taxis.

Ils ne fallait pas plus, pour que certains villageois qui sont tout, sauf des idiots, reniflent du louche dans cette affaire-là. C'est ainsi qu'ils vont alerter les gendarmes sur la présence de deux individus suspects dans le village et qui cherchent à "fourguer" des voitures à 300 000 F. Une dénonciation qui va coïncider avec la déclaration de vol des deux véhicules faite aux agents de l'unité spéciale.

C'est ainsi que les deux bandits se sont fait prendre à Akok où ils se la coulait douce auprès de leurs dulcinées qui ont fini par comprendre qu'elles s'étaient fait avoir. A défaut d'écouler entiers "leurs" taxis, les deux bandits avaient réussi à vendre les accessoires des deux voitures, notamment, les pares brises auprès des garagistes locaux.

Ramenés à Libreville, sieurs Okouna et Tchino ont été placés sous mandat de dépôt.

 

Source : Journal L'Union Plus du 12/09/2007

 

 



   

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