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Le quotidien l'Union du 25 Octobre 2007

 

FAIT DIVERS

Des braconniers le bec dans l'eau

Une bonne quantité de gibiers de quatre espèces différentes a été interceptée dernièrement par la brigade de gendarmerie chargée de la garde des côtes entre les mains d'une compatriote exerçant cette activité depuis bien de lustres. Selon une disposition !'ale, la chasse est interdite dé puis le 15 septembre dernier.

LES chasseurs et tous ceux qui vivent du produit de la chasse devraient se conformer à un arrêté selon lequel la chasse est interdite depuis le 15 septembre dernier. Une compatriote, Mme Nzahoulouga, vient de faire les frais de son obstination. Voilà bien de lunes qu'elle exerce cette activité !

Elle se rendait sans discontinuer dans le département d'Etimboué plus précisément dans les villages d'Assewé et Kongo situés de l'autre côté d'Omboué pour se ravitailler en gibier qu'elle avait l'habitude d'écouler par la suite dans les différents marchés de la capitale économique.

La journée du 12 octobre dernier ne lui a pas souri, car elle est tombée nez à nez avec une patrouille, de la gendarmerie commise à la arde des côtes sur l'Ogooué qui effectuait là un contrôle de routine. La fouille a été révélatrice: une bonne quantité de 86 gibiers de quatre espèces différentes a été retrouvée dans les congélateurs que transportait l'embarcation à bord de laquelle elle avait pris place.

On y a découvert 30 porc-épics,11 antilopes, 10 gazelles, 4 crocodiles, autant de singes, 2 chats huants et des chevrotins aquatiques. Aux dires de celle qui a été mise en cause, la cargaison appartiendrait à trois personnes. Sa tâche, déclara-t-elle, ne consistait qu'à ramener la marchandise à bon port. Cette fois-ci cela n'a pas été le cas, d'autant qu'elle a été prise, pour ainsi dire, la main dans le sac et voilà des braconniers restés le bec dans l'eau.

Elle se défendait de n'être pas au courant de cette disposition interdisant la chasse de ces espèces. Une raison qui semble se justifier, d'autant que nombre d'arrêtés ministériels, dans beaucoup de milieux, souffrent d'un manque de vulgarisation.

C'est un peu plus de 700.000 FCFA de prix de revient qui, selon cette dame, partent en fumée, du fait de la saisie de cette quantité dont elle et les autres espéraient tirer profit dans la commercialisation. La pratique de la chasse sera à nouveau autorisée le 15 mars prochain. Dans l'intervalle, dame Nzahoulouga, devra en répondre, plus pour l'exemple…

Source : Journal L'Union Plus du 25/10/2007

 

 



   

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L'autre jour, le quotidien qui m'offre l'hospitalité depuis kala kala a publié à sa