ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 17 Octobre 2007

 

ELECTIONS LOCALES 2007

Le processus lance sur fond de polémique sur la biométrie

Après la désignation des résidents des commissions locales, le calendrier électoral devrait être rendu public par la plénière de la Cénap. Les partis politiques de la majorité et de l'opposition doivent avant tout désigner leurs représentants à la plénière.

LE processus électoral en vue du renouvellement des assemblées municipales et départementales a été lancé à-la faveur de la désignation des présidents des commissions locales, sur fond de polémique sur la biométrie adoptée par la classe politique gabonaise en vue de garantir la transparence électorale.

Les responsables locaux nommés jeudi dernier à la suite d'une réunion du bureau de la Commission électorale nationale autonome et permanente réunie à son siège à la cité de la Démocratie, sont chargés de l'organisation de la prochaine consultation électorale qui se tiendra dans 82 circonscriptions électorales contre 62, il y a cinq ans, lors des précédentes locales, en raison de la création de nouveaux départements du Cap Estérias et du Como-Océan, dans la province de l'Estuaire.

Si leur désignation marque le début effectif du processus en vue de l'élection des présidents des conseils municipaux et départementaux, le calendrier électoral fixant, quant à lui, les dates de dépôt et examen des candidatures, de convocation du collège électoral, ne sera rendu public par la Cenap que lorsqu'elle aura réuni sa plénière d'ici cette fin de semaine. Du moins, comme le souhaitent les responsables de cette institution mise en place pour organiser, superviser (...) les opérations électorales dans le pays.

Or, la plénière, qui est l'organe de délibération au sein de la Cenap, ne peut être convoquée qu'une fois que les partis politiques de la majorité et de opposition, ainsi que les ministères techniques, auront désigné leurs représentants. Lesquels doivent être connus dans les plus brefs délais pour permettre au président de la Commission électorale nationale autonome et permanente René Aboghé Ella et ses collègues, de disposer d'un peu plus de temps pour entamer la phase importante de préparation des opérations de votation, si l'on veut qu elles se tiennent au plus tard le 15 janvier 2008, date butoir au delà de laquelle le vote doit être organisé, sauf cas de force majeure pouvant amener le report de cette échéance de quelques jours.

Un facteur temps qui doit être pris en compte, d'autant plus que d'autres étapes aussi importantes que la désignation des délégués des partis politiques au sein des bureaux des commissions locales, leur prestation de serment devant la Cour constitutionnelle, ainsi que leur acheminement vers leurs différentes circonscriptions respectives, nécessitant le déblocage de moyens financiers, sont également nécessaires pour l'aboutissement du processus enclenché par la Cenap.

ORDONNANCE. Cela exige donc des deux camps politiques concernés par les phases d'organisation au niveau de la Commission nationale et de ses démembrements locaux, la désignation rapide de leurs délégués. Une étape qui devrait se faire, espèrent certaines sources, sans que la non mise en ouvre de la biométrie en vue de la révision des listes électorales, ne soit prise comme un motif de blocage de ce processus. Car, au moment où les présidents de ces organes étaient nommés, la polémique n'avait cessé d'être amplifiée, au regard des déclarations faites ici et là par différents acteurs partisans ou non de l'instauration immédiate du nouveau dispositif d'identification des électeurs. Celui-ci ayant été introduit dans la loi portant sur les élections politiques, à la suite de leurs discussions politiques autour du président Omar Bongo Ondimba, ouvertes d'abord en mai 2006, puis en juillet 2007 pour renforcer la transparence électorale.

Effectivement, l'opposition gabonaise, principalement, qui avait fait de son instauration un facteur important de transparence et de crédibilité du vote, en sus des enveloppes accolées expérimentées lors des législatives 2006 et de la distribution procès-verbaux aux représentants des candidats. Ce camp politique n'a pas hésité à monter au créneau pour dénoncer la non exécution de l'ordonnance prise par le président de la République comportant en son article 48 des éléments de biométrie que sont l'empreinte digitale et la photo. Il a accusé la majorité et le ministère de l'Intérieur, de freiner des quatre fers la faisabilité de la biométrie, en arguant des difficultés techniques relatives au temps imparti pour la phase de révision des listes électorales ainsi que les problèmes financiers qui se posent, également.

BATAILLE• Pour l'opposition, l'introduction de ce nouveau procédé, consistant à mettre sur la carte électorale les empreintes digitales et la photo de l'électeur, devrait permettre, comme l'a indiqué, Paul-Marie Gondjout, responsable des élections de l'UGDD, d'aller aux élections avec des listes propres, dépouillées de tout soupçon.

Dans cette perspective, l'opposition tient mordicus à ce module d'identification devant, selon certains de ses responsables, changer considérablement les règles du jeu en matière de transparence. Elle n'entend pas céder sur cette question, et estime poursuivre son combat, Lequel semble quelque peu perdu du côté de l'Assemblée nationale dominée par le Parti démocratique gabonais, (PDG), où en dépit de son acceptation, on souhaite vivement que la mise en place de la biométrie soit encadrée d'un dispositif juridique protégeant les libertés, notamment. N'empêche que si aucune indication fia ne permet, pour l'heure, la mise en oeuvre de ce dispositif pour les locales en cours de préparation, la question que l'on se pose est de savoir si les conditions sont réunies pour aller aux urnes avec des cartes électorales intégrant les aspects de la biométrie.

Source : Journal L'Union Plus du 17/10/2007

 

 



   

CIRCULATION ROUTIÈRE SUR LA NATIONALE 2
Le calvaire des automobiles à NDJOLE

ENTRÉE POLITIQUE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PDG HIER
La biométrie et le chômage en ouverture

PARLEMENT /SÉNAT
Jean Ping pour la ratification de deux conventions

ÉLECTIONS LOCALES 2007
Le processus lancé sur fond de polémique sur la biométrie

Pour moi quoi…Makaya
IL y a dans notre Gabon d'abord-là des choses dont je ne comprends pas le