RECHERCHE DES CORPS, APRÈS L'ACCIDENT
SUR LE PONT DE L'OGOOUÉ Â LAMBARÉNÉ
Mission
quasi impossible pour les sapeurs-pompiers
La visibilité sous l'eau étant
nulle et le courant très fort à l'endroit où le
gros camion a plongé, les recherches entreprises
par les plongeurs venus de Libreville se sont
avérées vaines. Sur les trois corps recherchés,
seul un a pu émerger des eaux troubles de
l'Ogooué.
ALORS
que les souvenirs de la Sablière sont encore
vivaces dans nos mémoires, notre pays connaît
encore une faiblesse en matière de secourisme
dans les eaux. Pour preuve, cinq jours a tirs le
spectaculaire accident dé la circulation survenu
sur le pont d'Adouma à Lambaréné, ans la nuit de
vendredi à samedi aux environs de 19h30', les
corps de deux des cinq occupants de la cabine du
camion dé marque Mercedes 2628 1.0 immatriculé
8958 GlU qui a plongé dans l'Ogooué restent
encore introuvables. Ce, en dépit du
déploiement, sans les moyens conséquents, des
plongeurs des Sapeurs-pompiers sur les lieux
de l'accident.
Rappelons à toute fin utile
qu'au moment où le gros camion, chargé de
banane, s'est jeté dans l'eau, deux des cinq
occupants, à savoir le chauffeur, - Merlin
Manfoumbi et une passagère, Christie Moutsinga,
ont réussi à échapper à la mort, par miracle.
Moins fortunés qu'eux, les
trois autres passagers n'ont pu réussir,
certainement à cause de leur emplacement dans le
camion, à s échapper.
Dans l'objectif de vérifier
que les corps des trois portés disparus se
trouvent encore dans le camion et aux fins de
les remonter à la surface, un hélicoptère de
l'aviation légère des armées a été affrété pour
Lambaréné, lundi matin, avec à son bord, quatre
sapeurs pompiers, dont trois plongeurs et un
responsable des opérations.
Sur les lieux du drame, les
trois plongeurs et leur chef ont embarque dans
un bateau de la gendarmerie jusqu'au lieu même
où le camion est tombé. Après avoir passé près
d'une demie heure sous les eaux troubles et
agitées de l'Ogooué en pleine crue, les
plongeurs y sont ressortis bredouilles. Selon
eux, "à plus de 20 mètres de la surface, nous
a vous réussi à palper le camion, mais la
visibilité sous l'eau étant nulle et le courant
très fort à cet endroit, nos efforts ont
été vains, ce d'autant que nous n'arrivons même
pas à nous stabiliser à cause de la pression
des eaux très importante à cet endroit."
En dépit d'une seconde
tentative de sauvetage effectuée un jour après,
la mission de Lambaréné a été quasiment
impossible pour ces sapeurs-pompiers qui, en
dépit de leur bravoure et faute de moyens
conséquents, n'ont pu aller jusqu'au bout de
leur volonté de sortir les corps du camion, au
cas où, ils s'y trouveraient encore, car l'un
d'entre eux, celui du nommé David Mododi, a
émergé seul, au petit matin de lundi 29 octobre
2007. Ce corps repêché des eaux par les
gendarmes qui ont été alerté par les pêcheurs, a
été vite identifié par ses parents et conduit à
la maison des pompes funèbres du Moyen-Ogooué.
Les autres parents espèrent
toujours voir remonter à la surface le corps des
leurs. Bien qu'il y ait eu plusieurs
interprétations sur les mobiles de cet accident,
le chauffeur, Merlin Manfoumbi, a été entendu
par le procureur de la République, avant d'être
déféré hier matin au tribunal de Lambaréné pour
répondre d'un homicide involontaire. Il aurait
déclaré que sa visibilité a été éblouie par les
phares d'un Toyota Hyace bondé de monde au
moment où il a perdu le contrôle de sa machine.
"Je voudrais me mettre à pour éviter le pire et
croyant que j'étais encore sur le bon chemin,
j'ai simplement constaté que je venais
d'arracher les garde-fous du pont..." a-t-il
témoigné.
Signalons que tette tentative
de recherche par les sapeurs-pompiers et qui,
malheureusement s'est avérée vaine a été dirigée
par le procureur de la République, Berthin
Methomat, en collaboration avec les responsables
des forces de sécurité et de défense présents
dans la province.