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Le quotidien l'Union du 23 Octobre 2007

 

RÉSEAU ROUTIER

Nationale ou Piste nationale 1 ?

La première voie de communication du pays, qui part de Libreville jusqu'en République du Congo, en passant par Ndendé, le chef-lieu du département de la Dola, ressemble plus à une piste forestière qu'à une route nationale de première catégorie. Malgré les nombreux programmes d'entretien routier, cette voie reste dans un piteux état, au point de rebuter les automobilistes. Le malaise s'est amplifié, ces derniers temps, avec le retour de la saison pluvieuse laquelle l'a transformée lentement et sûrement en un véritable circuit de rallye. Etat des lieux.

Une chaussée défoncée, jonchée des trous béants. Des bourbiers atteignant parfois un mètre de profondeur. C'est tout ce qui reste de la route nationale 1 (RN 1) , laquelle part de Libreville jusqu'en République du Congo. De fait, la première voie de communication du pays ressemble désormais plus à une piste nationale qu'à une route nationale de première catégorie. Malgré les nombreux programmes d'entretien routier souvent annoncés à grands coups de trompette, l'état de cette route ne s'est jamais amélioré de manière durable.

Dans une large mesure, les sociétés souvent adjudicataires des marchés de l'entretien routier font du rafistolage pour donner un semblant de cure de jouvence à la première voie de communication du pays.

"Pendant qu'on bouche un trou par ici, un autre apparaît là-bas ," a fait observer un automobiliste, désabusé. A travers ce constat, on comprend aisément l'état de dégradation continuelle de la Nationale 1. Celle-ci s'est lentement mais sûrement transformée en une véritable piste forestière, laquelle ferait le bonheur des amateurs de rallye.

Pour l'automobiliste qui se rend dans le sud du pays, au départ de Libreville, lé calvaire commence à la sortie du périmètre urbain. Dès le PK12, il doit se montrer particulièrement circonspect . Car, des trous truffent la chaussée jusqu'à Nkoltan g. Il ne pourra rouler qu'à l'allure d'escargot s'il veut conserver les accessoires de son véhicule. Dépassée cette bourgade, il pourra prudemment appuyer sur l'accélérateur jusqu'à Ntoum, la chaussée étant encore en bon état, cent mètres après le poste de contrôle de Nkoltang. Mais le calvaire commence à Meyang, localité située à quelques kilomètres de Ntoum. D'autres trous parsèment la chaussée à partir du PK 68 jusqu'à Kango. Le pire est souvent à craindre de Ndovaniang à Kango. En effet, des trous pouvant atteindre un mètre de profondeur sont apparus sur la route. Et il n'est pas conseillé aux petits véhicules de s'y aventurer. Sur ce tronçon, rares sont les automobilistes qui dépassent 20km/h. Conséquence: il faut désormais deux heures pour parcourir la distance entre Libreville et Kango (100 kilomètres). Devis le retour de la saison pluvieuse la route s'est dégradée à un niveau jamais atteint jusque-là.

INCURIE• Et aucune solution ne pointe à l'horizon, en dépit des nombreuses jérémiades des usagers de cette voie. Les seuls travaux visibles sur le terrain ne concerneraient que les ponts situés sur cet axe. Le voyageur qui réussit à traverser ce tronçon sans incident peut respirer jusqu'à la montagne Tchad, située à 53 km de aréné. Au-delà de cette bourgade, les automobilistes ont à nouveau rendez-vous avec une piste forestière. Car, la route - qui n'est pas encore bitumée jusqu'à la frontière gabono-congolaise - s'est considérablement dégradée.

Le voyage sur l'axe Fougamou-Mouila est une véritable course d'obstacles à déconseiller aux femmes en grossesse. Après le village Yombi, situé à vingt et cinq kilomètres du chef-lieu du département de Tsamba-Magotsi, la chaussée révèle de gros trous qui contraignent les véhicules à des zigzags, tels des individus ivres. Et il en sera ainsi jusqu'au village Mboukou ou se sont arrêtés les travaux de déblayage effectués par les engins des Travaux publics. Entre cette bourgade et Mouila, l'on note une légère embellie. Mais la chaussée devient souvent glissante à chaque averse.

Un autre casse-tête demeure l'état de la route Mouila-Ndendé, longue de 75 km. Là encore, le voyage est lus que fastidieux en raison de la détérioration constante de cette voie. L'image de celle-ci jusqu'à la frontière avec le Congo n'est guère enviable. A l'allure où vont les choses, il est à craindre que cette route devienne, a terme,impraticable. Car, sa réhabilitation ne semble pas à l'ordre du jour.

Or, elle permet de relier les différentes villes situées dans cette partie du pays et ravitailler la capitale en vivres.

Commencés il y a une décennie, les travaux de bitumage de l'axe Lambaréné-Mouila, exécutés par l'entreprise espagnole Acciona, piétinent toujours. Leur exécution intermittente serait due à des problèmes de financement. Eu égard au rôle stratégique de cette route sur le plan économique, les autorités gouvernementales se doivent de faire diligence pour tenter d'y remédier. Et si malgré tout elles persistent dans leur incurie actuelle, c'est qu'elles ne défendent pas la survie de l'économie nationale.

Source : Journal L'Union Plus du 23/10/2007

 

 



   

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