LOCALE 2007
Le PGP
Mouity Nzamba donne son avis sur les Locales
à
venir
Cette formation politique de
l'opposition se prononce aussi, entre autres
sujets, sur la rentrée scolaire 2007-2008 et sur
le projet d'exploitation du fer de
Bélinga.
A la faveur d'une déclaration
de presse, le parti gabonais du progrès (PGP) de
Bénoît Mouity Nzamba s'est prononcé dernièrement
sur trois sujets d'actualité : les Locales de
décembre 2007, la rentrée scolaire 2007-2008 et
sur l'exploitation du fer de Bélinga en
Ogooué-Ivindo.
EN attendant la ratification
de l'ordonnance adoptée par le gouvernement
modifiant certains articles de la loi 7/96
portant Code électoral en République gabonaise,
laquelle a été présentée le vendredi 12 octobre
2007 à l'Assemblée nationale, le Parti gabonais
du progrès partie prenante aux différentes
négociations politiques, engagées pour
rechercher les voies et moyens polir
l'organisation des « élections, être d'accord
avec le premier vice-président de l'Assemblée
nationale, le Pr Daniel Ona Ondo qui, devant la
télévision nationale, soulevait la problématique
de la préservation des libertés individuelles
face à l'intrusion de l'informatique dans la
confection des listes électorales avec
l'intégration des données biométriques.
Le PGP, toujours en proie à
un bicéphalisme non encore résolu, s'étonne
toutefois que le numéro deux du palais Léon Mba
n'ait pas précisé, dans ses déclarations, les
données biométriques susceptibles de porter
atteinte aux libertés individuelles. Alors même
que l'article 48 nouveau de l'ordonnance n°
019/2007 précise, qu'en plus de l'identité et de
la filiation, seront relevées la photo et les
empreintes digitales. Ces mêmes données,
poursuit le PGP, sont actuellement utilisées
pour la confection de la carte nationale
d'identité.
Le parti gabonais du progrès
rappelle que la décision d'intégrer les données
biométriques dans la confection des listes
électorales date de la concertation politique de
2006. Pour ce parti, depuis lors les
parlementaires gabonais auraient dû initier une
proposition de loi pour protéger individuelles
Es populations qu'ils représentent. Voilà
pourquoi il exige l'application stricte de
l'accord politique Majorité /Opposition conclu
sous l'égide du président de la République, chef
de l'Etat, Omar Bongo Ondimba.
Parallèlement, Mouity Nzamba
et ses partisans pensent, concernant la gestion
des Collectivités locales, qu'il faut laisser
les populations choisir librement les personnes
appelés à administrer nos communes et
départements. Au PGP on ne comprend pas l'on
puisse aller aux élections alors même que la
révision des listes électorales présente chaque
année au cours du premier semestre n'a pas eu
lieu et que celle prévue chaque année électorale
a également été renvoyée aux calendes
«gabonaises», ironisent-ils.
AUTRES AVIS • La rentrée
scolaire 2007-2008 qui a connu une innovation
avec l'envoi des élèves admis officiellement au
concours d'entrée en sixième dans certains
établissements privés non reconnus d'utilité
publique, n'a as laissé indifférent le PGP qui
indique que cette confusion aujourd'hui vécue
trouve ses racines dans les états généraux de
l'éducation nationale et de la formation de 1983
dont les remèdes et autres solutions n'ont
jamais connu un début d'application.
L'exploitation du gisement
poly métallique de Bélinga n'est pas en reste.
Le PGP qui « lutte pour l'amélioration des
conditions de vie du plus grand nombre pour un
développement équilibré et durable du Gabon
» souscrit à la mise en valeur de ce vaste
chantier. Il s'étonne toutefois que ce projet,
vieux, selon cette formation politique, d'une
cinquantaine d'années, et qui, par le passé
avait déjà amené la création de la société
SOMIFER, fasse aujourd'hui l'objet d'un débat.
Pour les progessistes, ce débat aurait être
évité si le Code minier, le Code de
l'Environnement et la loi sur les Parcs
nationaux avaient été pris comme seul cadre
juridique du projet.
Tout en remerciant la Société
civile d'avoir permis aux Gabonais d'être mieux
informés sur ce dossier d'importance, le PGP,
parti de gauche et démocratique, rend hommage à
Omar Bongo Ondimba pour son initiative heureuse
à l'origine de la création du Comité
interministériel pour le suivi de la réalisation
de ce projet multisectoriel. Mouity Nzamba et
les siens demandent toutefois au chef de l'Etat
d'exiger, avant toute signature sur cette
convention, que les dispositions légales en la
matière soient scrupuleusement respectées.
Une suggestion cependant.
Sans rentrer dans la polémique, le PGP propose
une solution alternative qui tienne compte des
impératifs environnementaux et de la nécessaire
réduction des coûts, qui serait l'évacuation du
minerai de fer de Bélinga par la zone du Cap
Lopez, à Port-Gentil où les pétroliers chargent
déjà, à quai, des tankers de 250 000 tonnes.
Cette solution devra exiger la construction
d'une ligne de chemin de fer qui relierait la
mine de Bélinga à la capitale Port-Gentil.
Au Parti gabonais du progrès,
cette option, croit-on, permettrait : le
désenclavement de la ville de Port-Gentil et ses
environs, la relance du projet de la zone
franche de l'île Mandji et donnerait à notre
capitale économique, les atouts nécessaires pour
devenir le port d'éclatement, par excellence, du
Golfe de Guinée en raison de sa position
géographique. Ainsi Bélinga, comme le souhaite
le PGP, participerait à l'intégration
sous-régionale.