ÉDUCATION
Suspension des cours au lycée Mohamed Arissani
A l'origine, les enseignants
dénoncent les mauvaises conditions de travail et
la remise en cause, par la direction de
l'établissement, de la gratuité d'inscription
jusque là accordée à deux des leurs.
LE collectif des enseignants
du lycée Mohame Arissani, sis à Nzeng-Ayong, a
décidé de boycotter les cours depuis hier.
Motif: la direction de rétablissement et le
Conseil supérieur des affaires islamiques du
Gabon (CSAIG) n'auraient pas pris en compte
leurs revendications.
Constatant que deux semaines
après le début effectif des cours, rien n'est
fait dans le sens de leurs revendications
soumises à la tutelle, le président de ce
collectif Mbeng Nzé a animé hier un point de
presse. Avec ses collègues, ils ont dénoncé le
refus par leur tutelle d'améliorer leurs
conditions de travail. Des conditions difficiles
traduites sur le terrain par le manque de
sanitaire, d'électricité dans certaines salles
de classes , de médicaments à l'infirmerie, des
manuels didactiques à la bibliothèque et par un
non équipement du laboratoire des sciences. A
cette revendication, les enseignants ont en
outre dénoncé le refus par la tutelle d'examiner
leurs revendications, au sujet de la gratuité
d'inscription en faveur de leurs enfants ou
parents. Ils avancent que jusqu'ici, une faveur
d'inscription de deux cas leur était accordé.
Curieusement, ils s'étonnent du fait que cette
année, la direction leur annonce qu'ils n'ont
plus droit qu'à un seul cas gratuit.
Informé de cette situation de
crise, deux émissaires du Conseil supérieur des
affaires islamiques du Gabon se sont rendus sur
les lieux pour rencontrer les enseignants
mécontents. Mais la rencontre aurait accouché
d'une souris. "Ces émissaires n'avaient pour
seul souci que la sauvegarde de leurs
intérêts financiers, sans se soucier outre de
nos conditions de travail", s'est plaint M.
Mbeng Nzé.
Toutefois, soucieux d'une
reprise immédiate des cours, le collectif
interpelle vivement le président du CSAIG, Ali
Bongo Ondimba, pour que des solutions soient
trouvées aux revendications posées.
Dans le souci de recadrer
débat et pour une parfaite harmonie, le
proviseur de cet établissement, Mme Issa Poulera
s'est étonnée des agissements de ses
collaborateurs. Et indique qu'au cours d'une
rencontre avec ces derniers, ils s'étaient
entendus pour harmoniser les positions. Ce qui
selon eux, devait ramener la sérénité au sein
l'établissement. Par exemple, au sujet de la
gratuité des inscriptions dans l'établissement,
le proviseur a expliqué qu'une solution était en
vue.
Mme Poulera rappelle que
selon des instructions ferme du ministère de l'Education
nationale, les responsable d'établissements
publics, ont reçu la mission d'éviter de
effectifs pléthoriques dans le salles de
classes. D'où la décision d'un certain nombre
d'établissements de revoir à la baisse la faveur
accordée jusqu'ici aux enseignants.