ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 24 Octobre 2007

 

ASSEMBLÉE ANNUELLE DU FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL À WASHINGTON DC (ETATS-UNIS)

A propos des réformes au FMI

La position du Gabon et de son groupe

Celle-ci a été livrée par le ministre d'Etat en charge de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui. L'homme a parlé, non seulement au nom du Gabon, mais aussi de celui des 2,4 autres Etats que notre pays représente au niveau du Comité monétaire et financier international (CMFI). C'était au cours de la réunion statutaire de cette instance consultative du Fonds, qui s'est dernièrement tenue à Washington DC.

LE Fonds monétaire international (FMI), à l'instar de la Banque mondiale, vient de tenir son Assemblée annuelle. Ces assises ont eu lieu à Washington DC (USA), au siège de l'institution. Comme cela est de tradition, la session plénière a été précédée par la réunion statutaire de la principale instance consultative du FMI, le Comité monétaire et financier international (CMFI). Ce fut l'occasion pour chaque participant, essentiellement des représentants des groupes de pays, de se prononcer sur les questions de l'heure en matière de finances, d'économie, etc. Et cette année, il a été davantage question des réformes à mener au sein du FMI à plusieurs niveaux.

Comme nous l'avions déjà dit dans nos précédentes livraisons, le Gabon représente un groupe de 24 pays au niveau du CMFI. Et à ce titre, c'est le ministre en charge des Finances qui siège au sein de cet organe consultatif. Paul Toungui a donc été, au nom du Gabon, le porte-parole du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Comores, Congo, RDC, Côte d'Ivoire, Djibouti, Guinée-Equatoriale, Madagascar, Mali, Ile Maurice, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal,Tchad et Togo a été question pour lui, de livrer les propositions du groupe auquel appartient notre pays sur la dynamique des réformes au sein du FMI.

Dans ce cadre-là, le ministre des Finances a abondé dans le même sens que ses collègues des pays émergents tels que le Brésil, l'Inde, etc., notamment en ce qui concerne le respect du calendrier de Singapour, relatif aux recommandations liées aux réformes du FMI. Celles-ci concernent essentiellement le rétablissement des équilibres au niveau du Conseil d'administration de cette institution de Bretton Woods.

Le représentant du groupe du Gabon a innové en revenant avec insistance sur la question relative aux ressources humaines du Fonds. " Les administrateurs, a-t-il dit, représentant un grand nombre de pays doivent pouvoir remplir leur mandat de manière efficace A cet effet, il est important de renforcer suffisamment les ressources humaines allouées à leurs bureaux. ".

NOMMER UN SUPPLÉANT • Paul Toungui a également souligné que son groupe attend les résultats des discussions sur la possibilité pour les administrateurs de nommer un suppléant. Tout comme il a évoqué la question de la diversité dans le personnel du FMI.? Plusieurs indices, a indiqué le ministre d'État Toungui, montrent que les ressortissants de certaines régions, notamment l'Afrique subsaharienne souffrent d'un déficit de diversité dans l'institution, tant dans le recrutement que la promotion. Cela malgré de nombreuses annonces d'y remédier de la part de la direction générale. Dans ce contexte, poursuivra-t-il, il est urgent de promouvoir enfin la diversité qui sied à cette institution mondiale.

Evoquant en outre la perspective de l'élaboration d'un nouveau modèle de revenus pour le Fonds, l'intervenant précisé que son groupe appuie la proposition établir un cadre sain et transparent de responsabilités dans lequel le Conseil d'administration continuera d'approuver les politiques d'investissement et suivra leur mise en oeuvre. De même, selon le groupe, le directeur général sera en charge d'élaborer et de proposer au Conseil d'administration les politiques, stratégies orientations en matière d'investissement.

En guise de conclusion, le ministre d'État Toungui a apprécié qu'une majorité de pays membres soient opposés a l'idée de facturer l'assistance technique.

Notons qu'au terme de la réunion du Comité monétaire et financier international, tout le monde s'accordent à dire que le successeur de Rodrigo de Rato à la tête du FMI, le Français Dominique Strauss Kahn, devra entrer au plus tôt dans le vif du sujet. Pour atténuer la déception des pays émergents et en voie de développement lors du prochain rendez-vous fixé pour avril 2009.

Source : Journal L'Union Plus du 24/10/2007

 

 



   

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