ASSEMBLÉE ANNUELLE DU FONDS
MONÉTAIRE INTERNATIONAL À WASHINGTON DC
(ETATS-UNIS)
A propos des réformes au FMI
La
position du Gabon et de son groupe
Celle-ci a été livrée par le
ministre d'Etat en charge de l'Economie, des
Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul
Toungui. L'homme a parlé, non seulement au nom
du Gabon, mais aussi de celui des 2,4
autres Etats que notre pays représente au niveau
du Comité monétaire et financier international (CMFI).
C'était au cours de la réunion statutaire de
cette instance consultative du Fonds, qui s'est
dernièrement tenue à Washington DC.
LE Fonds monétaire
international (FMI), à l'instar de la Banque
mondiale, vient de tenir son Assemblée annuelle.
Ces assises ont eu lieu à Washington DC (USA),
au siège de l'institution. Comme cela est de
tradition, la session plénière a été précédée
par la réunion statutaire de la principale
instance consultative du FMI, le Comité
monétaire et financier international (CMFI). Ce
fut l'occasion pour chaque participant,
essentiellement des représentants des groupes de
pays, de se prononcer sur les questions de
l'heure en matière de finances, d'économie, etc.
Et cette année, il a été davantage question des
réformes à mener au sein du FMI à plusieurs
niveaux.
Comme nous l'avions déjà dit
dans nos précédentes livraisons, le Gabon
représente un groupe de 24 pays au niveau du
CMFI. Et à ce titre, c'est le ministre en charge
des Finances qui siège au sein de cet organe
consultatif. Paul Toungui a donc été, au nom du
Gabon, le porte-parole du Bénin, Burkina Faso,
Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Comores,
Congo, RDC, Côte d'Ivoire, Djibouti,
Guinée-Equatoriale, Madagascar, Mali, Ile
Maurice, Mauritanie, Niger, Rwanda, Sao Tomé et
Principe, Sénégal,Tchad et Togo a été question
pour lui, de livrer les propositions du groupe
auquel appartient notre pays sur la dynamique
des réformes au sein du FMI.
Dans ce cadre-là, le ministre
des Finances a abondé dans le même sens que ses
collègues des pays émergents tels que le Brésil,
l'Inde, etc., notamment en ce qui concerne le
respect du calendrier de Singapour, relatif aux
recommandations liées aux réformes du FMI.
Celles-ci concernent essentiellement le
rétablissement des équilibres au niveau du
Conseil d'administration de cette institution de
Bretton Woods.
Le représentant du groupe du
Gabon a innové en revenant avec insistance sur
la question relative aux ressources humaines du
Fonds. " Les administrateurs, a-t-il dit,
représentant un grand nombre de pays doivent
pouvoir remplir leur mandat de manière
efficace A cet effet, il est important de
renforcer suffisamment les ressources humaines
allouées à leurs bureaux. ".
NOMMER UN SUPPLÉANT •
Paul Toungui a également souligné que son groupe
attend les résultats des discussions sur la
possibilité pour les administrateurs de nommer
un suppléant. Tout comme il a évoqué la question
de la diversité dans le personnel du FMI.?
Plusieurs indices, a indiqué le ministre d'État
Toungui, montrent que les ressortissants de
certaines régions, notamment l'Afrique
subsaharienne souffrent d'un déficit de
diversité dans l'institution, tant dans le
recrutement que la promotion. Cela malgré de
nombreuses annonces d'y remédier de la part de
la direction générale. Dans ce contexte,
poursuivra-t-il, il est urgent de promouvoir
enfin la diversité qui sied à cette institution
mondiale.
Evoquant en outre la
perspective de l'élaboration d'un nouveau modèle
de revenus pour le Fonds, l'intervenant précisé
que son groupe appuie la proposition établir un
cadre sain et transparent de responsabilités
dans lequel le Conseil d'administration
continuera d'approuver les politiques
d'investissement et suivra leur mise en oeuvre.
De même, selon le groupe, le directeur général
sera en charge d'élaborer et de proposer au
Conseil d'administration les politiques,
stratégies orientations en matière
d'investissement.
En guise de conclusion, le
ministre d'État Toungui a apprécié qu'une
majorité de pays membres soient opposés a l'idée
de facturer l'assistance technique.
Notons qu'au terme de la
réunion du Comité monétaire et financier
international, tout le monde s'accordent à dire
que le successeur de Rodrigo de Rato à la tête
du FMI, le Français Dominique Strauss Kahn,
devra entrer au plus tôt dans le vif du sujet.
Pour atténuer la déception des pays émergents et
en voie de développement lors du prochain
rendez-vous fixé pour avril 2009.