SÉMINAIRE NATIONAL SUR LA
DÉCENTRALISATION AU GABON
Jean
Eyéghé Ndong réaffirme la volonté du
gouvernement de
rendre effective la loi sur la
décentralisation
Ce conclave résulte des
travaux d'une commission interministérielle
organisée par le gouvernement en 2006 aux fins
de réfléchir et de proposer un nouveau projet de
réforme de la loi 15/96 relative a la
décentralisation.
LE séminaire national sur la
relance de la politique de la décentralisation
au Gabon, est effectif depuis hier mercredi 24
octobre 2007 a u Sénat, Chambre haute du
Parlement. C'est le Premier ministre, chef du
gouvernement Jean Eyeghé Ndong qui a ouvert, en
présence du ministre de l'Administration du
Territoire et de la Décentralisation, Dieudonné
Pambo, les travaux qui s'achèvent ce vendredi 26
octobre 2007 et auxquels un panel d'experts
issus des ministères concernés par la question
prennent une art active. De même la société
civile et les parlementaires.
Le processus de
décentralisation institué par la loi
fondamentale en son article 112, et consacré par
la loi organique n°12/96 du 6 juin 1996, dix ans
après, est en bute à un certain nombre
d'obstacles pour sa mise en oeuvre. Le premier
ministre pense que le séminaire qui s'est ouvert
hier est l'occasion qui s'y prête pour procéder
à une évaluation au cours de laquelle seront
examinés et redessinés, non seulement la nature
des rapports entre l'Etat et les Collectivités
locales, niais également l'apport desdites
Collectivités en tant que relais au niveau local
du développement économique et social conçu et
impulsé par l'Etat central.
Le conclave amorcé s'inscrit
dans un système de réforme. Il est, a rappelé
Jean Eyeghé Ndong, le fruit d'une commission
interministérielle organisée en septembre 2006
par le gouvernement de la République aux fins de
réfléchir et de proposer un nouveau projet de
réforme de la loi 15/96 relative à la
décentralisation. Prouvant, si besoin en était
encore, tout l'engagement de son Cabinet à
mettre en oeuvre la politique de
décentralisation. Le Premier ministre attend
donc des échanges qui vont suivre entre
ministres, élus locaux et partenaires au
développement, un examen sans complaisance des
possibilités et capacités de nos Collectivités
locales à répondre aux multiples attentes des
populations gabonaises.
MODE D'EMPLOI • Pour
cela, il croit qu'il faut interroger le cadre
juridique existant avant d'évaluer comment
progresser dans l'élaboration des textes
d'application de la loi 15/96, dans la
répartition adaptée des compétences et des
ressources entre l'Etat et les Collectivités
locales, et dans, l'articulation de la
déconcentration et de la décentralisation au
niveau local.
Entendu que le souci
davantage manifesté par le du gouvernement,
aujourd'hui, est de « susciter un consensus
national sur les aspects de la réforme qu'il
convient d'engager afin de créer les conditions
de mise en oeuvre effective de la politique de
décentralisation dans notre pays».
Vu sous cet angle, il s'agi
concrètement de définir, su la base d'un constat
de dix ans de pratique les différents contours
d'une approche réaliste de la décentralisation,
pour sortir un tant soit peu de l'impasse
actuelle. Et avec les différents acteurs de la
décentralisation, de partager les principaux
Révision de la loi 15/96
adoptés par le gouvernement, à la suite des
travaux de la commission interministérielle mise
en place à cet effet.
Il sera également question
d'approfondir, sur le plan technique, la
discussion sur le transfert des compétences et
ses incidences financières, le mode de
financement des collectivités locales, la
fonction publique locale et la question
juridique des collectivités locales. De révision
le projet de loi 15/96 révisé et les
avant-projets de textes d'application relatifs.
Tels sont les principaux
objectifs que le gouvernement, par le biais du
ministère de l'Aménagement du Territoire de la
Décentralisation, souhaite atteindre au sortir
des présentes assises dont les conclusions sont
attendues.