APRÈS LE PARLEMENT
Le
gouvernement Eyéghé Ndong fait sa rentrée dans
un contexte de fortes attentes sociales
Le Conseil interministériel
hier suivi, sans nul doute, demain jeudi d'un
Conseil des ministres présidé par le président
Omar Bongo Ondimba, marque le début d'une année
politique au cours de laquelle devrait, on
l'espère, intervenir le lancement d'importants
chantiers socio-économiques.
LE gouvernement Eyéghé Ndong
II a fait, hier mardi 11 septembre 2007, sa
rentrée dans un contexte de fortes attentes
sociales, une semaine après celle des deux
chambres du Parlement réunies depuis une semaine
en session dite budgétaire jusqu'en fin décembre
prochain.
Cette reprise du travail par
les différents membres â'e cette équipe formée
il y a dix mois aujourd'hui a été faite lors
d'une réunion du Conseil interministériel
présidée par le chef du gouvernement jean Eyéghé
Ndong, laquelle est préparatoire au Conseil des
ministres que présidera, sans nul doute, demain
jeudi le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, au
palais de la présidence de la République.
Si les uns et autres membres
de ce gouvernement ont saisi ce tour de table
pour plancher et débattre avec leurs collègues
de certaines mesures et actions devant être
examinées lors de la réunion du Conseil des
ministres, la présente rentrée gouvernementale
se fait sur fond de fortes inquiétudes sociales
à Libreville et plus généralement sur l'ensemble
du territoire. Car, les populations attendent de
ce pan de l' Exécutif qu'il mette en oeuvre,
durant cette nouvelle année politique, le projet
social du président de la publique. Lequel a
pour ambition de répondre aux attentes légitimes
et aux préoccupations pressantes des Gabonais.
S'agissant aussi bien des aspects économiques
que sociaux.
Cette exigence de résultats à
laquelle est soumis l'ensemble du Cabinet Eyéghé
Ndong, semble avoir amené le Premier ministre, à
rappeler à l'ensemble des ministres leurs
devoirs dans sa communication de circonstance
faite dès l'entame des travaux hier. Il les a
non seulement invités à se ressaisir, mais aussi
et surtout à se mettre résolument à l'ouvrage
pour répondre aux attentes des Gabonais qui sont
loin, il faut le reconnaître, d'être
satisfaites.
POUVOIR D'ACHAT• Il a
repris les grandes orientations données depuis
la mise enlace de son équipe par le président de
la République, lui-même, tant en conseil des
ministres que lors de ses différentes adresses à
la nation gabonaise. Celles-ci visaient à
faire en sorte pour que tous ensemble oeuvrent à
la concrétisation des promesses qu'il leur a
faites pour améliorer leurs conditions de vie,
faire en sorte qu'ils aient un meilleur accès
aux soins de santé, même, de base que les
enfants apprennent dans les meilleures
conditions possibles, que des emplois soient
créés pour le plus grand nombre de compatriotes
en quête d'un premier emploi, les déflatés, etc.
Il est clair que les
autorités gouvernementales, dont la morne
partition avait été fortement dénoncée au cours
des six premiers mois d'existence, devraient
prendre à bras le corps les préoccupations des
populations s'il ne veulent pas contraindre les
gouvernés à rester dans les eaux glaciales de la
précarité desquelles ils tentent en vain de
sortir. D'autant qu'après les mesures prises
avant-hier lundi 9 septembre 2007 par ce pan de
l' Exécutif relatives à un contrôle des prix des
produits de première nécessité ont fait l'objet
dernièrement d'une spéculation de la part de
certains commerçants, le péril social est
toujours perceptible au sein de nombreux
ménages, notamment les plus démunis. Lesquels
s'inquiètent de la détérioration du pouvoir
d'achat, en dépit, des mesures sociales
d'augmentation du Smig et de la valorisation du
point d'indice de 400 à 425 francs prises par le
président de la République, destinées à réduire
les disparités et supporter quelque peu le
contre-coup de l'inflation galopante qui sévit
sur les places commerciales du pays.
COUVERTURE MALADIE•
Autant pour cette frange de la population très
vulnérable que pour les classes moyennes et
autres, la question sociale relative à l'accès
d'un grand nombre d'élèves au cycle secondaire,
reste pour les familles une véritable
préoccupation, à la veille de la rentrée des
classes. Car, s'il est établi que sur près de
15000 candidats frappant aux portes des lycées
et collèges de la capitale, 10000 d'entre eux
n'y ont pas accès faute de structures d'accueil,
les gouvernants doivent tout mettre en oeuvre
pour favoriser l'accession du glus grand nombre
à l'enseignement. Il s'agit d'un chantier majeur
pour cette année scolaire sur l'ensemble du
territoire, même si la capitale gabonaise, à
elle seule, est la plus touchée par ce déficit
en infrastructures scolaires. En plus des
problèmes du récurrent problème de l'état
dégradé des routes de nombreux quartiers à forte
densité humaine, tels que Nzeng-Ayong, Angondjé,
etc., surtout après le fiasco enregistré dans ce
secteur, les routes n'ayant pas été prises en
compte dans les travaux des fêtes tournantes
éditions 2007 notamment.
Au-delà, un autre sujet
d'inquiétude des populations porte également sur
le chantier de l'assurance maladie, un chantier,
sinon, le plus important au plan sanitaire et
social, en ce que sa mise oeuvre permettra à
l'ensemble de la communauté nationale d'avoir
accès à une couverture maladie. Or, la lenteur
prise dans la réalisation de ce vaste projet, en
raison des multiples entraves et autres
manœuvres et difficultés de tous ordres,
ne favorise nullement le
démarrage dans l'immédiat de ce pan important de
la solidarité nationale en direction
des économiquement faibles,
notamment. Les délais pour raient bien ne pas
être respectés si aucune volonté ferme et
soutenue n'entoure la faisabilité de ce
chantier. Le gouvernement, dont le chef a
régulièrement affiché sa fibre sociale forte;
doit sérieusement se saisir de ce dossier de
grande portée sociale. De même qu'il doit
finaliser celui relatif à la gratuité des soins
au Centre hospitalier de Libre ville (CHL) qui
semble être contournée par des dispositions
floues et malignes de certains praticiens et
autres personnels de santé, faute de suivi et
autres mesures coercitives pouvant les
décourager. Au point que le risque est grand
aujourd'hui, si rien n'est fait, que ces
pratiques
obèrent les efforts déployés
dans ce domaine et freinent l'ambition sociale
du président Omar Bongo Ondimba.
Cet intérêt doit également
être porté sur le dossier de l'emploi, à travers
le respect du chronogramme arrêté en vue du
démarrage de nombreux projets économiques
d'importances dans l'Ogooué-Ivindo, notamment.
Où les partenaires chinois s'étaient engagés à
aider notre pays dans ses efforts de
développement en exploitant le fer de Bélinga.
Lequel projet aux retombées économiques et
sociales non négligeables, pourrait créer de
nombreux emplois dé)à attendus par de nombreux
Gabonais. Là aussi, toutes les parties
impliquées, principalement, la partie gabonaise
se doit tout naturellement de suivre l'évolution
de ce dossier, de même les possibilités offertes
dans d'autres domaines pour lesquels des
engagements avaient été pris.
Dans ce contexte de fortes
attentes des Gabonais, le Conseil des ministres
de demain jeudi devrait être, tout
naturellement, l'occasion pour le chef de l'
Etat, Omar Bongo Ondimba, d'interpeller, à
nouveau, les ministres sur la nécessité pour
chacun d'eux de travailler avec abnégation au
service exclusif de la Nation, sans rechercher
des avantages personnels de toute nature, d'agir
en faisant preuve de discipline et de solidarité
dans l'accomplissement de leur mission. Cela
tout en utilisant au mieux les budgets alloués
en vue de la réalisation des projets initiés
dans le cadre de la concrétisation du projet
social sur la base duquel le président de la
République a été élu par le peuple gabonais en
décembre 2005. Car, aujourd'hui encore, nombreux
sont les ministres qui se plaignent
régulièrement de ne pas disposer d'assez de
moyens pour travailler, sans pour autant faire
la démonstration de leur capacité à poser des
actes et justifier sérieusement l'utilisation
des fonds mis à leur disposition dans le budget
de l' Etat.