ACTIVITES PARLEMENTAIRES
Le
groupe Parlementaire GFC en mission de contrôle
au ministère des Mines
Les députés qui le composent
sont allés s'enquérir d'un certain nombre
d'éléments ayant trait aux questions d'intérêt
commun rattachées à ce département ministériel
que dirige le ministre Onouviet qui s'est montré
coopérant et surtout convaincant.
SAUF à s'y méprendre, il
semblerait que la mission de contrôle menée par
le Groupe parlementaire des Forces du changement
(opposition) au ministère des Mines, de l'Energie,
du Pétrole et des Ressource hydrauliques
constitue un cas de jurisprudence. Pour autant,
que le règlement intérieur de l'Assemblée
nationale ne stipule pas clairement qu'un Groupe
parlementaire peut se rendre en mission de
contrôle dans une quelconque administration
publique, cette tâche étant, à tout le moins,
dévolue aux commissions décidées par l'Assemblée
nationale et dont le but est d'examiner la
gestion administrative, financière ou technique
des services publics ou des entreprises
publiques et parapubliques.
Quoiqu'il en soit, en tout
cas, Zacharie Myboto et les députés qui
composent le groupe parlementaire (GFC) dont il
est le président se sont rendus avant-hier lundi
22 octobre 2007 au ministère des Mines
rencontrer le chef de ce département
ministériel, Richard-Auguste Onouviet, pour le
soumettre à des questions orales concernant tous
les compartiments de son département (mines,
énergie, hydrocarbures et l'hydraulique). Autant
de domaines qui ont une influence considérable,
sinon une incidence sur la vie quotidienne des
populations.
Les questions inhérentes au
fer de Bélinga, au manganèse d'Okondja, à celui
de Ndjolé et de Mbigou, à l'exploitation du
diamant, de l'or et des autres ressources
minières, à la rétrocession de la SEEG aux
privés , les questions d'adduction d'eau et
'électricité, le pétrole, etc. Autant de
questions sensibles, au demeurant, qui ont
constitué la trame des échanges entre le
ministre des Mines et les députés des Forces du
changement.
Richard-Auguste Onouviet
s'est d'abord attelé à planter le décors à
travers un exposé au cours duquel il a fait un
éclairage sures différentes questions à l'ordre
du jour avant de répondre aux questions des
députés les unes aussi pertinentes et
pointilleuses que les autres.
A l'évidence, les
explications, éclaira es et précisions apportés
pare membres du gouvernement à ses
interlocuteurs sur les questions susmentionnées
se situent complètement à rebours de ce qui a
été jusque-là répandu dans l'opinion, du moins
en ce qui concerne l'exploitation du manganèse
d'Okondja et Franceville, et surtout le fer de
Bélinga dont la mise en exploitation nourrie
autant les passions qu'elle suscite de vifs
débats dans les quartiers et autres salons
feutres.
Pour le membre du
gouvernement en tout cas, l'exploitation du fer
de Bélinga va se faire dans la stricte
observation de l'équilibre entre le
développement économique et le respect de
l'environnement, contrairement à ce qui est dit
ici et là. Aussi, a-t-il fait savoir aux députés
que la mise en valeur de ce gisement est
tributaire d'un certain nombre de
conditionnalités dont la construction d'une
bretelle de voie ferrée (Boué-Bélinga), du port
minéralier de Santa Clara et d'un besoin en
énergie électrique de 200 mégawatts auquel il
est prévu un additif de 50 watts en raison
notamment du volet social fortement lié au
projet en plus du fait qu'il faut un marché pour
assurer la vente du minerai.
Autant d'éléments et
infrastructures dont la réalisation a été
garantie par la partie chinoise, mais que ne
proposait pas forcément la société brésilienne
CVRD qui était en compétition sur ce même
dossier et qui, pour avoir perdu le marché du
fer de Bélinga, suite à la décision du
gouvernement, s'en est allée. Laissant du coup
sur le carreau le projet d'exploitation des
gisements de manganèse d'Okondja et de
Franceville qui intéressent désormais une
société australienne, l'une des plus grandes au
monde, dans ce domaine du moins.
Le pétrole, souvent objet
d'interprétations insidieuses sinon pernicieuses
a donné lieu aux explication du ministre, lequel
a décliné la politique du gouvernement qui
consiste à poursuivre les efforts de
stabilisation de la production, et répondu aux
différentes questions qui lui ont été posées,
notamment si l'administration contrôlait la
sortie du brut du territoire national.
Effectivement, son administration, a-t-il
répondu, mène à bien cette mission. D'autant
qu'elle dispose, d'outils nécessaires en vue de
conduire à bien cette tâche.
D'autres questions,
l'exploitation de l'or dont les difficultés
résident sur le fait qu'il n'y a pas jusqu'ici
de partenaires sérieux, l'énergie pour laquelle
une centrale de production de l'électricité à
partir du gaz sera bientôt opérationnelle, ont
figuré au menu des échanges jugés fructueux par
le groupe parlementaire a qui ont été remis les
documents y afférents pour la poursuite des
débats.