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Le quotidien l'Union du 27 et 28 Octobre 2007

 

FAIT DIVERS

Le déclarant en douane était un escroc

Embauché il y a quelques années par le responsable de l'entreprise Equator Transit International, SyIvestre Nzé a "remercié" son employeur en le délestant de plus de 20 millions de F CFA, avant de prendre la poudre d'escampette. Récit éclairé par le témoignage de la Direction de la PME qui a porté plainte.

DÉFIANCE (ou méfiance) est mère de sûreté. Entendez par là' Il ne faut pas être trop confiant si l'on ne veut pas être trompé". Pour avoir oublié ou ignoré ce proverbe, le responsable de Equator Transit International (ETI) l'a appris à ses dépends.

La petite et moyenne entreprise gabonaise spécialisée dans le transit a, en effet, dernièrement été victime des desseins égoïstes et opportunistes d'un de ses employés.

Un certain Sylvestre Nzé, âgé de 42 ans qui n'a eu aucun scrupule à délester son employeur de plus de 20 millions de F CFA, avant de disparaître dans la nature.

Pourtant, lorsque le responsable de ETI l'engage il y a quelques années en qualité de déclarant en douane, il est loin de se douter que ce compatriote qu'il connaît depuis de nombreuses années lui exprimera sa reconnaissance de la plus inélégante des façons.

Il faut dire qu'au départ, aux dires du responsable de la jeune PME, Sylvestre Nzé affiche l'image d'un employé appliqué, mettant toute sa compétence et son expérience pour trouver des clients, traiter les opérations en douane et remplir toutes les formalités administratives auxquelles la société doit faire face.

Son comportement au travail le fait ainsi apprécier du responsable de la société pour lequel il se présente comme un proche collaborateur dans tous les domaines. Très rapidement, il met en confiance son patron qui lui confie même les codes et mots de passe, en principe secrets, permettant de procéder aux opérations de dédouanements des marchandises importées par avion ou par bateau, et arrivant au port d'Owendo ou à l'aéroport de Libreville.

Face à la concurrence dans ce secteur, la société a des difficultés pour trouver des marchés. Mais grâce à ses relations, car il est du métier et a déjà travaillé dans le secteur depuis plusieurs années, Sylvestre Nzé amène quelques affaires permettant de réaliser un chiffre d'affaires pour couvrir les charges d'exploitation.

Cependant , au fil du temps, le comportement de l'intéressé devenait un peu moins bon, notamment sur le plan de l'assiduité. Rien ne laisse supposer qu'il est en train de préparer un coup pour détourner une importante somme d'argent en peu de temps, avant de prendre la fuite pour profiter de son magot.

Il se met donc en rapport avec quelques clients, desquels il obtient des commandes. Ce sont en général des étrangers oeuvrant dans l'import-export, et en particulier des commerçants syro-libanais ou ouest-africains qui importent des véhicules d'occasion.

En deux mois, il réalise ainsi plusieurs opérations d'importations et encaisse directement les recettes fui auraient dues êtres versées dans la caisse de la société, pour un montant de plus de 20 millions de F CFA. Pour accomplir ses forfaits, il s'associe à un certain Noël Kassa, lequel devient son complice.

La supercherie ne sera découverte que quelques semaines plus tard lorsque la banque débite le compte de la Jeune entreprise des liquidations douanières.

Sommé par sa direction de s'expliquer, le déclarant en douane affirme que la société a sans doute été victime d'un agent indélicat qui aurait usurpé le code informatique. Mais très rapidement, les vérifications de la hiérarchie montrent clairement que les documents douaniers sont signés de sa main, et que certains clients qui ont pu être retrouvés, ont délivré des reçus au nom de Sylvestre Nzé.

Se sentant découvert, l'intéressé disparaît. Joint au téléphone, il déclare qu'il est malade et qu'il est allé se faire soigner à Ndjolé. Depuis, il n'a plus donné signe de vie et reste introuvable.

Entre-temps, ETI qui a, par ailleurs fait passer il y a quelques semaines dans nos colonnes, un avis de recherche et licenciement à son encontre, a porté plainte, non seulement contre lui, mais également contre les bénéficiaires de ces détournements de fonds, parmi lesquels Noël Kassa.

Ce, pour que le déclarant en douane escroc et son complice, voire le(s) receleurs) répondent de leurs actes devant la justice et remboursent à la PME gabonaise les sommes détournées.

Source : Journal L'Union Plus du 27 et 28/10/2007

 

 



   

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