Pour moi quoi...
Dans notre Gabon d'abord-là,
il y a des choses qui dérangent
énormément. Je parle ainsi à cause de ce que m'a
raconté le petit-frère du neveu de l'oncle de la
tante de ma bonamie, c'est-à-dire mon propre
mougoye, dont le mwana a été envoyé en 6e dans
un établissement périphérique là-bas à
Montangatier (Makaya on dit Montalier).
Pour que son fiston, qui
habite avec lui à Lalala à gauche parvienne à
son établissement, c'est la croix et la
bannière. Il doit quotidiennement se munir de
deux paires de chaussures parce que la route qui
y mène est en argile et devient boueuse au
moindre crachin.
Les enseignants qui y sont
affectés restent chez eux quand il pleut, de
peur de perdre les seules chaussures qu'ils ont.
En plus, la cour de l'établissement se
transforme en une vraie patinoire. Ne parlons
pas des bâtiments, pourtant nouvellement
construits, mais qui paraissent aussi vieux que
Mathusalem.
C'est dire qu'on a mis la
charrue avant les boeufs encore une fois.
C'est-à-dire qu'on n'a pas pensé à viabiliser
les lieux en commençant par la voie d'accès.
Comme d'habitude dans notre doux pays, au lieu
que les occupants trouvent en aménageant toutes
les "commodités" comme l'eau, le courant et la
route, c'est l'inverse qui est la règle. On se
débrouille pour s'installer et on attend que les
infrastructures arrivent... quand elles
arrivent. Au petit bonheur la chance, quoi !!
Quelle vie de...!
... Makaya