COMMUNIQUÉ DU PREMIER
MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT RELATIF A LA
DÉCLARATION DE FORTUNE
SUITE à la décision n°0002/CNLCEI/PC/2007
du 28 juin 2007 de la Commission nationale de
lutte contre l'Enrichissement illicite portant
publication de la liste des dépositaires de
l'autorité de l'État qui se sont abstenus de se
soumettre à la formalité de déclaration de
fortune, le Premier ministre, chef du
gouvernement précise que la Commission nationale
de lutte contre l'Enrichissement illicite,
autorité administrative indépendante, créée aux
fins de promouvoir la transparence dans la
gestion des deniers publics et d'aboutir, à
terme, à l'instauration de la bonne gouvernance,
a pour missions, entre autres, de "collecter et
de conserver les déclarations de fortune des
agents publics..."; tel que disposé par
l'article 4 de la loi 0003/2003 du 07 mai 2003
portant création, organisation et fonctionnement
de la Commission nationale de lutte contre
l'Enrichissement illicite. Après avoir constaté
que nombreux sont les assujettis qui ne se sont
pas conformés à l'obligation légale de
déclaration de fortune, le Premier ministre,
chef du gouvernement rappelle que les
défaillants encourent des sanctions prévues et
réprimées par les dispositions légales :
Article 22 alinéa 3 "en cas
de non déclaration de fortune dans un délai de
trois mois suivant la prise de fonction, le
président ou le vice-président, saisi par le
secrétaire général, met la personne concernée en
demeure de s'exécuter dans un délai minimum d'un
mois. Passé ce délai, l'intéressé est, sans
préjudice des autres sanctions, démis de ses
fonctions, conformément au statut ou à la
convention qui le régit".
Article 46: "quiconque
aura entravé ou tenté d'entraver l'action de la
Commission nationale de lutte contre
l'Enrichissement illicite sera puni par les
juridictions répressives d'un
emprisonnement de six à vingt quatre mois
et d'une amende de 250.000 à 1.000.000 de FCFA".
En conséquence le Premier
ministre, chef du gouvernement somme les
assujettis défaillants de s'exécuter dans un
délai d'un mois à compter de la date de
diffusion du présent communiqué.
Fait à Libreville, le 22
octobre 2007.