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Le quotidien l'Union du 11 Septembre 2007

 

ÉTABLISSEMENT ET DÉLIVRANCE DES PERMIS DE CONDUIRE

Pierre-Claver Maganga Moussavou précise les rôles des principaux protagonistes

Selon le ministre d'Etat en charge des Transports, les permis de conduire sont délivrés par la Direction de la circulation routière, après avoir été signés par le directeur général des Transports terrestres.

UN collectif de propriétaires d'auto-écoles de la ville de Libreville, dans la province de l'Estuaire, a tenu, il y a quelques jours, un point de presse dont l'objet, était de s'inquiéter du taux d'échecs aux examens du permis de conduire. L'un d'eux, M. Eya'a Thomas de Rennaissance 2000 a reconnu la faiblesse des formateurs à qui l'on ne demande que de posséder un permis datant de plus de trois ans, sans autre qualification.

Le ministre d'Etat en charge des Transports, Pierre-Claver Maganga Moussavou, face à cette situation, a estimé ne pas devoir incriminer la commission qui fait bien son travail, mais a pris à témoin les Gabonais en leur disant qu'il préférait la rigueur au laxisme observé précédemment dans la délivrance des vrai-faux permis de conduire dont se sont rendu coupables les responsables et agents du ministère en cédant à la facilité et à la vénalité, acte criminel s'il en fut, parce que jetant dans la rue des personnes inexpertes au volant des véhicules, causant ainsi accidents et ôtant la vie à d'autres citoyens par leur maladresse et leurs actes autrement répréhensibles mais qui, pourtant, continuent, a sévir en toute impunité. Cela ne pouvait perdurer et il fallait y mettre fin, en y mettant bon ordre et rigueur dans le travail des agents du ministère des Transports. Il convient d'indiquer qu'à l'arrivée de Pierre-Claver Maganga Moussavou dans ce département, le directeur général lui a fait un rapport mettant en exergue l'existence de dix mille vrai-faux permis de conduire qu'il fallait éradiquer, d'où la nécessité de la mise en place d'un visa de conformité apposé par la direction de la circulation routière avant signature par la direction générale, c'est-à-dire le directeur général ou son adjoint. Car la confiance n'exclut pas le contrôle.

En effet a-t-il poursuivi, le décret n° 47 du 15 janvier 1982 stipule en son article 9 que c'est la direction de la circulation routière qui est chargée des épreuves de l'établissement et de la délivrance des permis de conduire. Ce qui implique, cela va de soi, qu'aucun examen ne peut avoir lieu sans l'implication de cette direction et qu'aucun permis de conduire ne peut être délivré ailleurs crue par cette structure. Il est évident que la responsabilité ainsi établie permet en toute quiétude au directeur général ou à son adjoint d'y apposer sa signature tant sur le permis provisoire que sur le permis définitif.

Dans le même ordre d'idées, l'arrêté ministériel du 4 juin 2007 désigne les membres de la commission ayant pour mission de conduire les épreuves tant à Libreville qu'à l'intérieur du pays., Parmi eux le gouverneur de chaque province ou son représentant.

A ce qu'il semble, ni à Lébamba ni à Oyem et encore moins à Franceville, les gouverneurs n'ont été conviés à prendre art aux commissions très spéciales concoctées à l'insu de la direction de la circulation routière et du ministre d'Etat par le président de la commission ci- devant directeur général des Transports.

Ainsi, on peut aisément comprendre la difficulté pour le ministre de tutelle de faire valider les résultats des permis de conduire dans ces trois localités.

- A Lébamba non seulement le gouverneur n'était pas représenté, les agents examinateurs n'étaient pas ceux désignés par arrête ministériel, mais encore Lébamba n'est pas un centre agréé, parce que n'étant pas chef-lieu de province comme stipulé par décret.

-A Oyem et à Franceville si ce sont bien des chefs-lieux de province, la difficulté pour autorité de tutelle pourrait survenir du fait de l'absence du gouverneur ou de son représentant et de la non qualification des examinateurs comme membres légalement désignés par arrêté ministériel, hormis le président de la commission signataire lui même des différents ordres de mission alors que c'est du ressort du ministre.

Au regard de ce qui précède, le collectif des responsables d'auto-écoles ne doit donc pas imaginer une quelconque volonté de les défavoriser. Aussi le ministre d'Etat les a-t-il invités à plus d'effort et plus de rigueur, sans tenir compte de quelques errements qui peuvent encore subsister dans ce ministère.

Et le ministre d'Etat de conclure que le permis de conduire est un document on ne peut plus sérieux et que tout possesseur doit être conscient de ses responsabilités pour ne pas être un danger pour les autres usagers. D'où la nécessité d'y mettre toute la rigueur et ainsi ni le ministre d'Etat lui même encore moins tout autre responsable du ministère ne saurait déroger si l'on veut mériter la confiance du président de la République et servir du mieux possible les usagers et par ailleurs prévenir l'insécurité routière par trop grandissante dans notre pays.

 

Source : Journal L'Union Plus du 11/09/2007

 

 



   

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