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Le quotidien l'Union du 26 Octobre 2007

 

LOCALES 2007

L'opposition bloque le processus électoral

Ce camp a refusé de désigner ses représentants aux structures de la Cénap, en raison de la application effective de l'ordonnance portant modification de certains dispositions de la loi électorale, dépouillée avant-hier, à l'Assemblée nationale des éléments relatifs à la biométrie.

L'OPPOSITION gabonaise bloque le processus en vue des élections locales 2007 lancé depuis deux semaines, en refusant de désigner ses représentants aux structures chargées de l'organisation de cette consultation visant le renouvellement des conseils municipaux et départementaux du pays.

Dans une correspondance datée du 18 octobre 2007 portant les signatures de Jules Aristide Bourdes Ogouliguendé (CDJ), Léon Mbou Yembi (FAR), Sylvestre Ratanga (UGDD, Auguste guembhyt (PGP- Mouity), Richard Moulomba Mombo (UPG) et autres, parvenu à notre rédaction, ce camp s'est dit, pour l'heure, dans l'impossibilité de répondre favorablement à la demande formulée par le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente, René Aboghé Ella. Lequel, à la suite de la nomination des présidents des commissions résidents souhaite obtenir des camps de la majorité et de l'opposition les noms de leurs membres devant siéger au sein de la plénière de la Cénap et dans les bureaux des commissions électorales locales.

Ses leaders s'insurgent effectivement contre la non application de l'ordonnance du 19 août 2007 élaborée à l'issue de la concertation politique tenue en 2006 et 2007 autour du président de la République, chef de l'Etat entre la majorité et l'opposition qui se sont accordées sur l'introduction de la biométrie dans le fichier électoral et l'établissement de nouvelles listes électorales valables à partir des élections locales à venir. Estimant qu'ils participeront à l'organisation des élections que sur la base des textes en vigueur, dont fait partie l'ordonnance en question signée du président de la République.

Or, cette ordonnance, élaborée dans le but de codifier cette avancée majeure pour la démocratie dans notre pays, était précédée, dans le cadre des débats ouverts sur l'instauration de la biométrie adoptée par consensus de la classe politique gabonaise, d'un chronogramme fixé par le ministère de l'Intérieur. Celui-ci a été arrêté pour la mise en oeuvre de ce processus, qui jusque-là, n'a pas été respectée, contrairement à leur voeu. L'opération d'inscription sur les listes électorales prévues n'ayant pas non plus été lancée.

SERIEUX DEBAT • Une situation de blocage qui gêne aux entournures les responsables de la Cénap, qui ont déjà reçu de la part de la majorité ainsi que des ministères techniques impliqués dans la phase d'organisation des opérations de votation, leurs représentants au sein des organes concernés. Elle l'est d'autant plus, explique-t-on du côté de la cité de la Démocratie, que la question relative à l'application de l'ordonnance ne peut trouver une réponse du côté de la cité de la Démocratie, siège de la Cénap. Mais plutôt, du côté de la Représentation nationale et du ministère de l'Intérieur, engagés dans le cadre de la navette dans un sérieux débat exigé par la phase législative de ratification du texte pris pend ai! r la période d'intersession parlementaire.

Effectivement, après son renvoi au gouvernement, à la suite de l'audition du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, devant la commission des Lois, laquelle lui a demandé un projet de loi protégeant les libertés individuelles, en appui du dispositif juridique sur la biométrie suscitant de vifs débats dans l'opinion nationale. Le texte a été réexaminé, il y a deux jours, au palais Léon Mba, au fond, notamment, article après article. Il s'ensuit que les dispositions (article 48), notamment les éléments de biométrie (empreintes digitales et photo) ont été rejetés au grand dam des députés de l'opposition. Lesquels ont vécu ce rejet comme étant l'expression du diktat du fait majoritaire au sein de cette chambre du Parlement. Et aussi et surtout, comme étant ni plus ni moins qu'une violation des décisions prises par consensus autour du président Omar Bongo Ondimba, sous l'égide duquel s'est tenu le dialogue politique majorité-opposition destiné à renforcer le dispositif électoral.

Alors que dans le camp de la majorité parlementaire, on estime avoir fait respecter le jeu parlementaire exigeant, avant toute ratification, un débat de fond sur la teneur de l'ordonnance en question. Certains de ses membres ont accusé l'opposition de se complaire dans des manoeuvres politiciennes destinées tout juste à s'attirer la sympathie de l'opinion sur une question largement débattue à l'Assemblée nationale. Où l'absence de Pierre Mamboundou, leader de l'Union du peuple gabonais (UPG), lors des ébats ouverts, pourtant, sur l'instauration de la biométrie qu'il avait fortement défendu en 2006, s'est fortement fait remarquer. Alors même que le député de la Dola avait été associé dans la phase préparatoire par le ministère de l'Intérieur.

RETARD. D'autres dispositions portant sur la durer du contentieux électoral (article 124 nouveau), les déclaration de candidatures (article 17 nouveau). relatives à la période de révision des listes électorales (articles 37 nouveau) fixée à 45 jours, avec prorogation de 15 jours, en conciliation avec l'article 3, qui interdisait toute cette année électorale, ont suscité de long débat et amené la Commission à procéder, parfois au vote. Au point qu'il a fallu se résoudre à admettre le principe d'une révision des listes électorales de 45 jours, laquelle pose, par ailleurs, le problème de son organisation avant la date butoir d'organisation de cette consultation fixée au 13 janvier 2008. Nous touchons quasiment à la fin du mois d'octobre et il est probable, même s'il est question de revoir l'ancienne liste électorale, que l'on arrive à la mi décembre pour l'organisation de cette seule opération de toilettage du fichier électoral.

Une perspective qui n'arrange pas forcément le, choses. La crainte d'un plu, long retard dans le processus déjà bloqué par les partis poli tiques de l'opposition, s'amplifiant au vu de la lente l'évolution de la situation. En ce sens que si la plénière de la Cénap n'est pas rapidement convoquée pour arrêter le calendrier électoral, (date dépôt de déclaration des candidatures, convocations du collège électoral, etc), ainsi que les dates de prestation de serment des membres de ses démembrements locaux devant la juridiction constitutionnelle, avant leur déploiement dans les circonscription électorales qui seront mise en jeu, les conditions de transparence recherchées ne pourront guère être totalement remplies, laisse entendre une source au fait du dossier. Estimant que la classe politique devra porter l'entière responsabilité des manquements et autres ratés qui en découleraient.

Source : Journal L'Union Plus du 26/10/2007

 

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
IL y a dans ce pays des gens et même des structures bancaires qui compliquent