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Le quotidien l'Union du 31 Octobre et 1er Novembre 2007

 

FAIT DIVERS

L'employé agresse trois de ses collègues au moyen d'un poignard

LES clients du magasin "Le roi de Potos" à Franceville dans le Haut- Ogooué ont vécu mercredi dernier, une scène de violence digne d'un filin d'horreur.

Tout est parti d'un ordre intimé par le caissier du magasin, Ali Akar, à l'un des employés, Aboubakar Mahamat, sujet tchadien, à qui il a demandé d'aller décharger la marchandise qui venait d'arriver. Ce dernier refuse de s'exécuter. "Pour quoi ?" lui demande l'autre." Va le faire toi même. Qui travaille ici ? C'est toi ou c'est moi ?" lui a rétorqué le Tchadien.

C'est sur ces entrefaites qu'arrive le patron du magasin, M. Tsioba Eweybé qui, à son tour demande à I'employé pourquoi il ne veut pas travailler ? n reçoit également la même réponse: le refus de l'employé de s'exécuter. Il ira même jusqu'à dire au patron que "ce n'est pas ton problème".

A partir de là, M. Tsioba comprend qu'il a devant lui un homme non raisonnable. Il demande aussitôt à l'employé indocile de rentrer chez lui. L'autre ne l'entend pas de cette oreille-là. Commencent les menaces. "Tu vas voir" tonne t-il, en pointant du doigt le caissier Ah Akbar.

L'homme insiste en disant "je ne sors pas, fais ce que tu veux". M. Tsioba qui en avait marre se retire pour aller chercher la police, puisque le magasin est plein de clients. Pendant qu'il était en ligne avec les agents de la police, c'est un autre employé qui vient en courant, lui annoncer que le caissier venait d'être sérieusement poignardé par Mahmat, qui au passage, va, blesser deux autres employés dont un Gabonais du nom de Mamadou Diallo, chauffeur du dit magasin, atteint à l'arcade sourcilière.

Après son coup, l'agresseur Mahamat tente de s'enfuir. Il n'ira pas loin. Il est vite maîtrisé par la foule avant d'être livré aux éléments de la police judiciaire, appelés en rescousse. Mahmat Aboubakar n'était employé au "Roi de Potos" que depuis 6 mois seulement, tandis qu'Ali Akar est là depuis l'ouverture du magasin, il y a plus d'un an.

Transporté d'urgence au centre hospitalier régional Amissa Bongo, Ali Akar, le plus grièvement blessé, a été immédiatement admis au bloc opératoire où, à l'issue de l'opération chirurgicale, ses jours ne semblaient pas être en danger.

Parmi les personnes informées de cet incident, il y avait le Procureur général près la Cour d'appel judiciaire de Franceville, François Nguéma Essone, et son adjoint procureur de la République François qui disent n'attendre que la fin de l'enquête préliminaire pour recevoir l'agresseur à la barre. Le procureur général François Nguéma Essone n'a pas manqué de rappeler que les délinquants de cet acabit doivent être sanctionnés avec toute la rigueur de la loi.

Grande interrogation du procureur de la République: où l'employé violent a-t-il pu se procurer le couteau ?, Réponse certainement lors de sa prochaine comparution à la barre.

Source : Journal L'Union Plus du 31/10/ & 01/11/2007

 

 



   

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