ASSEMBLÉE NATIONALE /
RÉPARTITION DES POSTES DU BUREAU
La
majorité et l'opposition toujours divisées
N'ayant pu se mettre d'accord
sur le nombre de sièges réservés aux députés de
l'opposition qui en réclament quatre (4) au lieu
de trois (3), proposés déjà à l'ouverture de la
législature, le vote complétant le Bureau s'est
fait, vendredi dernier, sans les élus de ce camp
politique. Résultat : Jean-Marie Ndong Nguéma
(RPG) et Charlotte N'Kéro Mougneko (PDG) ont été
élus 5ème et 6ème vice-présidents de l'Assemblée
nationale.
LA majorité et l'opposition
parlementaires n'ont pas réussi, à nouveau, à
s'accorder sur la répartition des postes au
Bureau de l'Assemblée nationale, dix mois après
la séance d'ouverture solennelle de la
Législature ayant été consacrée au vote des
membres de l'organe dirigeant de la
Représentation nationale renouvelée.
Ce désaccord est réapparu,
vendredi 26 octobre 2001, lors de la plénière
convoquée pour compléter les sièges vacants,
depuis le refus des députés de l'opposition
d'occuper les trois sièges ( 4e vice président,
2e questeur et 6e secrétaire) réservés à leur
camp, sous prétexte que ce nombre devrait, selon
eux, être porté à quatre y coin ris le poste de
3e vice-présidént, pour mieux refléter la
configuration politique de la nouvelle Chambre
des députés issus des élections législatives de
décembre 2006. Laquelle comptait 105 députés de
la majorité, contre 15 pour l'opposition, soit
un de plus que dans la précédente Législature,
où elle avait obtenu 13 sièges, dont trois au
sein du Bureau. Notamment, celui de troisième
vice-président qu'occupait Andre Mbourou du PGP),
le deuxième siège de questeur ( Clément Ndong
Mba) ainsi que le 6e secrétaire (Paul Essigone
Amieng), attribués au Rassemblement pour le
Gabon, avant l'entrée de cette formation
politique dans la majorité.
La question relative à la
répartition des sièges avait été, au tout début
de la mandature, à l'origine de la première
confrontation majorité et opposition
parlementaires, à la suite de la réponse
négative rendue à la requête formulée par la
minorité parlementaire quelle n'avait pas hésité
de quitter les travées de l'hémicycle du palais
Léon Mba, pour protester contre ce qu'elle
considérait comme une volte-face de leurs
collègues issus principalement du collèges
démocratique gabonais. Lequel, après avoir,
selon eux,
donné des assurances sur les
quatre sièges attribués à l'opposition,avait
imposé son diktat, refusant à l'opposition le
poste de 3e vice-président ou elle occupait
pourtant dans la législature précédente.
LACUNE. La majorité
conduite far le Parti majoritaire s'était emparé
de la part du lion en s'octroyant 12 des 15
sièges du Bureau de l'institution. La présidence
avait échu à Guy Nzouba Ndama, les postes de
premier, deuxième, troisième et sixième
vice-présidents furent occupés respectivement
par Daniel Ona Ondo (PM, Léon Paul Mvouba (PDG),
Albert Ndjavé Ndjoy (PDG), Christian Oddou Mba
(RPG) et Charlotte Nkéro Mo noko (PDG). Quatre
sièges de secrétaire avaient été attribués aux
élus pédégistes et un à l'Alliance démocratique
et républicaine (ADERE). Celui de 1er questeur
élu était occupé par Séraphin Moundounga, du
PDG. Les sièges de quatrième vice-président, de
deuxième questeur et de 6e secrétaire réservés à
l'opposition étaient jusque-là vacants.
Mais, après la saisine de la
Cour constitutionnelle parle président de
l'Assemblée nationale, sollicitant son avis sur
cette répartition des postes du Bureau, la
décision de la haute juridiction datée du 12
octobre 2007, bien que reconnaissant que
celle-ci doit refléter la configuration
politique de l'institution, n'a pas moins révélé
que le Règlement intérieur compte une lacune, en
ce qu'il ne détermine pas les modalités de la
répartition des postes au sein du Bureau. Ce qui
voudrait en clair dire due les prétentions de
l'opposition ne pouvaient guère être présentées
comme un acquis de droit. En un mot, la majorité
et l'opposition parlementaires ont été renvoyées
dos à dos par la Cour, les invitant
implicitement à combler cette lacune.
Dans ce contexte, le vote de
vendredi dernier, loin d'avoir occasionné
l'entrée de l'opposition au sein du Bureau, leur
atout juste permis de réitérer leur refus d'y
prendre part sur la base de la répartition leur
attribuant trois postes. Car, les grouges
parlementaires de l'opposition, GFC et UPG, bien
que réaffirmant le respect des dispositions
légales, ont purement et simplement maintenu
leur position. D'autant qu'étantprésente dans
l'hémicycle, l'opposition, en l'absence des
députés Zacharie Myboto et de Pierre Mamboundou,
n'a gas présenté de candidats pour les trois
sièges qui leur sont destinés.
La séance plénière a été
plutôt été marquée par l'élection du député RPG
du Haut Komo, jean Marie Ndong Nguéma au poste
de 5e vice-président, naguère occupé par le
rpégiste Christian Oddou Mba, qui a perdu son
mandat lors d'une partielle face au député Henri
Sene Ingueza du Congrès pour la démocratie et la
justice (CDJ). Ainsi que la confirmation au
terme d'un vote de la députée du ter siège du
département de la Douya Onoye, Charlotte N'Kéro
Mougneko du PDG, au poste de 6e vice-président.
Dans la foulée, certains
bureaux des Commissions ont été complétés
également avec la participation, cette fois-ci,
des élus de l'opposition. D'autant que Daniel
Kombé Lékambo, de l' UGDD a été élu rapporteur
de la commission des Affaires étrangères. L'upégiste,
Pambo Raphaël (3e siège d'Etimboué) au poste de
vice président de la commission des Finances et
de la Comptabilité publique.