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Le quotidien l'Union du 10 Septembre 2007

 

 

APPUI AU RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES PARCS NATIONAUX

Le Galbon en passe de rater le don GEF

Alors qu'un délai de 18 mois avait été donné par la Banque mondiale aux autorités gabonaises pour remplir les conditionnalités inhérentes à l'obtention de ce don, rien n indique à l'approche de la dame limite, le 28 septembre prochain, que le Gabon va remplir cette obligation.

LA Banque mondiale a consenti au Gabon un prêt de politique de développement (DPL) dont on ignore jusqu'ici le montant. Celui-ci vise l'appui au renforcement des capacités et la gestion des parcs nationaux. En outre, notre pays a été élu pour l'obtention, au titre du don GEF du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), d'un montant de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs).

Si l'argent est disponible à la Banque mondiale aussi bien le prêt DPL que le don GEF ), sa mise à disponibilité aux autorités gabonaises est soumise à un certain nombre de conditionnalités. Pour ce qui est du prêt du DPL, la Banque mondiale a demandé aux autorités gabonaises de l'inscrire dans la loi de finances. Ce qui semble-t-il avait été fait, sauf que lors de la révision de cette loi des finances, ce volet a curieusement disparu sans que l'on en sache véritablement les raisons. En dépit des observations qui ont été faites quant à cette inscription budgétaire, les choses ne sont pas encore rentrées dans l'ordre. Et les conséquences de cette lenteur peuvent coûter au Gabon la perte de ce prêt d'autant plus que pour des raisons presque similaires, la partie gabonaise avait demandé extension de ce prêt.

COQUILLE• Cette conditionnalité n'est pas la seule à être exigée par la Banque mondiale, car le Gabon est tenu de recruter un assistant technique pour la gestion financière et comptable. A ce qu'il semblerait, celui-ci a été identifié, il ne reste plus que la signature de la convention en vue de la finalisation de cette conditionnalité. Il y a aussi comme conditionnalité, le règlement des arriérés des anciens projets (un reliquat de 50 millions de francs), la mise en place du plan socio-environnement, la finalisation des termes de références et des contrats avec les ONG partenaires d'exécution du projet et surtout la création de 'Agence nationale des parcs nationaux qui est non seulement une des conditionnalités pour le prêt DPL, mais constitue la principale en ce qui concerne le don GEF.

La création de l'Agence nationale des parcs nationaux doit se traduire par la promulgation de la loi sur les parcs nationaux dont le vote au Parlement avait fait l'objet de la mise en place d'une commission paritaire entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Etant donné que la loi avait été votée dans les deux chambres en des termes non identiques. Mais depuis on attend toujours la promulgation qui tarde à venir. On parle d'une coquille qui se serait glissée dans le texte et qui serait à l'origine du blocage. En effet, dans le texte proposé par le ministère de l'Economie forestière et voté au Parlement, l'article 31 de la mouture ministérielle fait état de ce que "le Comité de gestion est présidé par le ministre en charge des parcs nationaux..." Une disposition qui heurte, à l'évidence, les dispositions de l'article 41 de la loi 11/82 portant régime juridique des établissements publics, des sociétés d'Etat, des sociétés d'économie mixte et des sociétés à participation financière publique, laquelle dispose que la présidence du conseil d'administration ou du conseil de gérance d'un établissement public, d'une société d'Etat, d'une société d'économie mixte ou d'une société à participation financière publique est incompatible avec l'exercice des fonctions gouvernementales lorsque la tutelle technique ou financière de ms organismes relève du département dont le ministre ou secrétaire d'Etat en cause, a la charge..."

RESPECTER LES EXIGENCES• Soit, mais pourquoi jusque-là le Parlement n'a-t-il pas encore résolu ce couac afin que la Gabon entre en possession de ce don dont on imagine l'importance pour la gestion des parcs nationaux ? A quelques trois semaines de l'expiration du délai imparti, peut-on croire à un miracle ? En tout cas si le Gabon veut véritablement l'aide de la Banque mondiale et le don GEF, il se doit de toute évidence de tout faire pour respecter les exigences de ses partenaires au développement.

Il n'y a pas très longtemps, le ministre de l'Economie forestière déclinait aux députés et aux sénateurs la politique que compte mener son département dans les cinq prochaines années, il s'agissait du programme forêt, pêche environnement (PFPE) qui avait été élaboré pour corriger les dysfonctionnements des filières bois, pêche et environnement de la première phase menée en 2004 avec un certain nombre de partenaires à savoir la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), l'Union européenne (UE) et l'Agence française de développement (AFD). Cette correction visait au dire du ministre l'impulsion d'une nouvelle dynamique pour à la fois contribuer à la diversification de l'économie gabonaise et favoriser la création d'un grand nombre d'emplois. L'on sait que la décision prise par le président de la République en vue de la création d'aires protégées est salutaire en ceci qu'une mine d'emplois pourrait en découler. Pourvu qu'on en prenne conscience.

 

Source : Journal L'Union Plus du 10/09/2007

 

 



   

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