LÉGISLATIVE PARTIELLE AU 5E
ARRONDISSEMENT
L'UPG
s'impose au final
Claudio Ndembi Nzinga
l'emporte avec 35, 79 % face à ses adversaires
de l'UGDD, Lucien Florent Ozouaki (25,51 %),
Maximilien Boussougou Nzamba du PSD (21, 49%).
La candidate Claudine Dombi Loudi, du PDG,
n'obtient que 17,21% lors d'un scrutin qui a
enregistré une très faible participation.
L'UNION du peuple gabonais de
Pierre Mamboundou, a remporté l'élection
partielle au 5e arrondissement de Libreville,
dimanche 21 octobre 2007, face à ses adversaires
de l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement, du Parti social démocrate et du
Parti démocratique gabonais.
Son candidat, Claudio Ndembi
Nzinga a recueilli, selon les premiers résultats
officiels, 35,79 % (418 voix) confirmant ainsi
son succès obtenu en décembre 2006 sur ce siège,
avant son invalidation par la Cour
constitutionnelle à la suite du recours
introduit par son principal adversaire de
l'époque Louis Daniel Akérey Rassaguiza, du
Parti démocratique gabonais. Qui sera, par
ailleurs, après sa victoire de la partielle du
10 juin dernier sur ledit siège, déclaré
inéligible en raison de démêlés judiciaires.
L'Upégiste a donc été porté
par la vague rouge de son parti qui avait
déferlé dans cette circonscription voisine du 2e
siège du 3e arrondissement de la capitale tombée
dans l'escarcelle de la principale formation
politique de l'opposition, à la suite de la
victoire de Bernadette Bourobou Koumba (UPG)
face à Jean-Boniface Asselé, du Centre des
libéraux réformateurs (CLR).
Ce succès électoral est sans
conteste la preuve du sérieux travail de terrain
accompli par sa formation politique dans cette
partie de la capitale gabonaise qui était,
pourtant, restée pendant deux législatives
successives dans le giron du parti au pouvoir.
Le quel vit ainsi faute de candidat de taille,
une dégringolade sans précédent, car, sa
représentante à cette consultation électorale,
Claudine Dombi Loudi, novice dans l'arène
électorale, fait une piètre performance, avec à
peine 17, 21 % (201 voix), occupant la dernière
place lors de cette confrontation entre les
quatre candidats en lice pour occuper le 120e
siège de la Représentation nationale.
SANCTION. Ce qui
constitue, une surprise, un sérieux revers
d'autant que le parti démocratique gabonais,
qui disposait d'un socle électoral ayant
permis au député sortant Akérey
Rassaguiza de se maintenir sur ce siège et de
recueillir en décembre dernier 35,45 %, soit 3%
de moins que Claudio Ndembi Nzinga, comptait
conserver ledit siège. Et sonne comme un
véritable désaveu, une sanction infligée à la
principale force politique du pays qui paie,
sans nul doute, l'inaction de son poulain durant
les mandats d'élu national de ce siège du 5e
arrondissement. D'ailleurs, le soutien du ghota
politique pédégiste local, les autres hauts
cadres des partis de la majorité et même celui
apporté par la hiérarchie du PDG, durant la
campagne électorale à Claudine Dombi Loudi et
son suppléant, n'ont guère été porteurs au cours
de cette consultation électorale. Il y a bien eu
rejet de l'ex parti unique par les populations
en majorité originaires du Sud du pays.
Ceci d'autant plus qu'en même
temps qu'il perdait pied dans la contrée, ce
sont d'autres forces politiques qui n'avaient
guère dépassé la barre de 10% chacune au tour
électoral de décembre dernier, qui font de
meilleurs scores. Effectivement, au décompte
final, le candidat de l'Union gabonaise pour la
démocratie et le développement (UGDD) Lucien
Florent Ozouaki, se positionne au second rang
avec 25,51 % (298 voix), alors que celui du
Parti social démocrate (PSD), Maximilien
Boussougou Nzamba, obtient lui, 21,49% (251
voix). Ces derniers auront certainement
bénéficié eux aussi du soutien de leurs leaders
respectifs Zacharie Myboto et Pierre-Claver
Maganga Moussavou, qui ont été très présents sur
le terrain durant la phase de propagande
électorale. Tout comme, ils ont su tirer profit
de la démobilisation des troupes pédégistes,
après le retrait du député sortant de la course.
Pour autant que ces résultats
soient confirmés par la Cour constitutionnelle,
te vote de dimanche n'aura guère suscité de
l'engouement. Car, sur les 20116 électeurs
constituant le collège électoral, seuls 1229 se
sont déplacés pour accomplir leur devoir
civique, la moitié moins qu'en décembre, dernier
où ils avaient été 240. Ce qui témoigne d'un
sérieux désintérêt des populations de ce siège
pour la chose politique au cours des élections
organisées non seulement sur l'ensemble du
territoire, mais singulièrement dans cette
circonscription.