REPUDIEÉ AU SÉNÉGAL PAR SON
ÉPOUX AVEC SEPT ENFANTS
Bernadette Nzengué de retour au bercail
Cette compatriote qui vivait
l'enfer à Dakar a regagné Libreville, avant-hier
grâce à l'intervention des plus hautes autorités
gabonaises.
BERNADETTE Nzengué, la
Gabonaise de quarante deux ans, qui avait été
répudiée au Sénégal par son époux avec sept
enfants sur les bras, est rentrée, avant-hier au
bercail. Elle a regagné le pays a près avoir
vivoté avec sa progéniture plusieurs mois durant
à Dakar. Les autorités de notre pays, en tête
desquelles le président de la République, Omar
Bongo Ondimba, ont fait diligence en envoyant
des titres de transport à cette compatriote qui
était en détresse sur le sol étranger.
En fait, Bernadette Nzengué
avait été dénichée dans sa ville natale de
Koula-Moutou en 2001 par un commerçant
sénégalais du nom de Fofana Dianko. Arrivée au
Sénégal, son foyer s'était vite transformé en un
véritable nid de guêpes. Quelques années plus
tard son mari l'avait répudiée avec sept gosses
sur les bras après avoir donné" en mariage forcé
sa fille Aïssatou, âgée de quatorze ans, à son
propre neveu. Sans soutien, Bernadette Nzengué
aura erré avec ses enfants plusieurs mois durant
dans les rues de Dakar avant d'être recueillie
par une bonne âme.
Malgré l'assistance de sa
tutrice, la quadragénaire vivait des moments
difficiles à Dakar. C'est donc pour mettre un
terme au calvaire de cette compatriote, que le
président de la République, Omar Bongo Ondimba,
a donné des instructions fermes au gouvernement
pour que celui-ci envoie des titres de transport
à l'infortunée. Après une procédure dont
l'aboutissement aura été long, le ministère des
Finances et celui des Affaires étrangères ont
finalement fait diligence. Neuf billets d'avion
ont été envoyés à la femme en détresse, lesquels
lui ont permis de rentrer au bercail avec six de
ses huit gosses.
Les deux autres sont restés
au Sénégal. II s'agit de la jeune Aïssatou; âgée
de quatorze ans, mariée de force à son propre
cousin et du petit Lamine. Les autorités
gabonaises ont engagé une procédure pour le
retour au bercail de ces deux jeunes enfants. De
toute évidence, le rapatriement de Bernadette
Nzengué n'aura pas été une sinécure, tant elle
n'entrait pas dans la catégorie des expatriés
souvent pris en charge par l'Etat. Selon un
responsable du ministère des Affaires
étrangères, le gouvernement ne rapatrie
que les étudiants boursiers, les fonctionnaires
en stage ainsi que les diplomates et leurs
familles.
C'est donc à titre
exceptionnel que le président de la République,
Omar Bongo Ondimba, a demandé au gouvernement de
débloquer des fonds pour l'achat des titres de
transport de cette compatriote qui avait quitté
le pays pour des raisons matrimoniales.
Concrètement, il appartenait à son ex-mari de
payer ses titres de transport, lui qui l'avait
dénichée au Gabon en 2001.
Au demeurant, le cas de
Bernadette Nzengué doit servir de leçon aux
autres compatriotes qui se complaisent à
s'expatrier, au péril de leur vie. Au moment ou
nous mettions sous presse, nous apprenions
qu'une compatriote a été assassinée à Nantes, en
France, où elle vivait, depuis sept ans avec un
sujet français qui l'avait aussi connue au
Gabon. (Nous y reviendrons)