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Le quotidien l'Union du 10 Octobre 2008

 

ASSEMBLÉE NATIONALE/CLÔTURE DES TRAVAUX DU GROUPE PDG

"La lutte contre la vie chère doit être conduite en considérant l'économie dans sa globalité"

La hausse des prix étant liée à des causes exogènes, le ministre délégué aux Finances, Charles Mba; préconise une prise en charge de l'économie gabonaise par les nationaux.

AU deuxième et dernier jour des travaux de la rentrée politique du groupe parlementaire PDG à l'Assemblée nationale, le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Charles Mba s'est présenté hier en matinée, et pour la seconde fois consécutive, devant les députés et les sénateurs du parti au pouvoir pour répondre cette fois-ci à la question : "Comment lutter contre la vie chère et garantir la qualité des produits".

"C'est un sujet de grande importance" a déclaré le député Barnabé Indoumou Mandoungou qui faisait office de modérateur. Ce sujet a du reste fait l'actualité, il y a peu, à la suite de la montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité à l'échelle planétaire. Et, pour mieux cerner la question ainsi soumise à sa réflexion, le ministre Charles Mba a tout d'abord présenté l'état de l'économie nationale qui est marquée ces dernières année, a-t-il dit, par une croissance irrégulière du fait de la baisse de la production pétrolière. Même si, souligne-t-il, certains indices laissent penser à une relative vigueur de l'appareil productif, au regard du Produit intérieur brut (PIB) qui a enregistré une hausse des dépenses d'investissement imputable en grande partie à la croissance des investissements hors pétrole. Mais aussi à la consolidation du dynamisme de la consommation des ménages due à l'augmentation du SMIG en 2006, en dépit de la hausse de certains produits de consommation. Autant d'indices, accompagnés de bien d'autres encore qui laissent en effet faire penser à la vigueur de l'appareil productif.

Pour autant, l'activité économique mondiale qui connaît une dégradation, a pour conséquence immédiate le ralentissement de la croissance économique mondiale avec pour incidence l'augmentation des produits importés. Il s'en est suivie la perte du pouvoir d'achat que confirme du reste l'augmentation de FIHPC (l'Indice harmonisé des prix à la consommation) des ménages.

REVELATION• Comment alors lutter contre la vie chère dans un environnement économique international marqué par une crise financière ? Tout en expliquant ce phénomène qui pour lui est le fait d'éléments conjoncturels ou externes, mais aussi de l'étroitesse du marché gabonais, Charles Mba a décliné un certain nombre de mesures, notamment sociales, pour y faire face.

L'une d'elles a consisté à prendre des textes réglementaires et législatifs pour encadrer le régime des prix consécutivement à la signature de la trêve sociale en 2004 entre les Syndicats et le gouvernement. cette mesure avait consisté pour l'administration à fixer le seuil maxima des prix.

Aussi, l'Etat avait-il pris également quelques autres mesures préventives et coercitives pour garantir la qualité des produits consommés sur le marché. Autre mesure prise par le gouvernement: le blocage des prix du carburant à la pompe en accordant à la Sogara une subvention de l'ordre de 108 milliards de francs sans lesquels, on s'en doute, le prix du carburant à la pompe aurait été plus élevé qu'il ne l'est actuellement.

Pour le ministre délégué aux Finances, "la lutte contre la vie chère ou même l'inflation doit être conduite en considérant l'économie dans sa globalité et intégrée dans le cadre de la lutte contre le sous-développement, c'est-à-dire cintre le chômage, le sous-emploi, la fuite des capitaux... D'autant que pour lui cette lutte contre la vie chère doit être aussi la lutte pour la valorisation des ressources nationales.

A la suite de l'exposé du membre du gouvernement, la parole est revenue aux parlementaires et au public. L'on retiendra pour l'essentiel les révélations faites par un certain nombre de députés sur le fait que l'Etat, qui dépense plusieurs milliards dans le cadre du financement de la gratuité de l'eau et de électricité, ne vérifie pas si les ayants droit sont bien pourvus en eau et en électricité, il a été constaté que dans certains quartiers sous-intégrés plusieurs bénéficiaires passent des journées entières sans approvisionnement de ce précieux liquide alors que l'enveloppe dégagée ne diminue guère. Ils ont même fait des révélations, lesquelles font état de ce que des compteurs d'eau tournent quelquefois sans même qu'on ait ouvert les robinets d'eau. Comment cela est-il possible ? Le ministre a, tout simplement, pris acte.

 

Source : Journal L'Union Plus du 10/10/2008

 



   

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