BIENS ET SERVICES
SOS Consommateurs dénonce sans ambages les abus
de pouvoir
Le ministère clés Transports, la SEEG et les
administrations de l'Etat en charge du contrôle
des prix, ainsi que les commerçants, ont été
pointés du doigt au cours de la conférence de
presse qu'à animée récemment, Christian Richard
Abiaghe Ngomo, président de l'ONG SOS
Consommateurs, membre de la Coalition "Publiez
ce que vous payez".
LE président de
l'ONG SOS Consommateurs, Christian Richard
Abiaghé Ngomo, a animé récemment, une conférence
de presse, au siège de Brainforest, sise au
quartier Louis (carrefour Raponda Walker). La
communication développée par le responsable de
cette ONG qui lutte pour les droits des
consommateurs, a porté sur trois points: l'abus
de pouvoir de la Direction Générale des
Transports Terrestres consécutive à une note de
service du ministre de tutelle, à propos des
travaux sur le réseau d'eau de Libreville
annoncés il y a quelques semaines, par la SEEG
et la hausse vertigineuse des prix au Gabon.
M. Abiaghé Ngomo a
expliqué que, depuis quelques mois, existe un
conflit de compétence entre le directeur général
des Transports terrestres et son adjoint sur la
responsabilité de la signature des documents
administratifs afférant à ce service du
ministère. Pour meubler son argumentaire, le
conférencier a fris pour exemple, la note de
service N°00000512/ MTACT/ CAB-ME du 13 juin
2007.
Basée sur les
recommandations issues du Séminaire national sur
les Transports terrestres, tenu à Libreville du
29 au 31 mai 2007, sur le thème : "Pour eux
organiser les transports au Gabon", cette note
de service énumère un certains nombre de
documents administratifs qui figurent parmi les
décisions prises au cours dudit séminaire. Il
s'agit, du permis de conduire, de la fiche
d'enregistrement et du permis international, de
l'autorisation de transport exceptionnel, de
l'autorisation spéciale de transport et de la
licence de transport mixte, de voyageurs et de
marchandises...
Sur le premier
document, il est écrit que: «l’application de la
doubles signature (directeur général ou son
adjoint et du directeur de la circulation
routière et des Contrôles techniques) sur le
permis de conduire a trois volets, la fiche
d’enregistrement (concerne le permis étranger)
et le permis international».
Le deuxième
document, quant à lui, recommande «l'application
des signatures du directeur général ou son
adjoint et du directeur de la Circulation
routière et des Contrôles chef de Service
administratif et financier», etc.
Ainsi, à la demande
de nombreux usagers, les membres de SOS
Consommateurs ont envoyé des correspondances au
directeur général et au ministre d'Etat pour
voir clair dans cette affaire. Mais, à l'issue
de l'entretien que Abiaghé Ngomo et les siens
ont eu avec le Ministre d'Etat, lors de
l'audience qu'il leur a accordée et à la lumière
des documents en leur possession, il ressort
que, «le ministre d’Etat n'a pas reconnu la note
de service, objet du contentieux, malgré
l’authenticité de sa propre signature», a
précisé Abiaghé Ngomo. Malgré ce refus de
reconnaissance de cette note par le premier
responsable de la tutelle, le président de SOS
Consommateurs constate que, ladite note de
service est appliquée depuis sa publication la
loi organique en vigueur», a fustigé Abiaghé
Ngomo, avant de faire observer que, «si l'on n'y
prend garde, non seulement les usagers sont
floués, mais pire encore, le permis gabonais
perdra tout son crédit à travers le monde».
Abordant le second
point, le président de SOS Consommateurs a
qualifié les travaux d'extension sur le réseau
d'eau de Libreville, effectués et annoncé
récemment par la SEEG «demi-mesure». Pour la
simple raison que, dans le manifeste que cette
ONG a publié le 4 avril 2007, il est demandé à
la Dame SEEG , un plan d'extension des réseaux
d'eaux et d'électrification dans tout le Gabon,
une reformulation de la facture de ses clients,
une baisse des tarifs d'eau et d'électricité,
une évaluation complète et une réparation des
préjudices subis par les usagers et
consommateurs, du fait des 2007, à Libreville.
Sur le dernier
point à l'ordre du jour, M. Abiaghé Ngomo a dit
que, l'épineux problème de la hausse des prix
des produits de consommation dans notre pays, le
pousse à réitérer les attentes des consommateurs
gabonais. Car, dans le cadre de la campagne
"Casse tes prix", il y a quelques mois, SOS
Consommateurs avait attiré l'attention du
ministre de l'Economie et des Finances quant à
la nécessité d'agir sur les leviers que sont la
fiscalité et la parafiscalité, parce qu'elles
sont des pesanteurs sur l'économie nationale.
«Et comble de malheur, c'est toujours le
consommateur qui en fait les frais», a regretté
Abiaghé Ngomo.
Selon ce dernier,
le laxisme de certaines administrations, qu'il
accuse d'être de connivence avec les
commerçants, fait le nid de tous les excès
enregistrés à ce jour. «Nous devons ainsi
rappeler qu'à l'origine, les consommateurs du
Gabon s'interrogent suries coûts des produits
pétroliers, du bois, des services
financiers...», a rappelé M. Abiaghé qui pense
qu'il ni y a qu'une décision politique pour
répondre à ces questions.
«Mais tant que ça
dure, l’avenir de centaines de milliers de
ménages est incertain», a-t-il avancé.
L'ONG SOS
Consommateurs invite tous les Gabonais à agir
ensemble, pour dire haut et fort, leur colère
dans le cadre de la convention des consommateurs
du Gabon. Pour cela, cette entité a convoqué, le
samedi 8 septembre 2007, à 16 heures au
carrefour de la Tolérance (Rio), une rencontre
avec les consommateurs. «Il s'agira d'adopter
une dynamique commune et des stratégie visant à
prévenir le chaos», a conclu Christian Richard
Abiaghé.