Pour moi quoi…
Ainsi les têtes bien pleines
et probablement bien... faites de notre
gouvernement se sont récemment retrouvées, comme
l'a précisé un écrivassier du quotidien qui
m'offre l'hospitalité depuis kala kala pour
discuter du projet de décret relatif à
l'organisation d'un concours national pour
l'obtention des bourses du supérieur.
L'idée en soi n'est pas si
mauvaise que ça. Moi Makaya, j'encourage
l'excellence et je crois que cette derrière
passe par la luise en place des concours, de la
sélection rigoureuse. Mais le hic est que dans
notre pays-là, il y a des anicroches partout,
des idées naissantes une fois mises en forme,
s'effilochent comme une peau de chagrin à cause
de notre incapacité à les mettre en musique ou à
les appliquer.
Pour cette histoire de
bourse-là, il n'est pas exclu de voir un élève
tocard, qui a eu des moyennes de 5/20 durant les
trois trimestres de son année scolaire en
terminale, réussir à son concours et être
boursier. On a tira donc un boursier tocard ou
un tocard boursier (c'est selon).
Toutes nos idées nationales
sont, il faut le reconnaître, très bonnes, bien
venues. Mais elles échouent toujours lorsque les
magouilles, le régionalisme mâtiné d'un zeste de
tribalisme, les combines et autres fratries
rentrera enligne de compte. On verra toujours
les enfants des mêmes pontes aller apprendre
dans des universités prestigieuses d'outre-Atlantique,
européennes ou asiatiques, au détriment de ceux
des Makaya que nous sommes.
Enfin, on sait comment se
déroulent les concours chez nous: ce ne sont pas
les vrais admis qu'on affiche. Alors, ne nous
distrayez pas avec vos commissions-bidons, qui
creuseront encore plus profondément le fossé
entre enfants des pontes et ceux des démunis que
nous sommes.
Pôvres de nous...
…Makaya