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Le quotidien l'Union du 24 Octobre 2007

 

ACTIVITES PARLEMENTAIRES

Le groupe Parlementaire GFC en mission de contrôle au ministère des Mines

Les députés qui le composent sont allés s'enquérir d'un certain nombre d'éléments ayant trait aux questions d'intérêt commun rattachées à ce département ministériel que dirige le ministre Onouviet qui s'est montré coopérant et surtout convaincant.

SAUF à s'y méprendre, il semblerait que la mission de contrôle menée par le Groupe parlementaire des Forces du changement (opposition) au ministère des Mines, de l'Energie, du Pétrole et des Ressource hydrauliques constitue un cas de jurisprudence. Pour autant, que le règlement intérieur de l'Assemblée nationale ne stipule pas clairement qu'un Groupe parlementaire peut se rendre en mission de contrôle dans une quelconque administration publique, cette tâche étant, à tout le moins, dévolue aux commissions décidées par l'Assemblée nationale et dont le but est d'examiner la gestion administrative, financière ou technique des services publics ou des entreprises publiques et parapubliques.

Quoiqu'il en soit, en tout cas, Zacharie Myboto et les députés qui composent le groupe parlementaire (GFC) dont il est le président se sont rendus avant-hier lundi 22 octobre 2007 au ministère des Mines rencontrer le chef de ce département ministériel, Richard-Auguste Onouviet, pour le soumettre à des questions orales concernant tous les compartiments de son département (mines, énergie, hydrocarbures et l'hydraulique). Autant de domaines qui ont une influence considérable, sinon une incidence sur la vie quotidienne des populations.

Les questions inhérentes au fer de Bélinga, au manganèse d'Okondja, à celui de Ndjolé et de Mbigou, à l'exploitation du diamant, de l'or et des autres ressources minières, à la rétrocession de la SEEG aux privés , les questions d'adduction d'eau et 'électricité, le pétrole, etc. Autant de questions sensibles, au demeurant, qui ont constitué la trame des échanges entre le ministre des Mines et les députés des Forces du changement.

Richard-Auguste Onouviet s'est d'abord attelé à planter le décors à travers un exposé au cours duquel il a fait un éclairage sures différentes questions à l'ordre du jour avant de répondre aux questions des députés les unes aussi pertinentes et pointilleuses que les autres.

A l'évidence, les explications, éclaira es et précisions apportés pare membres du gouvernement à ses interlocuteurs sur les questions susmentionnées se situent complètement à rebours de ce qui a été jusque-là répandu dans l'opinion, du moins en ce qui concerne l'exploitation du manganèse d'Okondja et Franceville, et surtout le fer de Bélinga dont la mise en exploitation nourrie autant les passions qu'elle suscite de vifs débats dans les quartiers et autres salons feutres.

Pour le membre du gouvernement en tout cas, l'exploitation du fer de Bélinga va se faire dans la stricte observation de l'équilibre entre le développement économique et le respect de l'environnement, contrairement à ce qui est dit ici et là. Aussi, a-t-il fait savoir aux députés que la mise en valeur de ce gisement est tributaire d'un certain nombre de conditionnalités dont la construction d'une bretelle de voie ferrée (Boué-Bélinga), du port minéralier de Santa Clara et d'un besoin en énergie électrique de 200 mégawatts auquel il est prévu un additif de 50 watts en raison notamment du volet social fortement lié au projet en plus du fait qu'il faut un marché pour assurer la vente du minerai.

Autant d'éléments et infrastructures dont la réalisation a été garantie par la partie chinoise, mais que ne proposait pas forcément la société brésilienne CVRD qui était en compétition sur ce même dossier et qui, pour avoir perdu le marché du fer de Bélinga, suite à la décision du gouvernement, s'en est allée. Laissant du coup sur le carreau le projet d'exploitation des gisements de manganèse d'Okondja et de Franceville qui intéressent désormais une société australienne, l'une des plus grandes au monde, dans ce domaine du moins.

Le pétrole, souvent objet d'interprétations insidieuses sinon pernicieuses a donné lieu aux explication du ministre, lequel a décliné la politique du gouvernement qui consiste à poursuivre les efforts de stabilisation de la production, et répondu aux différentes questions qui lui ont été posées, notamment si l'administration contrôlait la sortie du brut du territoire national. Effectivement, son administration, a-t-il répondu, mène à bien cette mission. D'autant qu'elle dispose, d'outils nécessaires en vue de conduire à bien cette tâche.

D'autres questions, l'exploitation de l'or dont les difficultés résident sur le fait qu'il n'y a pas jusqu'ici de partenaires sérieux, l'énergie pour laquelle une centrale de production de l'électricité à partir du gaz sera bientôt opérationnelle, ont figuré au menu des échanges jugés fructueux par le groupe parlementaire a qui ont été remis les documents y afférents pour la poursuite des débats.

Source : Journal L'Union Plus du 24/10/2007

 

 



   

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