PANIER DE LA MÉNAGÈRE
Les prix
en hausse de 0,4%.
Avec un glissement sur un an
se situant à hauteur de 5,3% jusqu'à août 2008
contre 5,9% en 2007 de la même période.
L'OBSERVATION du panier de la
ménagère, jusqu'à fin août 2008, affiche des
données variables en termes d'évolution de
l'indicateur des prix. Selon les chiffres de la
Direction générale de la statistique et des
enquêtes économiques (DGSEE), l'indice harmonisé
des prix à la consommation des ménages progresse
de 0,4% en 2008 comme en août 2007. Seulement,
le glissement des prix sur un an est de 5,3%o
contre 5,9% en août 2007.
Cette situation est la
conséquence d'une hausse des prix d'un certain
nombre de produits de consommation courante.
D'abord, les produits alimentaires et les
boissons non alcoolisées qui enregistrent une
progression de 0,7%, suivis des tarifs de
communication (1,1%) et des transports (0,3%).
Pour la communication, la montée des prix, aux
dires des responsables de la DGSEE, «résulte
uniquement de l'augmentation du coût de
l'impulsion de téléphone ». Quant à la hausse
des prix des transports, elle est
essentiellement due à la vente des automobiles
(3,2%) et des pièces détachées et accessoires
(0,7%). Le secteur restauration et hôtellerie
voit sa courbe grimper de 0,7%, situation
consécutive à la montée des prix de certaines
consommations dans les restaurants et débits de
boissons (0,6%0) et aussi des services
d'hébergement (5,3%). Le logement, l'eau, le
gaz, l'électricité et les autres combustibles
enregistrent une progression de 0,1 % et de 0,7%
pour les produits concernant le volet santé,
exclusivement les prix des médicaments. Tout
comme les meubles, articles de ménage et
d'entretien courant de la maison dont la
progression des prix se situe a 0,4%. Il s'agit,
précise la DGSEE, des articles d'ameublement et
de décoration, tapis et autres revêtements de la
maison (2 ,2%), de la vaisselle (3,9%) et des
appareils de chauffage et de cuisine,
réfrigérateurs, machines à laver et autres
(0,1%).
PONDERATIONS• Par contre,
les choses semblent différentes au niveau des
boissons alcoolisées et du tabac qui
enregistrent une baisse de 0,5% sur le marché
contre une stagnation des prix à la consommation
pour les produits des loisirs et de la culture,
des biens et services divers (0,0%).
La baisse des prix constatée,
au niveau des boissons alcoolisées et du tabac,
résulte de la fabrication locale des cigarettes
(-1,7%).
Les prix des produits
alimentaires connaissent également une tendance
haussière. C'est le cas du poisson et autres
produits de pêche séchés ou fumés (18,6%). Le
manioc,tubercule banane Plantin (8,9%), le maïs
et arachide (3,2%), les légumes secs (8,7%). En
termes de prix moyens de quelques produits
consommés à Libreville, il est constaté de
légères progressions pour certains aliments tels
que le kilogramme de riz grain ordinaire vendu
en vrac est passé de 357 francs en août 2007 à
514 francs en 2008.
De même pour le kilogramme de
farine de blé vendu en vrac dont le prix est
passé de 958 francs en août 2007 à 1099 francs
en 2008. En revanche, les indicateurs affichent
une baisse des prix des produits congelés telles
que les ailes de dinde congelées dont le
kilogramme est passé de 1343 francs en août 2007
à 1260 francs en 2008. La situation s'observe
aussi pour la viande de brousse, notamment le
porc-épic frais dont le prix est passé de 4650
francs en 2007 à 4292 francs en 2008.
Comparativement à l'année
2007, la stagnation des prix des produits
alimentaires s'observe au niveau du ragoût de
boeuf frais dont le kilogramme s'est stabilisé à
3500 francs. Cela est aussi valable pour
d'autres produits tels que le gaz domestique,
(essence et le gasoil.
La DGSEE indique que dans le
cadre de la méthodologie utilisée pour réaliser
(indice harmonisé des prix à la consommation, le
panier de la ménagère comprend 394 variétés qui
sont suivies dans 379 points de vente répartis
sur l'ensemble de l'agglomération. 2 965 relevés
de prix sont effectués chaque mois et dont 2004
constitue l'année de base durant laquelle,
l'ensemble, des produits a été suivi. Par
ailleurs, les pondérations de ce nouvel indice
proviennent d'une enquête sur les dépenses des
ménages réalisés en 2003 auprès de 1008 ménages
de la capitale.