Pour moi quoi...
SELON Ie fiston de la
nièce de la grand-mère de l'oncle du
petit-frère de ma bonamie; c'est-à-dire mon
propre mougoye, élève là-bas au lycée qui
porte le nom de notre présida, la gare d'0wendo
a été complètement inondée hier. La forte
pluie qui s'est abattue sur la ville d e
Libreville est également tombée sur la
petite commune voisine du sud.
Elle a littéralement noyé non
seulement la gare, mais aussi les bureaux de la
Setrag. Le mwana de mon mougoye que le bus de la
Sogatra laisse tous les matins dans le parking
de la gare, n'a pas pu descendre pour aller aux
cours à cause des eaux Il y en avait partout,
dit-on.
II paraît que ces inondations
causeront des pertes financières tout de même
importantes à cette société. Mon neveu qui vient
d'arriver du BouIMich avec son diplôme
d'ingénieur des ponts et chaussées et qui attend
Bélinga pour être embauché, m'a édifié hier: Il
m'a dit : voilà un exemple patent de l'absence
d'une étude d'impact environnemental.
Pour lui, pour construire à
deux voies la route qui part du pont de la
Setrag pour le port d'Owendo, on s'est précipité
devant l'urgence du projet, sans en étudier
l'impact sur le voisinage immédiat. Résultat des
éboulements établissements de terrain ayant
causé ces graves inondations. Et si rien n'est
fait dans les semaines qui suivent, la saison
des pluies n'étant qu â ses débuts, avec les
averses des mois de février, mars et avril, on
ne sait pas quel visage nous présenteront les
installations et bureaux administratifs de
Setrag à Owendo. Moi Makaya, avec mon niveau du
certificat d'études indigènes, quand les
gens blablatent sur cette affaire de Bélinga,
parlant des études d impact, je ne comprenais
que dalle. Nous voilà donc édifiés.
Quelle histoire !
…Makaya