FAIT DIVERS
Des
braconniers le bec dans l'eau
Une bonne quantité de gibiers
de quatre espèces différentes a été interceptée
dernièrement par la brigade de gendarmerie
chargée de la garde des côtes entre les mains
d'une compatriote exerçant cette activité depuis
bien de lustres. Selon une disposition !'ale, la
chasse est interdite dé puis le 15 septembre
dernier.
LES chasseurs et tous ceux
qui vivent du produit de la chasse devraient se
conformer à un arrêté selon lequel la chasse est
interdite depuis le 15 septembre dernier. Une
compatriote, Mme Nzahoulouga, vient de faire les
frais de son obstination. Voilà bien de lunes
qu'elle exerce cette activité !
Elle se rendait sans
discontinuer dans le département d'Etimboué plus
précisément dans les villages d'Assewé et Kongo
situés de l'autre côté d'Omboué pour se
ravitailler en gibier qu'elle avait l'habitude
d'écouler par la suite dans les différents
marchés de la capitale économique.
La journée du 12 octobre
dernier ne lui a pas souri, car elle est tombée
nez à nez avec une patrouille, de la gendarmerie
commise à la arde des côtes sur l'Ogooué qui
effectuait là un contrôle de routine. La fouille
a été révélatrice: une bonne quantité de 86
gibiers de quatre espèces différentes a été
retrouvée dans les congélateurs que transportait
l'embarcation à bord de laquelle elle avait pris
place.
On y a découvert 30
porc-épics,11 antilopes, 10 gazelles, 4
crocodiles, autant de singes, 2 chats huants et
des chevrotins aquatiques. Aux dires de celle
qui a été mise en cause, la cargaison
appartiendrait à trois personnes. Sa tâche,
déclara-t-elle, ne consistait qu'à ramener la
marchandise à bon port. Cette fois-ci cela n'a
pas été le cas, d'autant qu'elle a été prise,
pour ainsi dire, la main dans le sac et voilà
des braconniers restés le bec dans l'eau.
Elle se défendait de n'être
pas au courant de cette disposition interdisant
la chasse de ces espèces. Une raison qui semble
se justifier, d'autant que nombre d'arrêtés
ministériels, dans beaucoup de milieux,
souffrent d'un manque de vulgarisation.
C'est un peu plus de 700.000
FCFA de prix de revient qui, selon cette dame,
partent en fumée, du fait de la saisie de cette
quantité dont elle et les autres espéraient
tirer profit dans la commercialisation. La
pratique de la chasse sera à nouveau autorisée
le 15 mars prochain. Dans l'intervalle, dame
Nzahoulouga, devra en répondre, plus pour
l'exemple…