VISITE DU CHEF DE L'ETAT AU
MAROC
Tête-à-tête Omar Bongo Ondimba et Mohammed VI
Avant de regagner Libreville,
dimanche vers 4 heures du matin, le deux
hommes ont revisité, au palais royal de Tétouan,
ville située au nord du Maroc, à plus de 200 km
de Rabat, les axes forts de la coopération
bilatérale entre Rabat et Libreville pour donner
à celle-ci une dynamique nouvelle, dans les
secteurs sociaux de base, notamment.
LE président de la République
Omar Bongo Ondimba a regagné Libreville,
dimanche 9 septembre 2007 vers 4 heures du
matin, au terme d'un. séjour privé de trois
semaines à Rabat au Maroc.
Malgré le caractère privé de
ce séjour entamé, le 20 août dernier, au
lendemain de la célébration de la fête de
l'Indépendance de notre pays à Libreville, en
présence de plusieurs chefs d'Etat africains, le
chef de l'Etat gabonais s'est plié aux exigences
de sa fonction pour poursuivre les discussions
engagées avec les plus hautes autorités
marocaines sur les voies et moyens de dynamiser
les relations traditionnelles et privilégiées
que les deux pays entretiennent depuis plus de
trois décennies et de raffermir davantage les
liens étroits qui le lient au souverain marocain
depuis le défunt roi Hassan II et Mohamed VI,
son successeur sur le trône Alaouite.
L'entretien que le président
gabonais a eu avec le roi du Maroc au palais
royal de Tétouan, ville située au nord du pays,
à plus de 200 km de la capitale du royaume
chérifien, a été indiscutablement l'occasion
d'un échange approfondi entre les deux hommes d'Etat
sur des questions d'intérêt commun et
d'actualité internationale et africaine
brûlante. Tant les deux hommes partagent une
communauté de vues sur plusieurs questions et ne
ratent pas de les exprimer chaque fois que
l'occasion se présente.
Au plan bilatéral, Omar Bongo
Ondimba et Mohammed VI, qui entretiennent des
contacts réguliers, ont abordé l'évolution des
projets d'accord commun initiés entre les deux
pays lors des multiples rencontres qu'ils ont
eues depuis la visite de travail et d'amitié du
souverain marocain à Libreville du 18 au 22 juin
2004, laquelle avait été notamment ponctuée par
la signature de l'accord de promotion et
protection réciproque des investissements, le
lancement d'un projet immobilier au nord de la
capitale gabonaise, plus précisément à Angondjé.
COOPERATION• Le contenu
de cette coopération est en rapport avec
l'excellence des relations d'amitié et de
coopération établies depuis plusieurs décennies.
Elle est le fruit du constant dialogue politique
et diplomatique des dirigeants des deux pays qui
partagent la même ambition de les hisser à un
niveau encore plus élevé.
Au-delà, de la coopération
militaire très dynamique et de l'importante
place accordée à la formation des cadres
gabonais dans les écoles et universités du
Royaume depuis plusieurs années, la coopération
s'intensifie et prend depuis quelque temps une
autre dimension. D'autant qu'aux nouveaux
accords signés dernièrement, aussi bien à
Libreville qu'à Rabat, en matière économique,
échanges commerciaux, infrastructures, logement,
urbanisme et des services par les deux parties,
l'engagement est davantage marquée dans les deux
capitales. La 5e Grande commission mixte de
coopération Maroc-Gabon tenue dans la capitale
marocaine, en marge de la visite officielle que
le Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong
avait effectuée du 6 a 9 juin 2006, a permis
d'entrevoir des perspectives meilleures de
diversification de cette coopération, dont les
grandes orientations avaient été déclinées lors
des entretiens que le roi du Maroc et le
président Bongo Ondimba, ont eus deux ans plus
tôt au palais présidentiel de Libreville.
A Tétouan, les deux hommes d'Etat
se sont naturellement réjouis des avancées
enregistrées dans plusieurs domaines, de même
que des acquis majeurs obtenus dans le domaine
des Télécommunications notamment avec le
prottessus de privatisation de Gabon Télécom,
une société gabonaise rachetée par Maroc
Télécom. Ce dossier est, entre autres, un
élément marquant de l'expression de l'engagement
fort de Rabat aux côtés des autorités de
Libreville. Car, malgré les manoeuvres obscures
orchestrées par certains compatriotes complices
et auteurs de la faillite dans laquelle cette
société était plongée, au point de contraindre
l'Etat gabonais à la céder à un partenaire
financier étranger, la partie marocaine a
maintenu le cap. Gabon Télécom et Libertis, ont
repris vie au regard des efforts accomplis pour
améliorer leurs services et pour obtenir de
meilleures performances. La tempête provoquée
par l'affaire politico-judiciaire née de ces
manœuvres s'est calmée.
HOMMAGE. Mais, au-delà de
ce volet qui n'a nullement et fort heureusement
entamé la détermination des deux parties à
poursuivre sur la voie tracée au sommet des deux
Etats, le président Bongo Ondimba et le roi
Mohammed VI se sont naturellement engagés à
accroître leurs actions dans le sens d'une plus
grande dynamisation de la coopération entre les
deux pays. L'objectif étant, semble-t-il,
d'inverser la tendance afin que les deux parties
profitent des opportunités qui s'offrent à eux.
Rappelons qu'au tout début de
son séjour privé, le président gabonais s'est
entretenu également avec le Premier ministre
marocain Driss Jettou, qui l'avait salué à son
arrivée à l'aéroport Rabat-Salé, en présence de
plusieurs autorités marocaines et diplomatiques.
Cet échange avait naturellement permis un tour
d'horizon des grands dossiers que les
gouvernements marocains et gabonais doivent
traduire en actes de manière à dynamiser
davantage le partenariat tissé dans divers
domaines parle Gabon et le Maroc.
Avant de boucler sa visite
privée qui intervenait dans un contexte local de
fête de la jeunesse, coïncidant avec le 44e
anniversaire du roi Mohammed VI, monté sur le
trône il y a 8 ans, et surtout le 54e
anniversaire de la glorieuse Révolution du Roi
et du Peuple pour l'Indépendance du
Maroc, le président gabonais n'a pas manqué le
rituel du Mausolée de Rabat. Un lieu où il a
rendu hommage à la mémoire des défunts
souverains Mohammed V et Hassan II, auxquels il
était particulièrement lié par une grande et
profonde amitié. Les deux hommes ayant entamé la
construction de la relation forte que les deux
pays entretiennent depuis plus de trois
décennies.