L'Assemblée nationale se félicite de la
diplomatie agissante du Gabon
En témoigne le "Grand Prix Manhaé" reçu
par le président de la République, chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba, le 27 Juliet dernier
à Séoul (Corée), ainsi que l'a rappelé le
président Nzouba Ndama.
EN application des
dispositions de l'article 41 de la Constitution,
l'Assemblée nationale a procédé hier, en
présence du Premier ministre, chef du
gouvernement, à l'ouverture solennelle de la
deuxième session ordinaire du parlement dite
"session budgétaire" puisqu’'essentiellement
consacrée à l'examen et à l'adoption du budget
de l'Etat pour l'exercice 2008 qui lui sera
soumis par le gouvernement.
Celle-ci intervient au
terme de l'intersession parlementaire qui,
finalement, a été de courte durée. C'est en
effet, le 19 juillet 2007 que les députés
s'étaient séparés, après l'organisation d'une
session extraordinaire au cours de laquelle la
loi de finances rectificative 2007 ainsi que
d'autres textes ont été soumis à ses
appréciation et adoption par le gouvernement.
Un mois et demi s'est
écoulé depuis cette dernière rencontre, marqué
par plusieurs événements. C'est ainsi que le
président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba
Ndama est revenu sur la commémoration du 47e
anniversaire de l'indépendance du Gabon,
célébrée en présence de nombreux chefs d'Etat et
de délégations qui, en répondant à l'invitation
du président Omar Bongo Ondimba, ont donné,
a-t-il dit, une dimension toute spéciale à la
fête qui, à son avis, fut loin d'être une simple
célébration, mais plutôt "un rendez-vous
historique où chaque compatriote a une tâche
essentielle: celle d’évaluer le chemin parcouru
depuis bientôt un demi-siècle et plus important
encore, se pencher sur l’avenir du pays.
Aujourd’hui nous pouvons dire que nous avons
réussi à asseoir les fondements d'un Etat
démocratique, fondé surie respect des libertés
individuelles et des Droits de l'Homme, mais
nous savons aussi que l'édification d'un pays
est une œuvre de longue haleine qui nécessite à
la fois, de la détermination et de la
persévérance ".
L'arrivée du président
français Nicolas Sarkozy dans notre pays, le 27
juillet 2007, dans le cadre d'une visite
d'amitié et de travail, reste l'autre événement
majeur que le président Nzouba a cité. Car la
rencontre des deux présidents a permis, a-t-il
déclaré hier, de réaffirmer et de consolider les
rapports étroits et privilégiés forgés par
l'histoire, d'amitié et de coopération qui
existent entre les deux Etats souverains. Aussi
son Institution se réjouit-elle, de l'intense
activité diplomatique qui a enregistré ainsi, un
«éclatant succès».
ALLUSION, RAPPEL ET
SOUHAIT Dans ce
registre de la diplomatie agissante, il a été,
rappelé le Grand prix Manhae de la Paix, édition
2007 que le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba a
reçu dernièrement à Séoul, en République de
Corée. Sur tout un autre plan, Guy Nzouba Ndama
a salué l'inscription du Parc national de la
Lopé Okanda sur la prestigieuse liste du
patrimoine mondial de l'Unesco, qui ouvre à
notre pays de nouvelles perspectives, en
particulier, dans le domaine de l'éco-tourisme.
Notons que le budget est
l'outil de politique économique le plus
important dont dispose le gouvernement.
Loin d’être une simple
compilation de recettes et de dépenses, il est
le schéma directeur de la politique économique
pour chaque exercice budgétaire. Il fixe de
manière concrète, les orientations que devront
suivre les politiques nationales dans tous les
domaines. « Le budget est donc l'affaire de tous
dans la mesure où il doit répondre aux attentes
du plus grand nombre et accélérer le processus
de développement économique et social du pays »
a déclaré le président Nzouba Ndama.
Par ailleurs, l'Assemblée
nationale est appelée à examiner et à ratifier,
au cours de cette session qui démarre, des
ordonnances prises par le gouvernement en
application des dispositions constitutionnelles.
Le président Nzouba déplore cependant le fait
que bon nombre de ces textes ne sont soumis de
manière récurrente au Parlement que dans les
dernières semaines de session, rendant de facto
difficile leur examen et par conséquent
impossible toute délibération avant la clôture.
Le souhait alors émis est
de voir les projets à voter par l'Assemblée
nationale parvenir désormais sur (sa) table dans
des délais jugés raisonnables, donc en début de
session.