Pour moi quoi...
QUAND moi, Makaya, je me
montre réservée devant toutes ces
célébrations... journée mon-' diale de ceci,
semaine internationale de cela : ça ne charge
vraiment rien à notre quotidien de Makaya.
D'ailleurs, ceux dont on attend des initiatives
à ce sujets semblent eux-mêmes surpris, au point
soit de reporter les:" manifestations (dans
notre Gabon d'abord-là, on est en passe d'en
devenir les champions) soit de faire le mort,
quoi.
Regardez un peu, mes chers
frères sans illusions ce que vient de se passer.
Lundi, c'était la journée mondiale de l'habitat.
Qu'est-ce qu'on a vu ? Rien. Un discours sur des
généralités pendant que de nombreux frères et
sœurs se débattent dans des problèmes de
logement sans fin. Personne pour nous faire le
point sur ce chantier de l'habitat social qui
ressemble chaque jour un peu plus à un serpent
de mer. Personne pour nous redonner un peu
d'espoir.
Mardi, rebelote. Un silence
assourdissant a entouré la commémoration de la
toute première Journée mondiale pour le travail
décent. Nos syndicats qui avaient pourtant
défilé sur ce thème le 1er mai se sont inscrits
aux abonnés absents, alors qu'un peu partout à
travers le monde se mobilisaient, à l'appel de
la Confédération syndicale internationale,
diverses organisations de travailleurs.
Il faut croire qu'entre le
1er mai et le 7 octobre, les emplois précaires
et les mauvaises conditions de travail dénoncés
alors ont totalement disparu dans notre doux
pays-là. Et que tous ceux qui se plaignent de ce
que leurs revenus ne leur permettent pas de
prétendre par exemple à... un logement décent,
ni, encore moins, de joindre les deux bouts, ont
un comportement d'enfant gâté !
Peut-être que chacun
attendait ce coup de fouet que notre "présida"
vient de donner au pays avec ce remaniement du "gouvrement"
pour retrouver de l'ardeur. II faut l'espérer,
quoi ...
... Makaya