LA 19e Conférence
régionale africaine de l'Organisation
internationale de police criminelle
(OIPC-Interpol) s'est dernièrement tenue au
Centre des conférences internationales d'Arusha
(Tanzanie). Le Gabon était représenté par le
Commandant en chef des forces de police
nationale, le général de corps d'armée Claude
Langouba. Celui-ci était accompagné de deux de
ses collaborateurs.
Ces assises ont été
précédés par la 18e réunion africaine des chefs
des services nationaux spécialisés dans la lute
contre les drogues.
Les deux rencontres
avaient trait d'une part à une meilleure
sensibilisation de la famille policière
africaine sur l'ampleur de la tournure que
prend, ces derniers temps, le trafic des
stupéfiants sur notre continent. Ainsi que sur
le danger permanent sur les populations que
constitue l'usage de la drogue. Tout cela visait
à tirer la sonnette d'alarme pour parer à la
propagation croissante de ce fléau.
Sur ce point, les
conférenciers ont établi que le cannabis, la
cocaïne, les substances psychotropes et les
précurseurs sont en nette progression en
Afrique.
Des stratégies ont
été mises en place pour mieux lutter contre ce
mal dans nos pays. Lesquels sont devenus, pour
ainsi dire, des zones de stockage et de transit
de ces stupéfiants, avant leur départ pour
l'Europe et d'autres destinations. L'Afrique
centrale et l'Afrique de l’Ouest sont
considérées comme les principales plaques
tournantes.
D'autre part, les
assises d'Arusha, ont également mis l'accent sur
les rapports d'activités des polices d’Afrique
centrale, orientale et occidentale. De même,
elles ont permis d’évoquer les opérations
conjointes sur les phénomènes marquants de la
criminalité, les échanges de bonnes pratiques
entre Bureaux centraux nationaux (BNC)
d’Interpol, et les échanges d’informations à
caractères criminel.
Pour ce qui est de
l'Afrique centrale, le rapport d'activité a été
présenté par le général Claude Langouba.
II faut souligner
que la 19e conférence régionale africaine de
l'OIPC-Interpol a été sanctionnée par une série
de recommandations à mettre en application avant
les prochaines retrouvailles. Les patrons des
polices africaines ont noté non sans amertume,
le retour dans son pays (Nigéria) du commissaire
Amadou Mohamed, premier Africain à occuper un
poste de directeur au sein de cette organisation
internationale. Le commandant en chef des forces
de police gabonaise lui a, au nom de tous les
délégués, remis un présent pour cette
circonstance.
En outre, rappelons
que ces rencontres ont lieu une fois tous les
deux ans. Et que pour les assises d'Arusha, on a
enregistré 300 délégués représentant les 53
Etats membres, les observateurs des pays
d'Amérique, d'Asie et d'Europe; ainsi que des
représentants des organisations non
gouvernementales (ONG).