ÉTABLISSEMENT ET DÉLIVRANCE
DES PERMIS DE CONDUIRE
Pierre-Claver Maganga Moussavou précise les
rôles des principaux protagonistes
Selon le ministre d'Etat en
charge des Transports, les permis de conduire
sont délivrés par la Direction de la circulation
routière, après avoir été signés par le
directeur général des Transports terrestres.
UN collectif de propriétaires
d'auto-écoles de la ville de Libreville, dans la
province de l'Estuaire, a tenu, il y a quelques
jours, un point de presse dont l'objet, était de
s'inquiéter du taux d'échecs aux examens du
permis de conduire. L'un d'eux, M. Eya'a Thomas
de Rennaissance 2000 a reconnu la faiblesse des
formateurs à qui l'on ne demande que de posséder
un permis datant de plus de trois ans, sans
autre qualification.
Le ministre d'Etat en charge
des Transports, Pierre-Claver Maganga Moussavou,
face à cette situation, a estimé ne pas devoir
incriminer la commission qui fait bien son
travail, mais a pris à témoin les Gabonais en
leur disant qu'il préférait la rigueur au
laxisme observé précédemment dans la délivrance
des vrai-faux permis de conduire dont se sont
rendu coupables les responsables et agents du
ministère en cédant à la facilité et à la
vénalité, acte criminel s'il en fut, parce que
jetant dans la rue des personnes inexpertes au
volant des véhicules, causant ainsi accidents et
ôtant la vie à d'autres citoyens par leur
maladresse et leurs actes autrement
répréhensibles mais qui, pourtant, continuent, a
sévir en toute impunité. Cela ne pouvait
perdurer et il fallait y mettre fin, en y
mettant bon ordre et rigueur dans le travail des
agents du ministère des Transports. Il convient
d'indiquer qu'à l'arrivée de Pierre-Claver
Maganga Moussavou dans ce département, le
directeur général lui a fait un rapport mettant
en exergue l'existence de dix mille vrai-faux
permis de conduire qu'il fallait éradiquer, d'où
la nécessité de la mise en place d'un visa de
conformité apposé par la direction de la
circulation routière avant signature par la
direction générale, c'est-à-dire le directeur
général ou son adjoint. Car la confiance
n'exclut pas le contrôle.
En effet a-t-il poursuivi, le
décret n° 47 du 15 janvier 1982 stipule en son
article 9 que c'est la direction de la
circulation routière qui est chargée des
épreuves de l'établissement et de la délivrance
des permis de conduire. Ce qui implique, cela va
de soi, qu'aucun examen ne peut avoir lieu sans
l'implication de cette direction et qu'aucun
permis de conduire ne peut être délivré ailleurs
crue par cette structure. Il est évident que la
responsabilité ainsi établie permet en toute
quiétude au directeur général ou à son adjoint
d'y apposer sa signature tant sur le permis
provisoire que sur le permis définitif.
Dans le même ordre d'idées,
l'arrêté ministériel du 4 juin 2007 désigne les
membres de la commission ayant pour mission de
conduire les épreuves tant à Libreville qu'à
l'intérieur du pays., Parmi eux le gouverneur de
chaque province ou son représentant.
A ce qu'il semble, ni à
Lébamba ni à Oyem et encore moins à Franceville,
les gouverneurs n'ont été conviés à prendre art
aux commissions très spéciales concoctées à
l'insu de la direction de la circulation
routière et du ministre d'Etat par le président
de la commission ci- devant directeur général
des Transports.
Ainsi, on peut aisément
comprendre la difficulté pour le ministre de
tutelle de faire valider les résultats des
permis de conduire dans ces trois localités.
- A Lébamba non seulement le
gouverneur n'était pas représenté, les agents
examinateurs n'étaient pas ceux désignés par
arrête ministériel, mais encore Lébamba n'est
pas un centre agréé, parce que n'étant pas
chef-lieu de province comme stipulé par décret.
-A Oyem et à Franceville si
ce sont bien des chefs-lieux de province, la
difficulté pour autorité de tutelle pourrait
survenir du fait de l'absence du gouverneur ou
de son représentant et de la non qualification
des examinateurs comme membres légalement
désignés par arrêté ministériel, hormis le
président de la commission signataire lui même
des différents ordres de mission alors que c'est
du ressort du ministre.
Au regard de ce qui précède,
le collectif des responsables d'auto-écoles ne
doit donc pas imaginer une quelconque volonté de
les défavoriser. Aussi le ministre d'Etat les
a-t-il invités à plus d'effort et plus de
rigueur, sans tenir compte de quelques errements
qui peuvent encore subsister dans ce ministère.
Et le ministre d'Etat de
conclure que le permis de conduire est un
document on ne peut plus sérieux et que tout
possesseur doit être conscient de ses
responsabilités pour ne pas être un danger pour
les autres usagers. D'où la nécessité d'y mettre
toute la rigueur et ainsi ni le ministre d'Etat
lui même encore moins tout autre responsable du
ministère ne saurait déroger si l'on veut
mériter la confiance du président de la
République et servir du mieux possible les
usagers et par ailleurs prévenir l'insécurité
routière par trop grandissante dans notre pays.