FAIT DIVERS
L'employé agresse trois de ses collègues au
moyen d'un poignard
LES clients du magasin "Le
roi de Potos" à Franceville dans le Haut- Ogooué
ont vécu mercredi dernier, une scène de violence
digne d'un filin d'horreur.
Tout est parti d'un ordre
intimé par le caissier du magasin, Ali Akar, à
l'un des employés, Aboubakar Mahamat, sujet
tchadien, à qui il a demandé d'aller décharger
la marchandise qui venait d'arriver. Ce dernier
refuse de s'exécuter. "Pour quoi ?" lui demande
l'autre." Va le faire toi même. Qui travaille
ici ? C'est toi ou c'est moi ?" lui a rétorqué
le Tchadien.
C'est sur ces entrefaites
qu'arrive le patron du magasin, M. Tsioba Eweybé
qui, à son tour demande à I'employé pourquoi il
ne veut pas travailler ? n reçoit également la
même réponse: le refus de l'employé de
s'exécuter. Il ira même jusqu'à dire au patron
que "ce n'est pas ton problème".
A partir de là, M. Tsioba
comprend qu'il a devant lui un homme non
raisonnable. Il demande aussitôt à l'employé
indocile de rentrer chez lui. L'autre ne
l'entend pas de cette oreille-là. Commencent les
menaces. "Tu vas voir" tonne t-il, en pointant
du doigt le caissier Ah Akbar.
L'homme insiste en disant "je
ne sors pas, fais ce que tu veux". M. Tsioba qui
en avait marre se retire pour aller chercher la
police, puisque le magasin est plein de clients.
Pendant qu'il était en ligne avec les agents de
la police, c'est un autre employé qui vient en
courant, lui annoncer que le caissier venait
d'être sérieusement poignardé par Mahmat, qui au
passage, va, blesser deux autres employés dont
un Gabonais du nom de Mamadou Diallo, chauffeur
du dit magasin, atteint à l'arcade sourcilière.
Après son coup, l'agresseur
Mahamat tente de s'enfuir. Il n'ira pas loin. Il
est vite maîtrisé par la foule avant d'être
livré aux éléments de la police judiciaire,
appelés en rescousse. Mahmat Aboubakar n'était
employé au "Roi de Potos" que depuis 6 mois
seulement, tandis qu'Ali Akar est là depuis
l'ouverture du magasin, il y a plus d'un an.
Transporté d'urgence au
centre hospitalier régional Amissa Bongo, Ali
Akar, le plus grièvement blessé, a été
immédiatement admis au bloc opératoire où, à
l'issue de l'opération chirurgicale, ses jours
ne semblaient pas être en danger.
Parmi les personnes informées
de cet incident, il y avait le Procureur général
près la Cour d'appel judiciaire de Franceville,
François Nguéma Essone, et son adjoint procureur
de la République François qui disent n'attendre
que la fin de l'enquête préliminaire pour
recevoir l'agresseur à la barre. Le procureur
général François Nguéma Essone n'a pas manqué de
rappeler que les délinquants de cet acabit
doivent être sanctionnés avec toute la rigueur
de la loi.
Grande interrogation du
procureur de la République: où l'employé violent
a-t-il pu se procurer le couteau ?, Réponse
certainement lors de sa prochaine comparution à
la barre.