Pour moi quoi…
LES langues s'étaient déliées
tant pendant les premières que les secondes
fêtes tournantes que la province de l'Estuaire a
consécutivement abritées en 2006 et 2007 sur le
bien-fondé, l'importance de monuments et
autres statues. D'aucuns ont apprécié
l'initiative, dans la mesure où pour eux ils
embellissaient un tant soit peu la ville.
Les autres ont donné des avis
contraires, prenant non seulement
l'exemple de celui de Rio qui obstrue carrément
la vue aux automobilistes, mais aussi sur celui
placé au carrefour de la poste d'Akébé non
entretenu et caché par une fleur de la même
couleur que lui. Sans oublier celui qui sort de
terre au rond-point de la Démocratie : une tour
de contrôle dont on ne sait pas à quoi elle va
ressembler.
Moi Makaya, je donne
raison à la dernière catégorie. Parce que,
regardez à quoi ressemble la statue du père de
l'indépendance située au carrefour qui porte
justement son nom. Il est devenu le reposoir des
malades mentaux. Le jet d'eau qui l'arrosait
s'est essoufflé et l'eau stagnante est devenue
la piscine des larves des anophèles. Je vous
épargne les épithètes sur la couleur actuelle de
cette statue déjà usée parle temps.
De plus, le manque
d'entretien de ce monument l'enlaidit de plus
belle et on peut finalement être en droit de
dire: si le peu de monuments actuels ne sont pas
entretenus, que ferons nous lorsqu ils seront
nombreux, lorsque ceux en construction
vont s'achever ? Ils tomberont donc tous et au
même moment en désuétude.
Quelle histoire!