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Le quotidien l'Union du 23 Octobre 2007

 

RÉSEAU ROUTIER

Le Premier ministre confronté â l'état dégradé de la Nationale 1

En choisissant la voie terrestre pour se rendre à Lambaréné abritant les festivités de la Journée de la femme rurale, Jean Eyéghé Ndong, a pu constater le non entretien, sinon, la vieillissement de cette route reliant la capitale au sud du pays.

LE Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong s'est confronté à l'état dégradé de la route nationale 1, en se rendant, le week-end écoulé à Lambaréné, chef-lieu de province de Moyen-Ogooué, théâtre des festivités de la journée mondiale de la femme rurale.

Sur le tronçon reliant la capitale gabonaise à cette ville située au centre du pays, il a bien vécu durant les 100 premiers kilomètres le calvaire des usagers empruntant régulièrement la route nationale. Celle-ci étant aujourd'hui dans un état plus que défoncé, car truffée de trous béants et autres crevasses qui obligent à des slaloms à ne plus en fini sur plusieurs kilomètres. Une Situation qu'a difficilement supporté le chef du gouvernement, parfois amené, en raison des secousses et l'état de parcours, à descendre de son véhicule de commandement pour mieux apprécier les dégâts. Lesquels sont dus, non seulement, au manque d'entretien du réseau, mais aussi, il faut le reconnaître, au vieillissement du tronçon Ntoum-Kango, devenu plus que chaotique.

En se rendant par voie terrestre à Lambaréné, Jean Eyéghé a répondu à la volonté du chef de l'Etat, lui-même, très préoccupé par la route. Le Premier ministre entendait bien, même s'il en connaissait déjà l'état, constater de visu le niveau de dégradation avancée de la route. Tant celle-ci demeure bien le véritable problème, sinon le talon d'Achille du pouvoir en place, en dépit des moyens colossaux alloués annuellement à ce secteur et des aides financières apportées par nos partenaires financiers multilatéraux et bilatéraux.

Des sommes importantes ont été consenties pour la route, on avance le montant de 400 milliards de francs ou plus votés par le Parlement de 1997 à 2005, au titre du Programme d'aménagement routier (PARR), sans que l'on ne sache si ces fonds ont été réellement débloqués. Sans toutefois que l'on dise, très concrètement, ce qui a été fait avec les sommes réellement décaissées.

En tout cas, cela ne saura justifier l'immobilisme pervers des responsables du département ministériel en charge de ce dossier, davantage enclin, à ergoter devant des bourbiers et des ponts et autres ouvrages d'un autre âge. Et à opposer l'état pour le moins délabré du réseau routier à l'absence de moyens. Aujourd'hui, en dehors de travaux de réhabilitation et d'aménagement financés par la Banque islamique de développement (BID) dans le Haut-Ogooué, dans le cadre du processus d'intégration sous-régionale, et d'autres projets en cours de réalisation et prévus avec les financements de l'Allemagne, l'Espagne, la Banque Africaine de développement (BAD), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l'Agence française de développement (AFD), l'Union Européenne (UE), la Banque mondiale, pour ne citer que ces traditionnels bailleurs de fonds, le bilan est plutôt en deçà des fonds. La route reste un véritable casse-tête, un problème, en dépit de ce qu'elle a toujours été placée comme une priorité. Le Premier ministre s'en est bien rendu compte, conscient de ce qu'il est difficile pour son gouvernement, de laisser croire qu'il prend à cour ce dossier au vu de son lamentable état actuel.

Source : Journal L'Union Plus du 23/10/2007

 

 



   

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