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Le quotidien l'Union du 25 Octobre 2007

 

ÉDUCATION

Suspension des cours au lycée Mohamed Arissani

A l'origine, les enseignants dénoncent les mauvaises conditions de travail et la remise en cause, par la direction de l'établissement, de la gratuité d'inscription jusque là accordée à deux des leurs.

LE collectif des enseignants du lycée Mohame Arissani, sis à Nzeng-Ayong, a décidé de boycotter les cours depuis hier. Motif: la direction de rétablissement et le Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG) n'auraient pas pris en compte leurs revendications.

Constatant que deux semaines après le début effectif des cours, rien n'est fait dans le sens de leurs revendications soumises à la tutelle, le président de ce collectif Mbeng Nzé a animé hier un point de presse. Avec ses collègues, ils ont dénoncé le refus par leur tutelle d'améliorer leurs conditions de travail. Des conditions difficiles traduites sur le terrain par le manque de sanitaire, d'électricité dans certaines salles de classes , de médicaments à l'infirmerie, des manuels didactiques à la bibliothèque et par un non équipement du laboratoire des sciences. A cette revendication, les enseignants ont en outre dénoncé le refus par la tutelle d'examiner leurs revendications, au sujet de la gratuité d'inscription en faveur de leurs enfants ou parents. Ils avancent que jusqu'ici, une faveur d'inscription de deux cas leur était accordé. Curieusement, ils s'étonnent du fait que cette année, la direction leur annonce qu'ils n'ont plus droit qu'à un seul cas gratuit.

Informé de cette situation de crise, deux émissaires du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon se sont rendus sur les lieux pour rencontrer les enseignants mécontents. Mais la rencontre aurait accouché d'une souris. "Ces émissaires n'avaient pour seul souci que la sauvegarde de leurs intérêts financiers, sans se soucier outre de nos conditions de travail", s'est plaint M. Mbeng Nzé.

Toutefois, soucieux d'une reprise immédiate des cours, le collectif interpelle vivement le président du CSAIG, Ali Bongo Ondimba, pour que des solutions soient trouvées aux revendications posées.

Dans le souci de recadrer débat et pour une parfaite harmonie, le proviseur de cet établissement, Mme Issa Poulera s'est étonnée des agissements de ses collaborateurs. Et indique qu'au cours d'une rencontre avec ces derniers, ils s'étaient entendus pour harmoniser les positions. Ce qui selon eux, devait ramener la sérénité au sein l'établissement. Par exemple, au sujet de la gratuité des inscriptions dans l'établissement, le proviseur a expliqué qu'une solution était en vue.

Mme Poulera rappelle que selon des instructions ferme du ministère de l'Education nationale, les responsable d'établissements publics, ont reçu la mission d'éviter de effectifs pléthoriques dans le salles de classes. D'où la décision d'un certain nombre d'établissements de revoir à la baisse la faveur accordée jusqu'ici aux enseignants.

Source : Journal L'Union Plus du 25/10/2007

 

 



   

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