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Le quotidien l'Union du 1er au 2 Août 2007

 

REUNION GOUVERNEMENT ET COMMERCANTS SUR
L’AUGMENTATION DES PRIX

Le gouvernement invite les opérateurs économiques
à reconsidérer la housse des prix

Au cours de la rencontre, le Premier ministre a, par ailleurs, demandé aux services compétents de veiller à l’application stricte de la loi réglementant les stocks en République gabonaise en vue de l’approvisionnement régulier du marché en toutes circonstances.

LOIN d’être un procès, la rencontre d'hier 31 août 2Ô07, entre le Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, et les opérateurs économiques, à propos de la hausse des prix actuellement observée sur certains produits de première nécessité, aura plutôt été une tribune que les différents patrons de grandes sociétés de la place : Siat-Gabon (huile savons, etc.), Cim-Gabon, Nestlé Gabon, la Smag, Rougier-Océan, Prix Import... et aussi quelques responsables des Syndicats des commerçants présents, ont saisi cette occasion pour se justifier du reproche qui leur est fait suite à la flambée du prix de la plupart de leurs produits.

Un dénominateur commun cependant à toutes leurs explications : « Les hausses sont essentiellement dues aux coûts devenus onéreux de la taxation des produits importés, à l’embarquement comme au débarquement". Un argumentaire que le Premier ministre a jugé "discutable" d'autant que les raisons avancées par les responsables de ces entreprises sont à la fois endogènes et exogènes.

Un constat établi concernant le jeu de l'offre et de la demande, révèle d'ailleurs que les augmentations dont les populations sont souvent victimes "surviennent toujours pendant la saison sèche, et tiennent essentiellement aux stocks insuffisants voire dissimulé ou manipulés ", a souligné le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong , visiblement gêné. Ces hausses de prix au gré des humeurs étant a-t-il ajouté, en contradiction avec les promesses faites par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba à ses concitoyens en 2005, lors de sa brillante réélection à la magistrature suprême.

Et à chaque fois, la conséquence directe est l'augmentation surprenante des produits dits de première nécessité, à l'exemple de l'huile de table et/ou de friture vendue désormais à 1 250 F. Alors qu'il y a un mois encore, elle coûtait 750 voire 800 francs. Idem pour les produits laitiers. L'exemple du lait en poudre Nido est éclairant à ce propos : la boîte moyenne vendue naguère 3 500 F a augmenté aujourd'hui de près de 700 francs, a fait constater le Premier ministre, chef du gouvernement.

Toutes choses, on en convient, qui ne laissent pas insensible le gouvernement certes compréhensif et ouvert aux préoccupations des opérateurs économiques, eu égard aux responsabilités qui sont les siennes d'assurer et de veiller, entre autres, au mieux-être des Gabonais.

Aussi le Premier ministre a-t-il invité hier, les différents partenaires économiques à reconsidérer leur position, c'est-à-dire, les hausses de prix intervenues ces derniers temps sur certains produits courants notamment: 1'huile rouge raffinée, le lait, le ciment, le contre-plaqué et les produits carnés et halieutiques importés.

BOUCS EMISSAIRES La réunion d'hier tenait donc lieu d'invite quant à l'application urgente de cette décision du gouvernement, et partant des dispositions en vigueur et des termes des conventions liant l'Etat gabonais à toutes ces entreprises.

Les prix seront arrêtés d'accord parties entre les administrations compétentes et les opérateurs économiques concernés. D'où certainement la mise en place souhaitée et approuvée par Jean Eyéghé Ndong d'une commission qui sera chargée d'inventorier et de proposer des solutions qui s'imposent pour mettre un terme à cette situation des hausses de prix devenues cycliques, et dont l'incidence est assurément insupportable et manifestement néfaste au pouvoir d'achat et au mode de vie de nombreux compatriotes.

Les syndicats des commerçants représentés hier, disent attendre la convocation de cette éventuelle concertation, pour présenter et défendre les droits et les intérêts de leur corporation. Les commerçants détaillants étant, selon eux, des "boucs émissaires des situations confuses » au même titre que les consommateurs.

 

Source : Journal L'Union Plus du 01-02/09/2007

 

 



   

REUNION GOUVERNEMENT ET COMMERCANTS SUR L’AUGMENTATION
DES PRIX

Le gouvernement invite les opérateurs économiques à reconsidérer la housse des prix
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LE PREMIER MINISTRE AUX OPERATEURS ECONOMIQUES, HIER
Reconsidérez les hausses de prix!

BIENS ET SERVICES
SOS Consommateurs dénonce sans ambages les abus de pouvoir

Pour moi quoi…Makaya
...je constate que c'est assez loin d'être la mission de notre police de proximité...