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Le quotidien l'Union du 23 Octobre 2007

 

PETIT ANGLE

Comme un air de mépris

LA route : on en parle et on en reparle. Mais les promesses sans cesse faites et les décisions souvent prises pour doter le Gabon d'un système routier fiable, praticable en toutes saisons ont du mal à connaître une traduction effective sur le terrain. De sorte qu'aujourd'hui, la population et les usagers véritables dindons de cette mauvaise farce - ne croient plus véritablement à la volonté des pouvoirs publics de doter, à court et voir à moyen terme, le Gabon d'un réseau routier national fiable.

Une attitude négative qui résulte du caractère atonique dont font montre les pouvoirs publics, et particulièrement le département ministériel concerné par cette problématique de la route qui constitue aux yeux de nombreux concitoyens l'autre plaie purulente du pays avec le chômage et la pauvreté qui frappent aujourd'hui des pans entiers de la société.

A tel point que la résurgence des promesses non tenues s'apparente davantage à un petit air de mépris. Alors même que la route, on le sait, constitue non seulement le moyen de communication par excellence le plus usité, mais est également la voie de passage obligée du développement tous azimuts. Comme quoi, remémorons-nous : «Le développement de la route passe par la route du développement».

Paris ne s'est pas construite en un jour, nous dira-t-on. C'est une belle excuse. Mais l'on sait que le développement d'une nation est une affaire de connaissance et d'organisation. Les décisions sont prises. C'est la preuve d'une parfaite connaissance des différents dossiers qui, à quelques égards, quand leur suivi n'est pas respecté, grippent le bon fonctionnement de l'appareil étatique. Quant à l'organisation, théoriquement parfaite, elle connaît néanmoins d'énormes dysfonctionnement dans sa traduction pratique.

Un exemple peut être pris concernant les travaux jugés alors «imminents» pour lesquels le chef de l'Etat avait donné des consignes fermes pour démarrer immédiatement dans plusieurs quartiers de Libreville, avec la liste et les différents itinéraires publiés dans les colonnes du quotidien national. Le tronçon Ntoum-Kango ressemble aujourd'hui à un champ de mines, à un chemin de croix. Dans le périmètre urbain de Libreville, voire ses environs, le constat est patent, désolant. Il faut plus d'une heure pour atteindre le lycée Djoué Dabany (Pk 9) en partant de Melen. Soit trois kilomètres seulement à cause du mauvais état de la route à l'origine des embouteillages à n'en plus finir observables à chaque heure de jour comme de nuit. Où en est-on avec le projet d'élargir cette voie de nationale en partant du PK 5 jusqu'à l'entrée du PK 12 Melen ? Les exemples sont légion.

N'oublions pas que la route constitue une des priorités de la politique du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba. Un simple rappel pour espérer que dorénavant les travaux soient effectués sur les routes dites prioritaires, celles à grande fréquentation comme la nationale 1 qui relie Libreville à Tchibanga, aujourd'hui en très piteux état et abandonnée sans entretien.

Source : Journal L'Union Plus du 23/10/2007

 

 



   

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