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Le quotidien l'Union du 12 Septembre 2007

 

APRÈS LE PARLEMENT

Le gouvernement Eyéghé Ndong fait sa rentrée dans un contexte de fortes attentes sociales

Le Conseil interministériel hier suivi, sans nul doute, demain jeudi d'un Conseil des ministres présidé par le président Omar Bongo Ondimba, marque le début d'une année politique au cours de laquelle devrait, on l'espère, intervenir le lancement d'importants chantiers socio-économiques.

LE gouvernement Eyéghé Ndong II a fait, hier mardi 11 septembre 2007, sa rentrée dans un contexte de fortes attentes sociales, une semaine après celle des deux chambres du Parlement réunies depuis une semaine en session dite budgétaire jusqu'en fin décembre prochain.

Cette reprise du travail par les différents membres â'e cette équipe formée il y a dix mois aujourd'hui a été faite lors d'une réunion du Conseil interministériel présidée par le chef du gouvernement jean Eyéghé Ndong, laquelle est préparatoire au Conseil des ministres que présidera, sans nul doute, demain jeudi le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, au palais de la présidence de la République.

Si les uns et autres membres de ce gouvernement ont saisi ce tour de table pour plancher et débattre avec leurs collègues de certaines mesures et actions devant être examinées lors de la réunion du Conseil des ministres, la présente rentrée gouvernementale se fait sur fond de fortes inquiétudes sociales à Libreville et plus généralement sur l'ensemble du territoire. Car, les populations attendent de ce pan de l' Exécutif qu'il mette en oeuvre, durant cette nouvelle année politique, le projet social du président de la publique. Lequel a pour ambition de répondre aux attentes légitimes et aux préoccupations pressantes des Gabonais. S'agissant aussi bien des aspects économiques que sociaux.

Cette exigence de résultats à laquelle est soumis l'ensemble du Cabinet Eyéghé Ndong, semble avoir amené le Premier ministre, à rappeler à l'ensemble des ministres leurs devoirs dans sa communication de circonstance faite dès l'entame des travaux hier. Il les a non seulement invités à se ressaisir, mais aussi et surtout à se mettre résolument à l'ouvrage pour répondre aux attentes des Gabonais qui sont loin, il faut le reconnaître, d'être satisfaites.

POUVOIR D'ACHAT• Il a repris les grandes orientations données depuis la mise enlace de son équipe par le président de la République, lui-même, tant en conseil des ministres que lors de ses différentes adresses à la nation gabonaise. Celles-ci visaient à faire en sorte pour que tous ensemble oeuvrent à la concrétisation des promesses qu'il leur a faites pour améliorer leurs conditions de vie, faire en sorte qu'ils aient un meilleur accès aux soins de santé, même, de base que les enfants apprennent dans les meilleures conditions possibles, que des emplois soient créés pour le plus grand nombre de compatriotes en quête d'un premier emploi, les déflatés, etc.

Il est clair que les autorités gouvernementales, dont la morne partition avait été fortement dénoncée au cours des six premiers mois d'existence, devraient prendre à bras le corps les préoccupations des populations s'il ne veulent pas contraindre les gouvernés à rester dans les eaux glaciales de la précarité desquelles ils tentent en vain de sortir. D'autant qu'après les mesures prises avant-hier lundi 9 septembre 2007 par ce pan de l' Exécutif relatives à un contrôle des prix des produits de première nécessité ont fait l'objet dernièrement d'une spéculation de la part de certains commerçants, le péril social est toujours perceptible au sein de nombreux ménages, notamment les plus démunis. Lesquels s'inquiètent de la détérioration du pouvoir d'achat, en dépit, des mesures sociales d'augmentation du Smig et de la valorisation du point d'indice de 400 à 425 francs prises par le président de la République, destinées à réduire les disparités et supporter quelque peu le contre-coup de l'inflation galopante qui sévit sur les places commerciales du pays.

COUVERTURE MALADIE• Autant pour cette frange de la population très vulnérable que pour les classes moyennes et autres, la question sociale relative à l'accès d'un grand nombre d'élèves au cycle secondaire, reste pour les familles une véritable préoccupation, à la veille de la rentrée des classes. Car, s'il est établi que sur près de 15000 candidats frappant aux portes des lycées et collèges de la capitale, 10000 d'entre eux n'y ont pas accès faute de structures d'accueil, les gouvernants doivent tout mettre en oeuvre pour favoriser l'accession du glus grand nombre à l'enseignement. Il s'agit d'un chantier majeur pour cette année scolaire sur l'ensemble du territoire, même si la capitale gabonaise, à elle seule, est la plus touchée par ce déficit en infrastructures scolaires. En plus des problèmes du récurrent problème de l'état dégradé des routes de nombreux quartiers à forte densité humaine, tels que Nzeng-Ayong, Angondjé, etc., surtout après le fiasco enregistré dans ce secteur, les routes n'ayant pas été prises en compte dans les travaux des fêtes tournantes éditions 2007 notamment.

Au-delà, un autre sujet d'inquiétude des populations porte également sur le chantier de l'assurance maladie, un chantier, sinon, le plus important au plan sanitaire et social, en ce que sa mise oeuvre permettra à l'ensemble de la communauté nationale d'avoir accès à une couverture maladie. Or, la lenteur prise dans la réalisation de ce vaste projet, en raison des multiples entraves et autres manœuvres et difficultés de tous ordres,

ne favorise nullement le démarrage dans l'immédiat de ce pan important de la solidarité nationale en direction

des économiquement faibles, notamment. Les délais pour raient bien ne pas être respectés si aucune volonté ferme et soutenue n'entoure la faisabilité de ce chantier. Le gouvernement, dont le chef a régulièrement affiché sa fibre sociale forte; doit sérieusement se saisir de ce dossier de grande portée sociale. De même qu'il doit finaliser celui relatif à la gratuité des soins au Centre hospitalier de Libre ville (CHL) qui semble être contournée par des dispositions floues et malignes de certains praticiens et autres personnels de santé, faute de suivi et autres mesures coercitives pouvant les décourager. Au point que le risque est grand aujourd'hui, si rien n'est fait, que ces pratiques

obèrent les efforts déployés dans ce domaine et freinent l'ambition sociale du président Omar Bongo Ondimba.

Cet intérêt doit également être porté sur le dossier de l'emploi, à travers le respect du chronogramme arrêté en vue du démarrage de nombreux projets économiques d'importances dans l'Ogooué-Ivindo, notamment. Où les partenaires chinois s'étaient engagés à aider notre pays dans ses efforts de développement en exploitant le fer de Bélinga. Lequel projet aux retombées économiques et sociales non négligeables, pourrait créer de nombreux emplois dé)à attendus par de nombreux Gabonais. Là aussi, toutes les parties impliquées, principalement, la partie gabonaise se doit tout naturellement de suivre l'évolution de ce dossier, de même les possibilités offertes dans d'autres domaines pour lesquels des engagements avaient été pris.

Dans ce contexte de fortes attentes des Gabonais, le Conseil des ministres de demain jeudi devrait être, tout naturellement, l'occasion pour le chef de l' Etat, Omar Bongo Ondimba, d'interpeller, à nouveau, les ministres sur la nécessité pour chacun d'eux de travailler avec abnégation au service exclusif de la Nation, sans rechercher des avantages personnels de toute nature, d'agir en faisant preuve de discipline et de solidarité dans l'accomplissement de leur mission. Cela tout en utilisant au mieux les budgets alloués en vue de la réalisation des projets initiés dans le cadre de la concrétisation du projet social sur la base duquel le président de la République a été élu par le peuple gabonais en décembre 2005. Car, aujourd'hui encore, nombreux sont les ministres qui se plaignent régulièrement de ne pas disposer d'assez de moyens pour travailler, sans pour autant faire la démonstration de leur capacité à poser des actes et justifier sérieusement l'utilisation des fonds mis à leur disposition dans le budget de l' Etat.

 

Source : Journal L'Union Plus du 12/09/2007

 

 



   

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