PARLEMENT /SÉNAT
Jean
Ping pour la ratification de deux conventions
Celle sur le contrôle des
mouvements transfrontiers des déchets
dangereux et de leur élimination et celle passée
entre le Gabon et le Canada, en vue d'éviter les
doubles impositions et prévenir l'évasion
fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur
la fortune.
LE vice-Premier ministre,
ministre des Affaires étrangères, de la
Coopération, de la Francophonie, Jean Ping
était, il y a quelques jours, devant la
commission des Affaires étrangères, de la
Coopération internationale et de la Défense
nationale du Sénat en vue de la ratification de
deux conventions signées par le chef de l'Etat,
conformément aux articles 113 et 114 de la
Constitution, l'une entre les gouvernements
gabonais et canadien en vue d'éviter les doubles
impositions et prévenir l'évasion fiscale en
matière d'impôts sur le revenu et sur la
fortune, et l'autre sur le contrôle des
mouvements transfrontiers des déchets dangereux
et de leur élimination.
La convention entre le Gabon
et le Canada a été signée le 14 novembre 2002 à
Libreville. Elle a pour but de permettre aux
deux gouvernements de promouvoir leurs relations
économiques grâce à la suppression des doubles
impositions et à l'établissement des règles
d'assistance administratives réciproques de
nature à prévenir f~évasion fiscale. La
Convention s'applique d'une part, aux résidents
des parties contractantes et aux impôts sur le
revenu et sur la fortune perçus pour le compte
respectif de l'un des contractants, quel que
soit le système de perception.
Pour le Gabon, la Convention
vise l'impôt sur les sociétés et l'impôt minimum
forfaitaire, l'impôt sur le revenu des personnes
physiques, la taxe complémentaire et l'impôt sur
le revenu des valeurs immobilières, y compris
toute retenue à la source, tous précomptes et
avances décomptés sur l'impôt. Pour la partie
canadienne, sont visés les impôts qu'elle
perçoit en vertu de la "loi de l'impôt sur le
revenu".
"Outre les mécanismes de non
discrimination qui évitent aux nationaux d'un
Etat contractant d'être soumis, dans l'autre
Etat, à une imposition plus lourde que celle à
la quelle pourront être assujettis les nationaux
de cet autre Etat, dans la même situation, la
convention prévoit une procédure amiable
de règlement de litige avec toute personne
lésée".
INTERET • Mais quel
intérêt pour le Gabon de ratifier cette
convention « A cette question d'un sénateur,
jean Ping a rétorqué: celle-ci, comme la plupart
des autres de ce type, a pour objectif
d'attitrer les investisseurs étrangers en leur
présentant un environnement fiscal allégé et
propice au bon déroulement des affaires. C'est
là, a t-il conclu, "un des piliers
diplomatique du chef de l'Etat Omar Bongo
Ondimba qui ne manque aucune occasion pour
appeler les investisseurs étrangers au Gabon».
L'investissement étranger, on
le sait, joue un rôle fondamental dans le
développement économique des Etats modernes car
non seulement il concourt à la création des
richesses mais, il est également générateur
d'emplois et donc des revenus pour les ménages.
Ce qui, comme l'a toujours dit le président de
la République, constitue le premier moyen de
lutte contre la pauvreté, un des objectifs
majeurs de son projet les "les Actes pour le
Gabon":
Instrument précieux de
coopération dans le domaine de protection de
l'environnement, la Convention de Bâle, élaborée
et adoptée lors de la conférence des
plénipotentiaires tenue en Suisse en mars 1989,
et entrée en vigueur finalement le 5 mai 1992,
est la réponse, selon Jean Ping, de la
communauté internationale face aux nombreux
problèmes liés aux mouvements transfrontières et
incontrôlés des déchets dangereux.
Le nombre important des
exportations de déchets dangereux vers les pays
en développement qui ne disposent pas toujours
des moyens techniques leur permettant d'éliminer
les déchets dangereux selon des méthodes
écologiquement rationnelles, ni d'un cadre
juridique et administratif leur permettant de
contrôler efficacement et de prévenir la mise en
décharge souvent illicite des déchets dangereux
sur leur territoire, ce qui a pour résultat de
la détérioration de l'environnement et surtout
de la santé humaine n constitue une des
raisons majeures qui ont motivé l'élaboration de
la convention de Bâle.
Le Gabon, selon Jean Ping,
gagnerait à ratifier la convention. Car en
adoptant cette démarche, croit-il, notre pays
bénéficiera non seulement d'un appui technique
et d'une expertise avérée dans la gestion
desdits déchets, mais renforcera de facto le
cadre juridique déjà existant en la matière,
notamment l'Accord signé le 12 février 2003
entre le Gabon et la France, sur le transfert
transfrontière de déchets et leur élimination.