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Le quotidien l'Union du 24 Octobre 2007

 

PARLEMENT

Jean-Francois Ndongou au Sénat pour la ratification de deux ordonnances

Il s'agit des ordonnances fixant d'une part, un régime obligatoire d'assurance maladie et d'autre part, un régime des prestations familiales des Gabonais démunis.

LE ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-être et de la lutte contre la pauvreté, Jean-François Ndongou était dernièrement au palais Omar Bongo Ondimba, siège du Sénat, pour présenter aux sénateurs membres de la Commission des affaires culturelles, sociales et de la communication, en vue de leur ratification, deux ordonnances adoptées par le gouvernement pendant l'intersession parlementaire, fixant respectivement d'une part, un régime obligatoire d'assurance maladie et d'autre part, un régime des prestations familiales des Gabonais économiquement faibles.

L'institution d'un régime obligatoire d'assurance maladie pour un pays comme le Gabon est primordial. En effet, selon le ministre d'Etat en charge des Affaires sociales, un tel régime permet un meilleur accès aux soins de santé pour la majorité des compatriotes, un fonctionnement plus satisfaisant des établissements de santé conventionnés, une plus juste redistribution des richesses nationales et enfin une solidarité nationale plus agissante. «C'est pourquoi, le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba avait, lors de la présidentielle de novembre 2005, pris l'engagement solennel devant le peuple gabonais de mettre rapidement ce régime en place, en faisant de lui, l'une des pièces maîtresses de son projet de société: les Actes pour le Gabon».

A propos des prestations familiales des Gabonais économiquement faibles, Jean-François Ndongou a précisé qu'il s'agit là, de transporter le service des prestations familiales précédemment servies aux indigents et aux Gabonais démunis. Autrement dit, «c'est un nouveau concept conçu pour désigner les personnes nécessitant le recours à la solidarité nationale». Il a toutefois rappelé que la nature de ces prestations (entendez: prime a la naissance, allocations familiales, allocations de rentrée scolaire) , leur mode de financement: dotations budgétaires de l'Etat, ainsi que les conditions d'ouverture des droits ne changent as. La seule nouveauté, aux ires du membre du gouvernement, réside dans l'organisme gestionnaire, à laquelle sont bien entendu transférées dans cette matière les compétences de la Caisse nationale de garantie sociale (CNGS), en cours de liquidation.

REFORMULATION ET AVANTAGES • Les sénateurs ont pu constater que les ordonnances soumises à leur intention pour examen sont quasiment identiques à celles qu'ils avaient déjà adoptées lors d'un préalable examen au cours de duquel, on se souvient, quelques amendements de forme et cieux amendements de fond concernant l'ordonnance instituant un régime obligatoire d'assurance maladie en République gabonaise avaient été apportés concernant notamment l'article 11 pour, disait-on, éviter les conflits d'interprétation dans la prise en comte des personnes relevant Es associations confessionnelles et religieuses devant bénéficier de la qualité des Gabonais économiquement faibles. Idem de l'article 16 qui avait vu son ancienne terminologie «,service public» remplacée par «établissement public». Ces sénateurs estimant que cette reformulation était plus appropriée en l'occurrence.

C'est lors de la séance plénière du 14 juin 2007 que le Sénat avait adopté les deux textes sus-mentionnés, avant l'Assemblée nationale. Malheureusement, du fait des délais, ils n'avaient pu figurer à l'ordre du jour des travaux au palais Léon Mba avant la fin de sa dernière session. Aussi conformément à l'article 52 alinéa 5 de la constitution, les ordonnances fixant le régime obligatoire d'assurance maladie, et le régime des prestations familiales des Gabonais démunis ont été de facto frappées de caducité.

C'est la raison pour laquelle, au regard de leur importance, estime Jean François Ndongou, que le gouvernement les a réadoptées après y avoir intégré les amendements formulés par le sénat et ceux introduits pair certains, départements ministériels, lors de leur réexamen.

L'assurance maladie universelle, dans la cadre de la protection sociale, assure une meilleure redistribution des richesses nationales et garantit une plus grade solidarité nationale. En effet, dans la plupart des pays où ce mécanisme existe, son financement est le premier facteur d'augmentation des prélèvements obligatoires d'impôts, taxe, cotisations et redevances. Et pour cause, ce coût économique paraît largement, et favorablement, compensé par les avantages économiques, sociaux importants qui devrait engendrer le bien-être global des citoyens en en raison de la mise en place d'une protection sociale performante.

Source : Journal L'Union Plus du 24/10/2007

 

 



   

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